LE VENERABLE MEURT


*** LE VENERABLE MEURT ***

Anguille serpentine se déhanche filiforme
Sifflement de la scie sur le front du vieil orme
Suitant de larme jaune, de pulpe blanche et grise
Se maintient, droit mais vieux aux dents qui l’agonisent
Ses longs doigts secs ont pris racine avec de l’air
Crucifiés par les cieux, l’acier taillant sa chair




Pature inutile


***PATURE INUTILE***

Filament barbelé à ma bouche est prison
clôturée que l’on saigne, arrachée n’est que plomb
d’imiter ce que bêle à mes yeux de que vaut
ce muet Roi qu’on appelle pour sauver le troupeau
et le tondu miracle des bêtes aimant sans bruit
ont marché abattues, suppliant avec lui
des carrosses de peine à leurs reins cabossés
les abîment en silence de qui vivre ne fait
et l’haleine d’eux seuls a laissé du message
enchaînés, avec eux juste un loup dans nos cages



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