*** MATEROSA *** |
La somme de mes regards n'est jamais supérieure à ton image à toi qui m'endommage au coeur Le prix de notre vie s'envole en liasse amer car l'oiseau d'or ne vit qu'auprès de toi ma mère et son chant mélodieux n'a rien d'un adieu c'est un merci pour toi mais un refrain pour deux Les larmes de mes peines ne coulent jamais plus haut que mes yeux qui ne saignent qu'à voir ce qui est beau et mes paroles soufflent à toi seule qui est celle par laquelle je suis et de cela je nais hier et aujourd'hui sans cesse renouvelant le miracle qui fait que je sois ton enfant |
MATEROSA
Juin 14,2003, 10:28 pmALOIS
Juin 14,2003, 10:23 pm*** ALOIS*** |
J’ai perdu mon nom quand tu m’as donné le tien et si Gaspard était mon père ou bien mon chien mais quand le passé est le présent et qu’à présent est effacé c’est une gomme rongeant les lettres vives de mes pensées fait table rase quand perd une case mon esprit n’est plus qu’un fier lépreux serrant la main d’autrui Les gens me reconnaissent mais moi ne les connaît et l’oubli leur apprend que l’esprit lui ne naît des contagieuses raisons quand les autres à leurs tour vous oublient dans l’oubli qui consumme vos jours |
AVEUGLE A TA BEAUTE
Juin 14,2003, 10:20 pm*** AVEUGLE A TA BEAUTE *** |
Qui es-tu toi, toi l’inconnue que je tutoie ? Gris-masque ou mascaras, grimace ou masque en soie, Visage blanc, sans prise aux gens, que tu me donnes Bise glacée sans vie passée que l’on pardonne Regard avide empli d’un vide qui me fait peur Pas même un rire, un souvenir perle ton cœur Du marbre froid, un arbre droit, là sans racine Pas de regret ni de secrets qui t’assassinent Miroir-objet sans joie teinté là sur ta glace Moi je te parle, toi tu te tais tout à ma place |
EFFRAIE
Juin 14,2003, 10:16 pm*** EFFRAIE *** |
Elle, noir de corbeau, pupille de colombe Ceinte de lumière, posée là sur la tombe D’un piaillement rauque à la musique douce Fais battre mes ailes et lentement glousse Moi l’oiseau blanc posé parmi les ombres du temps Sous mes griffes, la pierre, une fin de printemps La rosée luit sur ma livrée, quand je m’ébroue Tête cachée, plumes lustrées, tâchées de roux Hulule en cette nuit, à l’aveugle silence, et l’œil de la lune en mes yeux d’ambre danse.. Le serre contre moi ce corps encore froid d’une vie que l’effraie demain n’effleurera |
LA MERE DE DIEU
Juin 14,2003, 10:10 pm*** LA MERE DE DIEU *** |
Dors doucement, mon calme enfant et petit Roi Tenant en main tous ces humains sur qui tu croîts Fermes tes yeux, et rêve heureux sur leurs malheurs Pantin-jouets, aux fils noués à ta chaleur Immobile à leur pas, où ton babil n’éclaire rien toujours tombant mais se battant pour être tien tu as posé ton lange souillé sur leurs visages Peut-être y verront - ils les vestiges d’un sage Espoirs immobiles, dos courbés d’exister s’éteignant de ton rire en voulant résister se battant chaque jour pour te porter cadeaux d’une vie de poussière, ils veulent faire un radeau Une masse qui oublie, mon humble petit Dieu que les jeux de ton âge sont loin d’être si pieux l’espoir est un miroir qui les tient éveiller Déjà tes yeux se ferment aux vœux des aveuglés |
LIBERTE
Juin 14,2003, 10:04 pm*** LIBERTE*** |
Cette dame porteuse de la torche sacrée se voulait l'âme heureuse d'un règne nouveau né Mais la lumière brandie a aveuglé le monde cachant derrière celle-ci le masque de l'immonde et quand de l'autre main un couteau se saisit égorgeant tous ses fils qui lui devaient la vie Comme des papillons aveuglés par la flamme Chacun tend son cou aux coups de cette femme Brûlant leurs ailes d'argents à son souffle moqueur S'embrasant captivés par le jeu des couleurs Lorsqu'ils comprennent enfin la nature de l'enfant Crachant sa haine aux humains ce visage de Satan Ce monstre liberté qui les avaient piégé En propageant le meurtre et détruisant la paix Voulant l'or apporté dans sa noirceur totale Quand le sang écrira en lettres capitales Que ce monde en déclin n'est qu'une oeuvre du mal |
CROIRE NE SUFFIT PAS
Juin 14,2003, 10:01 pm*** CROIRE NE SUFFIT PAS *** |
Je croyais mes yeux, calices, fait de mes larmes mais ils sont nés supplices au doux froid de mon âme Je pensais de mon souffle m’échapper des rancœurs mais n’était que prison où s’enferme mon cœur Je vivais de mes mots en croyant à leur sens ce n’était qu’un fardeau qui brûlait mon silence J’espérais ton amour, comme quoi tout est possible Aux charmes de mes mots en déchirer la bible. Il faut croire que ton Dieu était plus haut que nous Puisqu’il te prend la main et me pend à ton cou |
ORNEMENTALE DATURA
Juin 14,2003, 9:58 pm*** ORNEMENTALE DATURA *** |
Datura noire, en cor, résonne en moi me crie ta fleur d'espoir, une autre ode de joie Se meurt ton parfum aux cœurs de mes veines Tu hantes mes matins du peu qu’ils se souviennent La rose est sans attrait quand ta pause m'écorche Fais de mon âme prose à ta voix qui m’est proche Datura noire je suis calice de ta sève L'écrit de délice sur lequel je m'achève Brûle ta corolle, pétale aux maints arômes quand tu hurles folle sur le souffle des hommes La rose est poésie quand tu m'emplis de toi Fais de mon âme, prose, à l'encre de ta voix Oui, Datura blanche non tu n'existes plus Un ange de feu-folie t'a brûlée à ma vue Non, Datura blanche, oui, tu n'excites plus Les cendres de ton charme en moi ont disparues |
AME RETIVE
Juin 14,2003, 9:55 pm*** AME RETIVE *** |
Une araignée noire posée sur ta joue blanche Tisse tous tes regrets, de tes larmes s’épanche Glisse au long de ta peau, de tes sanglots s’enfuit que d’un revers de main, de honte tu essuies Toile en chagrins passés que nul pourtant ne sait Voile amer d’un bonheur à grand peine esquissé Proie captive aux crochets, du filet piège au temps Sois immobile, toi, l’éprise en sanglotant. |
PENDULAIRE
Juin 14,2003, 9:46 pm*** PENDULAIRE *** |
Vingt-trois larmes salées remontent à mes joues et viennent se noyer en long filés de bruine dans l’azur et le bleu s’irrisant de rouge ou feu forme l’océan de mes yeux en ruines Le mouchoir s’assèche de mes sanglots perdus Se recoud lentement du fil de cet espoir replié à jamais par tant de mots déçus reçus puis rejetés, aveuglés par l’histoire d’une ado qui aimait un garçon sans y croire d’un garçon illusoire, d’une lettre oubliée au fond d’un vieux tiroir, d’une ado que j’étais d’une ado oubliée au collier de lin noir croir sysan çongar un maiai qui donadu noir lin de liercol au ébliou doandu |
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