*** ECLAT DE VERRE *** |
cogne rafale à mes volets cogne et me brise à m’envoler cogne comme un monstre affamé cogne ma vitre à la briser crache salive et froids sanglots crache ma vie, glace mes os gratte et lacère tout de ta chasse envois tes larmes sur ma face hurle ta douleur et ma peine hurle au vent, errance vaine bat mon regard et m’obscurcit gouttes de pluie au goût de vie hurle la mer et la démence pleure noyée, tempête et lance tous ces regrets qui me lacèrent branches brisées, crachats de pierres hurle les arbres et la marée hurle aussi fort que je me tais et le silence soudain fait croire m’avoir brisé de désespoir pour repartir encore plus fort hurle et recrache, gémit encore vibre le sol et tous les meubles démon se venge, douleur aveugle cogne plus fort qu’un cœur absent coule ton eau plus que mon sang avale moi de ta noirceur envole moi toute cette douleur déchire moi et brise mes os enfonce moi à tes couteaux que tu détrempes de ta haine noie-les et tranche moi les peines ne laisse rien d’une vie de merde fissure moi que je me perde et déracine, tord moi ce corps ne laisse rien, même pas la mort balance moi en mille morceaux éclate moi comme un carreaux et comme un verre de cristal fais moi sauter car j’ai trop mal |
ECLAT DE VERRE
Décembre 10,2002, 8:07 pmIMMOBILE
Décembre 10,2002, 7:58 pm*** IMMOBILE *** |
Et la lune affolée a posé sur mon cœur un peu de sa folie, beaucoup de son malheur et la rosée a luit sur mes lèvres perdues qui n’ont croqué de fruits que leurs désirs fendus et la fièvre a rongé au front de mes hivers une errance passée au jardin des misères et mon œil n’a luit que d’un désir secret celui de naître aveugle et de mourir crevée et le soleil a pris dans ses rayons mon corps n’en a fait que charpie, d’ardents chardons de mort où les grains de pavot pauvres grains de poussières ne font que s’envoler sans sauver la lumière et la statue qui est le corps que j’ai vendu maquillée de son art n’est qu’un pavé pendu au socle du silence et mensonge de vie rongée par son destin, perdue dans sa folie regarde les oiseaux qui maculent ses bras des fientes de leurs mots chantent qu’elle ne fuira |
BALLET NOCTURNE
Décembre 10,2002, 7:55 pm*** BALLET NOCTURNE *** |
Le pied d’une sorcière a frappé de sa ronde les cris qu’elle a volé et chaque être, seconde son rire, dont les voix de damnés émouvants, s’accrochent en suppliques aux hurlements du vent Les colliers d’os jaunis, ornements mortuaires se frappent d’ombre nuit au rythme de la terre qui se craquelle et laisse apparaître éructant les génies en colères et le flou grouillement des carabes ailées dont les noires élytres s’écrasent sur son corps en caresses sinistres Lorsque la gueule d’ombre, entaillée par les pierres de la succube s’ouvre, en vomis s’envolèrent des papillons de nuits dont le ballet nocturne est un postillon noir des arbres vers la lune et quand des heures plus tard en sillons ravagé le sol de ses enfants n’est plus en rien gorgé La femme à l’œil aveugle le tourne vers les astres dirige ses nuées au chevet du désastre et tourbillon de cris, auréole d’insectes elle, s’envole, elle aussi ne laissant que d’infectes tumeurs qui au matin, au sol dressent suppliques et ne laissent au cœur qu’un cercle de colchiques |
Page :
1