*** MACADAME *** |
J'ai dévoré mon corps aux creux des autres jours mes entrailles glacées cisaillées tout autour des marques noires. Mes dents découvrant maculées ce qu'elles ont, aux tranchant de ma voix, cisaillé et je prends dans mes bras en rire froid la douleur anorexie mon mal, couteau, proie qui se meurt tout au fond de mes doigts se desserre et demeure le trésor de ma vie, un coeur las qui s'arrête que je presse battement et mimant de la tête le hoquet de l'enfance, la chanson des vieux jours d'un bébé au réveil et d'un monstre à rebours et je ris de mon mal en mangeant le silence des autres qui me croisent et me crois en démence et j'ai jeté si fort mes artères sur le mur de la terre c'est un trou qui en moi se fissure des abimes d'un corps déshabille tailladée ma peau nue de l'humain, qu'un vagin sur des pieds et la bave a monté, commissure qui sourit par pitié qu'on dédaigne par amour qu'on essuie salissure aux chiffons et rayure d'un temps l'autrefois est un lieu qu'on oubli en mourrant et les spasmes ne laissent de mon masque de jais qu'un cadavre de chairs dont je suis affligée et les gens qui n'ont droit qu'au cliché noir et blanc de ma vie prostituée ne voient pas tout ce sang qui s'écoule et moi folle ne fait que révérence d'une Eros costumée arrachée à l'errance et éteint mon ego à ma poitrine ouverte et enflamme son vide de la vie qui lui reste je ne suis qu'un zombie qui a peur de la tombe une fille de la nuit qui couche avec les ombres et la colombe au nid tressée de datura et d'épines à la lie de son passé tuera ce qui n'était qu'un rire n'est plus rien que l'écho et de ce souvenir ne sont plus que des mots |
MACADAME
Octobre 12,2002, 7:40 am
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