Quelques mots

QUELQUES MOTS


Au réveil avant que tu n'ouvres les yeux
Je m'approche de ton oreille et te murmure
Quelques mots simples qui sonnent mieux
Que le tintement de bijoux en or pur

Ils te font l'effet d'une printanière brise
Dont la douceur te couvre de plaisirs
Que tu matérialises par un joli sourire
Dessiné par des lèvres divinement exquises

Quelques mots simples mais qui suffisent
A te tirer de ton sommeil avec bonheur
A t'ouvrir chaque matin comme une fleur
Dont le parfum a sur moi une immense emprise



J'ai plaisir à te dire

J'AI PLAISIR A TE DIRE

J'ai plaisir à te dire tant de choses
Que les mots manquent parfois à l'appel
J'ai plaisir à te dire que tu es une rose
Que parmi tant de fleurs tu es la plus belle

J'ai plaisir à te dire que tu es unique
Même si toi tu trouves que j'exagère
Que tu es une merveille que tu es magnifique
Que tu es dans ma vie mon seul repère

J'ai plaisir à te dire que tu es mon livre
Que tu es ma lecture et mon histoire
Que tu es mon air ma raison de vivre
Que tu es ma chance mon grand espoir

J'ai plaisir à te dire que tu es exquise
Que ma seule religion est ton doux parfum
Que tu es ma mosquée ma synagogue mon église
Que tu es mon amour éternel mon amour sans fin



Mes mains

MES MAINS

Mes mains m'échappent et refusent de m'obéir
Pour aller se promener dans le jardin de ton corps
Rien ni personne ne peut les retenir
Enivrées par le parfum émanant de tes pores

On dirait que chacune sait d'avance où
Elle doit aller pour assouvir ses désirs
Si bien que si l'une s'attarde sur ton cou
L'autre quelque part goutte à ton élixir

Et moi je les suis des yeux sans réagir
Les laissant s'amuser encore et encore
Comme si elles avaient cessé de m'appartenir
Comme si elles étaient parties sans mon accord



Tout le monde

TOUT LE MONDE


Tout le monde connaît le ciel est ses divers nuages
Mais personne autant que moi ne peut comprendre
Ceux qui dessinent ton corps et ton si beau visage
Et ceux qui tels des fleurs viennent autour de toi se répandre

Les gens aiment bien le ciel clair et bleu
Moi c'est le ciel couvert et sombre que je préfère
Ainsi je peux y distinguer le charme affolant de tes yeux
Et peut être le contour de tes lèvres que je vénère

Je pourrais même si par hasard le vent s'emmêle
En soufflant sur toi une douce brise
Te suivre dans tes déplacements à user mes semelles
Pour garder au dessus de moi ton image exquise




Il ne m'est

IL NE M’EST…

Il ne m’est plus grande joie
Que l’instant où je te retrouve
Où je peux réentendre ta voix
Et te dévoiler le bonheur que j’éprouve

Il ne m’est plus grande joie
Que l’instant où nos yeux
Croisent leurs regards plus d’une fois
S’échangeant des clins d’œil malicieux

Il ne m’est plus grande joie
Que l’instant où mes deux mains
Ne semblent plus contrôler leurs doigts
Qui s’égarent dans une chevelure sans fin

Il ne m’est plus grande joie
Que l’instant où tes lèvres si belles
N’obéissant qu’à leur propre loi
Décident de m’offrir un baiser sensuel

Il ne m’est plus grande joie
Que l’instant où nos désirs
Dans nos ébats amoureux se noient
Et se transforment en de réels plaisirs



L'évasion

L’ÉVASION

Lorsque l’accumulation des soucis est telle
Que l’esprit est malmené dans sa quiétude
Nous essayons d’échapper au monde réel
Pour oublier un moment nos inquiétudes

Chacun se construit sa propre évasion
Qui l’emmènera le plus loin possible
De toutes ses angoisses dont la pression
Ecrase son moral de façon horrible

Il y a ceux qui dans le rêve préfèrent se plonger
Pour rencontrer des personnages étranges
Qui les aident provisoirement à prendre congé
De tout ce qui pour l’instant les dérange

Il y a ceux qui optent pour un voyage en musique
Notamment ceux qui sont profondément mélomanes
Rien ne vaut quelques minutes de pur classique
Pour réactiver leur pensée momentanément en panne

Il y a malheureusement ceux qui choisissent l’alcool ou pire encore
Croyant que c’est la seule solution pour supporter leurs déboires
La vérité est qu’ils avilissent autant leur esprit que leur corps
S’enfonçant de plus en plus dans les ténèbres d’une vie sans espoir

Moi c’est toute une autre voie que j’ai choisie de suivre
Chaque fois que ça tourne mal dans ma tête
Je me concentre sur ton visage jusqu’à en être ivre
Et tout ce qui maltraite mon esprit devient obsolète



Aussi loin qu'iront mes pensées

AUSSI LOIN QU’IRONT MES PENSEES

Aussi loin qu’iront mes pensées
Tu les accompagneras tout le temps
Que ce soit vers des paysages insensés
Ou vers un beau jour de printemps

Aussi loin qu’iront mes pensées
Elles garderont toujours l’image
De nos deux tendrement enlacés
Rapprochant fortement nos visages

Aussi loin qu’iront mes pensées
Elles n’oublieront pas pour autant
Les moments que tu avais encensés
De plaisirs simplement déroutants



La rencontre

LA RENCONTRE

Je t’attends déjà depuis un certain temps
Ce n’est pas ta faute je te le concède
De te revoir de nouveau je suis si content
Qu’il fallait vraiment que je te précède

Peur peut être de ne pas être à l’heure
Et passer à côté d’un moment intense
Car à chaque fois c’est un pur bonheur
Que me procure ta seule présence

Alors à notre rendez-vous très tôt je me rends
A t’attendre tout mon être se prépare
A chacune de nos rencontres tu me surprends
Et me fais vivre des instants très rares



Chaque matin

CHAQUE MATIN


J‘ouvre les yeux avant qu’elle ne se réveille
Je la découvre souriante resplendissante et belle
J’aime l’admirer dans son doux sommeil
Comme chaque matin c’est devenu un rituel

Sans la quitter du regard je lui caresse
Voluptueusement les cheveux puis les joues
Je parcours ses lèvres avec délicatesse
Avant que mes mains n’atterrissent sur son cou

Je sens sa peau frémir sous mes doigts
Et son coeur battre de plus en plus fort
Elle ouvre alors doucement les yeux sur moi
Puis vient se blottir toute contre mon corps



La mer et nous

LA MER ET NOUS

Devant cette immensité bleue
Allongés nous contemplons immuables
Les vagues qui se vident dans leurs creux
Avant de mourir absorbées par le sable

Chacun interprète à sa façon
Les mouvements de ces eaux
Qui commencent à l'horizon
Pour finir sur nos deux peaux

Avec le soleil qui se couche
La mer rougit de plaisir
Comme moi quand sur ma bouche
Tes lèvres viennent atterrir

La surface ondulée peu à peu s'illumine
De même que l'aire de ton corps
Tu es le prolongement de cette image divine
Dont chaque point a l'éclat de l'or

Avec le temps cette vision s'estompe doucement
Chassée par les rayons sombres de la nuit
Elle finit par disparaître complètement
Toi tu brilleras toujours demain plus qu'aujourd'hui



Je pense à toi

JE PENSE A TOI

Quand je me retrouve seul dans ma chambre
Quand je n'ai comme compagnons que mes souvenirs
Quand je n'ai à qui me confier que mon ombre
Je pense à toi

Quand je regarde tomber silencieusement la pluie
Qui ruisselle doucement sur les vitres de ma fenêtre
Quand souvent je tarde à dormir la nuit
Je pense à toi

Quand je suis des yeux les flocons de neige
S'amonceler sur l'herbe verte et tendre
Quand j'écoute s'exprimer les notes de solfège
Je pense à toi

Quand le froid pénètre la moelle de mes os
Quand mes doigts deviennent des baguettes de glace
Quand je sens frissonner l'intérieur de mon dos
Je pense à toi

Quand le soleil brille de nouveau dans le ciel
Quand ses doux rayons réchauffent mon corps
Quand il rend à la nature son charme qui ensorcelle
Je pense à toi

Quel que soit le temps quel que soit le lieu
Qu'il pleuve qu'il neige ou qu'il fasse beau
Que je sois sur terre sur mer ou dans les cieux
Je pense à toi



Sans toi

SANS TOI

Mes nuits ne seraient pas aussi belles
Le clair de lune si merveilleux
Les étoiles s'éteindraient dans le ciel
Plongeant dans le noir absolu mes yeux

Je ne connaîtrais pas autant de bonheur
Ma vie serait beaucoup moins passionnante
Le soleil n'aurait pas tant de splendeur
Mes journées ne seraient pas aussi rayonnantes

Je ne reconnaîtrais plus les saisons
Les jours aux nuits ressembleraient
Je vivrais donc pour quelle raison
La mort seule me soulagerait



Quand je te verrai

QUAND JE TE VERRAI

Je déposerai un baiser sur ton front imberbe
Je te regarderai dans les yeux longuement
Mes doigts se faufileront dans ta chevelure superbe
Mes lèvres sur les tiennes s'amuseront follement

Je caresserai doucement la peau de tes joues
J'essuierai une à une chacune de tes larmes
Je mettrai mes mains autour de ton cou
Tes sanglots à chaque fois me désarment

Blottie contre moi je pleurerai à mon tour
Tu ne pourras pas voir mes yeux humides
C'est l'émotion que je ressentirai ce jour
Qui fera couler à flots cet amer liquide



Le retrouvailles

LES RETROUVAILLES

Viens dans mes bras blottis toi contre mon corps
Viens dans mes bras serres toi contre moi
Viens dans mes bras serres moi très fort
Tu m'as tellement manqué durant tous ces mois

Viens dans mes bras que je respire ton parfum
Viens dans mes bras que je sente ta sueur
Viens dans mes bras nous nous retrouvons enfin
Viens dans mes bras rapprochons nos deux cœurs

Viens dans mes bras parles moi sans répit
Viens dans mes bras j'ai soif de ta voix
Viens dans mes bras révèles moi tes soucis
Viens dans mes bras je suis fou de joie

Viens dans mes bras sèches donc ces larmes
Viens dans mes bras et arrêtes ces sanglots
Viens dans mes bras intact est ton charme
Viens dans mes bras mon amour coule à flots

Viens dans mes bras que je te touche
Viens dans mes bras que je caresse tes joues
Viens dans mes bras offres moi ta bouche
Le contact de tes lèvres est toujours aussi doux



Le mirage

LE MIRAGE

Dans le vaste désert des amoureux
J'errais sans savoir où j'allais
Perdu dans ce monde mystérieux
Sans cesse je ne faisais que râler

Assoiffé par ton implacable amour
Ma langue pendait à mes pieds
Ma peau se desséchait toujours
La chaleur étouffait mon corps entier

Soudain tu jaillis du sable
Telle l'eau claire d'un geyser
Ta silhouette était adorable
Aussi belle qu'une sirène des mers

Plus je m'approchais de toi
Plus ma soif s'étanchait
Je ne sais par quelle loi
Ton image de la mort me repêchait

Je fus près de toi et pourtant
En essayant de toucher ton visage
Ma main ne balaya que du vent
Je compris alors que c'était un mirage



Demandes

DEMANDES

Demandes aux immenses vagues déchaînées
Avant qu'elles ne s'écrasent contre les falaises
Elles te diront qu'à toi je suis enchaîné
Car vivre avec toi me comble d'aise

Demandes au nuage porteur de pluie
Avant que le vent de toi ne l'éloigne
Il te dira ce que je ressens aujourd'hui
Envers toi que j'ai choisie comme compagne

Demandes aux flocons de neige blanche
Avant qu'ils n'atteignent le sol
Ils te diront que mon cœur s'affole
Au moindre dandinement de tes hanches

Demandes au tonnerre qui gronde
Demandes à l'éclair qui éblouit
Ils te diront qu'à travers le monde
Nulle autre que toi ne me réjouit

Demandes à l'écume des cascades
Demandes à la douceur de la brise
Demandes aux tourbillons aux tornades
Ils te diront que tu es exquise

Demandes à l'arc en ciel
Avant qu'il ne retire ses couleurs
Il te dira que même le miel
Ne pourrait égaler ta saveur

Demandes au bel oiseau qui chante
Avant qu'il ne reprenne son vol
Il te dira que toi seule comptes
Et que seule ton image me console

Demandes à l'herbe tendre
Avant qu'elle ne se dessèche
Elle te laissera entendre
Que tu es ma seule richesse

Demandes au fleuve qui s'étire
De la montagne jusqu'à la mer
Il te dira que mon meilleur loisir
C'est de te composer des vers

Demandes aux fleurs des arbres
Avant qu'elles ne se transforment en fruits
Elles te diront que je reste de marbre
A toute sollicitation émanant d'autrui

Demandes au soleil qui nous éclaire
Avant que ne tombe la nuit
Demandes à l'étoile polaire
Ils te diront que toi seule me séduis

Demandes à la rosée du matin
Demandes au brouillard qui se répand
Ils te diront que je suis certain
Que mon bonheur de toi dépend

Demandes au clair de lune
Il te dira ce que je pense
Mon amour ma douce brune
Ma vie sans toi n'a de sens



Voyage dans ton corps

VOYAGE DANS TON CORPS

Ton regard me happe et m’engloutit
Je disparais dans l’écume blanche de tes yeux
J’explore ton corps sans la lumière d’une bougie
Découvrant dans les ténèbres tes trésors précieux

Je ressors enveloppé par une chaude larme
Qui glisse doucement sur la peau de ta joue
Pour mourir sur tes lèvres sans bruit ni vacarme
Où libéré je m’amuse comme un véritable fou



T'aimer

T'AIMER

T'aimer la nuit
T'aimer le jour
T'aimer toujours
T'aimer jusqu'au fond
de mes entrailles
T'aimer jusqu'au fond
de mes yeux
T'aimer jusqu'à la fin
de l'horizon
T'aimer jusqu'à la folie
T'aimer jusqu'à la fin
de l'oubli
T'aimer avec la force
des vagues
T'aimer avec la force
des torrents
T'aimer dans l'étreinte
des tourments
T'aimer dans la joie
T'aimer dans la solitude
T'aimer dans la tristesse
T'aimer dans le malheur
T'aimer sur un lit de soie
T'aimer sur l'herbe verte
T'aimer sur un lit de bois
T'aimer sur un tapis de fleurs
T'aimer sans avoir peur
T'aimer dans le silence
T'aimer dans le bruit
T'aimer parmi les fruits
étalés sur une natte blanche
T'aimer sur un arbre
où chantent les oiseaux
T'aimer sur une mer
où naviguent les bateaux
T'aimer sur le sable du désert
T'aimer sur un amas de fer
T'aimer à la lueur d'une bougie
T'aimer sous un lampadaire
T'aimer au soleil
T'aimer dans les ténèbres
T'aimer au clair de lune
T'aimer sur une plage dorée
T'aimer sur une montagne blanche
T'aimer dans un château
T'aimer sous une hutte
T'aimer dans un gourbi
T'aimer dans une grotte
T'aimer dans mes rêves
T'aimer sur les nuages les étoiles
T'aimer sans répit sans trêve
Jusqu'à la mort
Au delà de la mort
T'aimer au paradis
T'aimer en enfer
Nos corps seront décomposés calcinés
Mais nos âmes connaîtront
éternellement le bonheur



Page :  1