Parmi les ombres du temps, au souffle des ténèbres, aux griffes, froid silence, la terre semble s'ouvrir, accouchant d'une nymphe qui se dresse funèbre, marche nue dans les ronces, s'entrouvrent en soupirs.. ses yeux, lunes blafardes, de leur noirceur se fraient sous le regard des dieux, un passage interdit. Cet oiseau éternel au masque de l'effraie, le corps en marbre blanc succube à l'appétit désirable, déesse, vampire dont la faim ne fait battre son coeur et son cri ne soulève ni sa peau ni son sein de fille damnée d'Eve A ses lèvres rougies l'inéfable parfum de la faucheuse embrase le corps qu'elle ne peut prendre et qui vient l'appeler au creux de gorge livre le flot diamant qui doux, asperge sa peau tendre, l'inonde faussement du sentiment de vivre, s'écoule et boit son âme qu'elle noircit à jamais de cette fin des autres qui s'éteignent en râles et renaissent parfois tristes âmes damnées descendant sans passion de l'indiscible mal qu'elle a fait avec celle qu'elle déchire et qu'elle mord triste vierge d'années chaque soir est violée par son propre désir, ses cuisses entre la mort qui la prend dans son antre mais ne peut l'empaler |
MASANI
Juin 12,2003, 8:28 pm
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