En écoutant grand corps malade

A mon fils Serge


En écoutant grand corps malade
Je pleure et pense à toi mon fils.
Et mon chagrin bat la chamade
Au désespoir que tu guérisse

.
Tu as grandit tel un grand chêne,
Le bleu du ciel plein les prunelles.
Quand tu courais à perdre haleine
Avant ce mal, sournois, cruel.

Parfois je vois que tu vacilles,
Toi le sportif, si droit.si fort
Et la souffrance est là qui vrille,
Ride ton front lorsque tu dors.

La douleur te griffe et lacère
Ton beau visage sans l’altérer
Dans ton regard pourtant l’éclair
De la révolte vient briller.

Il est parfois de ces matins
Que j’aimerais voir sans lumière
Mais je ravale mon chagrin
Ebouriffant tes mèches claires ;

En écoutant grand corps malade
Je pleure et pense à toi mon fils
Et mon chagrin bat la chamade
En désespoir que tu guérisse

Anita;



Au lit de ton regard


Au lit de ton regard.

Un soir j’ai retrouvé, au lit de ton regard
La femme inachevée, laissée en bon chemin.
A l’ombre de velours j’abandonnais les fards
De gaîté sur les larmes, de joie sur le chagrin.

Au lit de ton regard, j’ai aperçu plus belle
Mon âme mise à nu et devenu docile.
Et la lumière ambrée au vert de tes prunelles
A posé des paillettes aux palmes de mes cils.

J’ai découvert aussi au lit de ton regard
Que mon désir enfoui sous des cendres éteintes
Devenait un grand feu franchissant les remparts
Dressés dans la méfiance en tant d’amitiés feintes


Au lit de ton regard je suis venue m’étendre
Et toi seul peux me dire si ma raison s'égare
De me lover poings liés à cette couche tendre
Et m’endormir confiante au lit de ton regard ,Anita


Récité par Aimery
http://www.audiopoesie.powa.fr/music/anitaaulit.mp3
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