Notre amour
Lorsque tu vins vers moi, en ces temps si lointains,
Tu as su aussitôt m'attirer et me plaire,
Tes cheveux étaient bruns, ton profil, léonin,
Je n'ai pu résister à ton allure fière !
Et puis, en m'approchant, j'ai vu ton beau regard
Tes yeux verts pénétrants ont fait monter la fièvre,
Mon coeur frémit, ému, mais il était trop tard :
L'Amour avait jeté sa flèche meurtrière !
Depuis, elle reste en moi, et pour la retirer,
Il faudra l'arracher à mon heure dernière,
Car ton amour est là, incrusté à jamais :
Au plus profond de moi, scintille sa lumière...
Marcek septembre 2002
Notre amour
Février 26,2008, 4:59 pmAnges de la nuit
Février 26,2008, 4:54 pm
Anges de la nuit
Tard, dans la nuit, je suis sortie
Pour respirer mes roses...
La lune, claire et haute dans le ciel,
Me souriait sous ses paupières closes
Et, sur le pré humide de rosée,
J'ai vu passer l'ombre de la hulotte.
O nuit divine, tu ruisselais sur moi,
Et de tes mains je sentais la fragance,
Ton souffle frais me murmurait tout bas ;
" Ecoute, attend, le mystère s'avance ",
Et j'ai cru voir, dans le ciel ébloui
Où palpitait la clarté des étoiles,
Les ailes blanches des anges de la nuit
Qui descendaient en agitant leurs voiles...
Marcek septembre 2002
Tard, dans la nuit, je suis sortie
Pour respirer mes roses...
La lune, claire et haute dans le ciel,
Me souriait sous ses paupières closes
Et, sur le pré humide de rosée,
J'ai vu passer l'ombre de la hulotte.
O nuit divine, tu ruisselais sur moi,
Et de tes mains je sentais la fragance,
Ton souffle frais me murmurait tout bas ;
" Ecoute, attend, le mystère s'avance ",
Et j'ai cru voir, dans le ciel ébloui
Où palpitait la clarté des étoiles,
Les ailes blanches des anges de la nuit
Qui descendaient en agitant leurs voiles...
Marcek septembre 2002
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Février 25,2008, 2:24 am
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Sous les voûtes
Elles dansent
Offertes au dieu Soleil
Qui de là-haut
Suit la transe
De leurs corps
Et s'émerveille...
Pedrecita la rouquine
A de beaux seins d'acajou
Le soleil qui la taquine
Fait des bonds de sapajou
Oriade, l'africaine
Ondule au son du tambour
Sur sa croupe souveraine
Il jette un brasier d'amour
De la blonde Colombine
Il s'amourache
Et dévêt son arrogante poitrine
Sous une gaze dorée
De la brune il ne s'occupe
Car pour elle, c'est la nuit
Qui, en invitant la lune,
Le conduira dans son lit...
MARCEK
Sous les voûtes
Elles dansent
Offertes au dieu Soleil
Qui de là-haut
Suit la transe
De leurs corps
Et s'émerveille...
Pedrecita la rouquine
A de beaux seins d'acajou
Le soleil qui la taquine
Fait des bonds de sapajou
Oriade, l'africaine
Ondule au son du tambour
Sur sa croupe souveraine
Il jette un brasier d'amour
De la blonde Colombine
Il s'amourache
Et dévêt son arrogante poitrine
Sous une gaze dorée
De la brune il ne s'occupe
Car pour elle, c'est la nuit
Qui, en invitant la lune,
Le conduira dans son lit...
MARCEK
De rose
Février 25,2008, 2:21 am
De rose
Rose fardée
Désirée
Rose de jour
Poudrée d'amour
Rose aréole
Jeu frivole
Rose cambrure
Chevelure
Rose bonbon
En fusion
Rosée divine
Je devine
Ton émotion !
MARCEK
Rose fardée
Désirée
Rose de jour
Poudrée d'amour
Rose aréole
Jeu frivole
Rose cambrure
Chevelure
Rose bonbon
En fusion
Rosée divine
Je devine
Ton émotion !
MARCEK
Un arbre
Février 16,2008, 2:39 am
Un arbre
Un arbre à planter
Promesse d'espoir
Promesse de longévité
En l'honneur d'un nouveau-né
Un arbre à escalader
Pour aller rêver
Pour s'élever
Par le vent balancé
Un arbre pour cueillir
Pour accueillir
La voracité des enfants
Et des oiseaux
Un arbre pour le vent
Pour le chant
Pour la lumière
Du levant au couchant
Un arbre pour les flambées
Pour le berceau
Pour le bateau
Pour la table
Et pour le cercueil
MARCEK
Un arbre à planter
Promesse d'espoir
Promesse de longévité
En l'honneur d'un nouveau-né
Un arbre à escalader
Pour aller rêver
Pour s'élever
Par le vent balancé
Un arbre pour cueillir
Pour accueillir
La voracité des enfants
Et des oiseaux
Un arbre pour le vent
Pour le chant
Pour la lumière
Du levant au couchant
Un arbre pour les flambées
Pour le berceau
Pour le bateau
Pour la table
Et pour le cercueil
MARCEK
Marin
Février 15,2008, 3:28 pm
Marin
Kirlian ose,
L’impertinent,
Bousculer la prose !
Les livres s’étonnent,
La lampe phare
Phalène de soie
S’effare
Lui, l’impertinent,
Rit
Sa bougie comme sceptre
Il est
Le Roi des vers éparpillés
Des rimes prises à l’abordage
Marin sans âge
Et sans amarres
Qui se marre !
MARCEK
Kirlian ose,
L’impertinent,
Bousculer la prose !
Les livres s’étonnent,
La lampe phare
Phalène de soie
S’effare
Lui, l’impertinent,
Rit
Sa bougie comme sceptre
Il est
Le Roi des vers éparpillés
Des rimes prises à l’abordage
Marin sans âge
Et sans amarres
Qui se marre !
MARCEK
Que du bleu !
Février 15,2008, 11:45 amQue du bleu
Ce n'était ni l'or des moissons
Ni l'or du couchant
Ni la pourpre cardinale
Encore moins le vert pré du printemps
Ou le roux des chênes à l'automne
C'était, brusquement apparue
Une fulgurante étendue de bleu
Une nappe liquide à perte de vue
Qui balançait le regard jusqu'à l'horizon
Et le projetait vers le ciel
Où il flottait un instant
Pour replonger voluptueusement
Dans ce bain émaillé de soleil
Où, sous la mouvante surface
On imaginait, voguant à l'envi
Des méduses opalescentes
Des bancs de poissons d'argent
Des colonies d'hippocampes
Nichant entre les coraux
Bien loin des squales
Aux belles dents
Et des abysses
Hantés par le monstrueux Caulophryne...
Célébration
Février 13,2008, 7:49 pm
Célébration
Dans la cave odorante
Et fraîche où le vin dort,
Adorons en sa robe d'or
Ce muscat versé pour le rêve
Que l'oeil averti déshabille,
Attentif au jeu des reflets...
Et puis, bien avant nos papilles,
Emoustillons notre odorat
Décelons d'abord les arômes
Fleurs et fruits en notes miellées
Raisin confit, zeste d'orange,
Acacia ou fleur d'oranger.
Fermons les yeux
Pour que mieux glisse
Emerveillant notre palais,
Dans la bouche,ce pur délice
Qui nous invite à célébrer
Comme au temps de Bacchus, naguère
L'union de l'homme et de la terre !
MARCEK
Dans la cave odorante
Et fraîche où le vin dort,
Adorons en sa robe d'or
Ce muscat versé pour le rêve
Que l'oeil averti déshabille,
Attentif au jeu des reflets...
Et puis, bien avant nos papilles,
Emoustillons notre odorat
Décelons d'abord les arômes
Fleurs et fruits en notes miellées
Raisin confit, zeste d'orange,
Acacia ou fleur d'oranger.
Fermons les yeux
Pour que mieux glisse
Emerveillant notre palais,
Dans la bouche,ce pur délice
Qui nous invite à célébrer
Comme au temps de Bacchus, naguère
L'union de l'homme et de la terre !
MARCEK
Folie soudaine
Février 13,2008, 8:07 amUn farfadet survient au moment opportun
Dirigeant aussitôt le trajet de ma plume
Disert, autant que vif, attendant que j’assume
Un travail pour lequel il me met au parfum
Un grand fou de génie habillé tout de brun
Distille à mon cerveau de peur qu’il ne s’embrume
Diverses décoctions au goût puissant d’agrume
Où s’ébrouent mes pensées sous d’aimables embruns
Aussitôt le galop furieux de ma mémoire
Ose se délecter à ce flot qu’il peut boire
Et j'entends au lointain tous mes mots trépigner
Je me laisse emporter par leur folie soudaine
Et voici que mes vers courent la prétentaine
Tandis que je m’essouffle à les accompagner !
MARCEK
HIVER
Février 12,2008, 10:51 pm
Hiver, déchirure sans nom
Gifle et enfièvre les paupières
Des sans-abris, traîne - misères
Jetés aux galères des ponts
Hiver enneige les églises
Gèle les petites mains grises
Des enfants tombés dans la mouise
Sur les trottoirs des entreprises
Hiver célèbre les festins
Le foie gras s'achète à la tonne
Devant des yeux que rien n'étonne
Qui ne croient plus en leur destin
Hiver ramène les cartons
Couvertures et boissons chaudes
Aux laissés- pour- compte qui rôdent
En refusant toute prison
L'hiver engloutit tous les coeurs
De ceux qui verrouillent leurs portes
Et fait empirer la rancoeur
Des misérables en cohorte !
MARCEK
Gifle et enfièvre les paupières
Des sans-abris, traîne - misères
Jetés aux galères des ponts
Hiver enneige les églises
Gèle les petites mains grises
Des enfants tombés dans la mouise
Sur les trottoirs des entreprises
Hiver célèbre les festins
Le foie gras s'achète à la tonne
Devant des yeux que rien n'étonne
Qui ne croient plus en leur destin
Hiver ramène les cartons
Couvertures et boissons chaudes
Aux laissés- pour- compte qui rôdent
En refusant toute prison
L'hiver engloutit tous les coeurs
De ceux qui verrouillent leurs portes
Et fait empirer la rancoeur
Des misérables en cohorte !
MARCEK
Il ose !
Février 12,2008, 7:20 pm
Il ose !
Belle sirène
Que le soleil dévêt
Flamboiement
De rayons
Sous les paupières closes
Et la volupté
Qui ose
Enflammer son rêve
En hypnose !
La belle se réveillera,
Toute chose...
A cause,
A cause du soleil
Qui ose...
De bien tendres choses !
MARCEK
Belle sirène
Que le soleil dévêt
Flamboiement
De rayons
Sous les paupières closes
Et la volupté
Qui ose
Enflammer son rêve
En hypnose !
La belle se réveillera,
Toute chose...
A cause,
A cause du soleil
Qui ose...
De bien tendres choses !
MARCEK
Rêve d'or
Février 5,2008, 2:53 pm
Rêve d'or
Un éventail de soie
A déchiré mes songes
Des griffes ont glissé
Sur mon épaule nue
D'où le sang a coulé
Sans nulle retenue
Mais je n'ai pas bougé
Et me suis tenu coi
Car au coeur de la nuit
J'ai entendu ta voix...
Le feu de ton regard
A percé les ténèbres
Mille papillons bleus
Vers moi ont convergé
Mais j'ai fermé les yeux
Et je n'ai pas bougé
J'imaginais ton corps
Sous mes paupières closes
Et même ton parfum
De lis et de lilas
Palpitant dans les airs
Est venu jusqu'à moi.
Mais le rêve soudain
A repris son essor
Laissant à mes rideaux
Quelques paillettes d'or!
MARCEK
Un éventail de soie
A déchiré mes songes
Des griffes ont glissé
Sur mon épaule nue
D'où le sang a coulé
Sans nulle retenue
Mais je n'ai pas bougé
Et me suis tenu coi
Car au coeur de la nuit
J'ai entendu ta voix...
Le feu de ton regard
A percé les ténèbres
Mille papillons bleus
Vers moi ont convergé
Mais j'ai fermé les yeux
Et je n'ai pas bougé
J'imaginais ton corps
Sous mes paupières closes
Et même ton parfum
De lis et de lilas
Palpitant dans les airs
Est venu jusqu'à moi.
Mais le rêve soudain
A repris son essor
Laissant à mes rideaux
Quelques paillettes d'or!
MARCEK
Sur la console
Février 5,2008, 12:31 pm
Sur la console
Il avait,
Il avait un amour
Bien caché...
A le voir solennel
Pénétré de son rôle
Qui aurait deviné
Toutes les idées folles
Qui le faisaient frémir
Sous ce vernis sérieux
Et cette dignité
Dont il était paré!
Il la voyait apparaître,
Buste souple, triomphant
Comme était à sa fenètre
La belle infante d'antan
Et si raide fût-il
Dans la vie ordinaire
Il fondait de plaisir
Quand s'en venait le soir
Et que, dans le miroir
Apparaissait sa belle
Il la voyait apparaître
Joli papillon troublant
Comme était à sa fenètre
La belle infante d'antan
Bien trop collé monté
Pour se laisser aller
Il gardait son complet
Et serrait sa cravate
Mais se penchait un peu
Pour mieux la contempler
Il voyait dans un nuage
De frais satin bouillonnant
Se balancer le corsage
De son infante d'antan
C'est l'été qui soudain
Pénétrait dans la pièce
Ses entrechats joyeux
Réveillaient sa jeunesse
Le parfum de sa chair
Le grisait , l'attirait
Mais jamais il n'osait
Un geste déplacé...
Pour lui, pauvre misérable
Elle a dansé tout l'été
Quand rougit le grand érable
La belle s'est envolée
Dans le vent des feuilles mortes
Emportant son coeur brisé
Depuis lors sur la console
Rien ne peut le consoler
Ce vase, qu'une frivole
Fleur bleue avait envoûté !
MARCEK
Hommage au tableau de Kasia "Floralies" visible in:
http://www.lespoetes.net/galeriedartaffichagecreation.php?idtableau=181
Il avait,
Il avait un amour
Bien caché...
A le voir solennel
Pénétré de son rôle
Qui aurait deviné
Toutes les idées folles
Qui le faisaient frémir
Sous ce vernis sérieux
Et cette dignité
Dont il était paré!
Il la voyait apparaître,
Buste souple, triomphant
Comme était à sa fenètre
La belle infante d'antan
Et si raide fût-il
Dans la vie ordinaire
Il fondait de plaisir
Quand s'en venait le soir
Et que, dans le miroir
Apparaissait sa belle
Il la voyait apparaître
Joli papillon troublant
Comme était à sa fenètre
La belle infante d'antan
Bien trop collé monté
Pour se laisser aller
Il gardait son complet
Et serrait sa cravate
Mais se penchait un peu
Pour mieux la contempler
Il voyait dans un nuage
De frais satin bouillonnant
Se balancer le corsage
De son infante d'antan
C'est l'été qui soudain
Pénétrait dans la pièce
Ses entrechats joyeux
Réveillaient sa jeunesse
Le parfum de sa chair
Le grisait , l'attirait
Mais jamais il n'osait
Un geste déplacé...
Pour lui, pauvre misérable
Elle a dansé tout l'été
Quand rougit le grand érable
La belle s'est envolée
Dans le vent des feuilles mortes
Emportant son coeur brisé
Depuis lors sur la console
Rien ne peut le consoler
Ce vase, qu'une frivole
Fleur bleue avait envoûté !
MARCEK
Hommage au tableau de Kasia "Floralies" visible in:
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Le sang de la rose
Février 5,2008, 1:46 am
Le sang de la rose
Non, non,
le sang de la rose ne coulera pas sur mes doigts
Une épine est plantée dans mon coeur
Le jardin s'éloigne dans l'hiver
Seul un cri lancinant d'oiseau le fait vivre
Mes outils sont rangés dans la remise
Et mes pieds ensablés refusent d'avancer
Non, le sang de la rose
Ne coulera pas sur mes doigts
Une épine déchire mon coeur
Les roses fleurissent dans ma mémoire
Rose rouge, rose blanche , rose noire.
Près de ta tombe
Les porterai-je au printemps ?
Même le temps n'ensevelit pas
Le souvenir.
MARCEK
Non, non,
le sang de la rose ne coulera pas sur mes doigts
Une épine est plantée dans mon coeur
Le jardin s'éloigne dans l'hiver
Seul un cri lancinant d'oiseau le fait vivre
Mes outils sont rangés dans la remise
Et mes pieds ensablés refusent d'avancer
Non, le sang de la rose
Ne coulera pas sur mes doigts
Une épine déchire mon coeur
Les roses fleurissent dans ma mémoire
Rose rouge, rose blanche , rose noire.
Près de ta tombe
Les porterai-je au printemps ?
Même le temps n'ensevelit pas
Le souvenir.
MARCEK
Un enfant au grenier
Février 4,2008, 12:14 amC'est un parquet vieilli, où l'on entend danser
Mille pas de souris. Et si peu de lumière
Tombe du fenestrou, que lorsqu'on a poussé
La porte du grenier envahi de poussière,
On a le coeur battant, et l'on hésite un peu,
Cherchant à découvrir aux portes du mystère
Quel fantôme léger, dans un suaire bleu,
Se promène là-haut, pensif et solitaire !
On trébuche soudain, et voici qu'on s'étale
Sur un tapis usé où dort, dans un berceau,
Un tout petit bébé à la figure sale :
Mais ce n'est qu'un poupon que l'on berce aussitôt,
Comme le fit jadis cette jolie fillette
Dont on voit le portrait dans un cadre d'étain,
Le poupon dans ses bras, un ruban sur la tête,
Le visage sérieux sous des cheveux châtains.
Qu'est-elle devenue? Et puis, la connaît-on?
On se penche, intrigué, observant le menton
Volontaire et la bouche petite. Mais quoi!
On lit soudain son nom, et l'on reste sans voix.
Il s'agit de Manou, cette chère grand-tante
Qui va sur ses cent ans, et dont la voix brisée
Nous effraie, car elle est fragile et chevrotante
Quand remue son menton aux quelques poils frisés.
On la prend quelquefois pour la fée Carabosse
Mais on ne le dit pas, on est bien élevé,
On évite, bien sûr, de regarder sa bosse
Et la verrue tremblant sur sa joue violacée.
Qu'elle ait été un jour cette belle fillette
Qui berçait ses poupées, souriant tendrement,
Nous paraît incroyable, et l'on secoue la tête
On n'ose envisager les ravages du temps.
Et l'on fuit ce grenier que soudain l'on déteste,
Dévalant l'escalier à grands sauts de cabri,
Savourant le plaisir de se sentir si leste,
Mais aux bras de maman recherchant un abri!
MARCEK
Santorin
Février 2,2008, 10:50 pmSantorin
Je voudrais t'emmener
Dans un maison blanche
Bâtie en mer Egée
Près du palais des dieux
Où le ciel et la mer
Rivalisant de bleus
Baignent les rochers noirs
Sous des flots de turquoise
Une terrasse immense
Inondée de soleil
A tes yeux éblouis
S'ouvrirait sur le large
Et, juste au saut du lit
Quelques chats nonchalants
Viendraient , parmi les fleurs
Quémander tes caresses.
Nos rêves s'en iraient
Courir jusqu'à Délos
Où naquit Apollon
Au centre des Cyclades
Mais nous resterions là
Contemplant l'horizon
Et buvant jusqu'au soir
De fraîches limonades.
MARCEK
Février
Février 2,2008, 1:45 pmFévrier part en bamboche
Et va se taper la cloche
Au bras de la Fée Vrillée
Déjà les crêpes s'envolent
Aux lancers des discoboles
Ceints de leurs blancs tabliers
On se récrée en cuisine
Des nuages de farine
Saupoudrent les bouts de nez
Mardi-gras est de la fête
Et sans tambour ni trompette
Organise un défilé
Pour Carnaval et sa troupe
Qui sont gros mangeurs de soupe
Et dévoreurs de beignets...
Février n'est plus maussade
Il s'en va en promenade
Des douceurs plein son panier
Au bras de la Fée Vrillée.
MARCEK
Pluviôse
Février 2,2008, 12:34 am
Pluviôse
Février geint et s'agite,
Soudain donnant de la gîte
Son bateau va-t-il couler?
Le temps des pluies le tracasse
Il craint de boire la tasse
Et de mouiller ses souliers
Car, perclus de rhumatismes
Il est las de déverser
A longueur de mois la flotte
Où tant de canards barbotent,
Bienheureux d'être bercés...
On le prénommait Pluviôse
Mais c'est un temps dépassé
Il veut voir la vie en rose
Et se déclare agacé
D'être parmi ses confrères
Celui qui compte les jours:
Parmi tous les trentenaires
Il se trouve un peu à court !
En cette année bissextile
Il rallongera (c'est peu)
D'une journée , oui, rien qu'une
Pendant laquelle il pourra
Porter des fleurs à Neptune
Auquel on le consacra !
MARCEK
Le second des deux mois ajoutés par le roi Numa au calendrier des Romains fut consacré à Neptune, parce que les pluies, à Rome, étaient très abondantes à cette époque de l'année. Dans le calendrier républicain, février correspond à pluviôse, mois des pluies. On représente ce mois sous la figure « d'une femme vêtue de bleu, la tunique relevée par une ceinture, tenant en ses mains un canard, ayant près d'elle une urne qui verse de l'eau en abondance et à ses pieds un héron et un poisson. » Tous ces symboles indiquent le temps des pluies.
Février geint et s'agite,
Soudain donnant de la gîte
Son bateau va-t-il couler?
Le temps des pluies le tracasse
Il craint de boire la tasse
Et de mouiller ses souliers
Car, perclus de rhumatismes
Il est las de déverser
A longueur de mois la flotte
Où tant de canards barbotent,
Bienheureux d'être bercés...
On le prénommait Pluviôse
Mais c'est un temps dépassé
Il veut voir la vie en rose
Et se déclare agacé
D'être parmi ses confrères
Celui qui compte les jours:
Parmi tous les trentenaires
Il se trouve un peu à court !
En cette année bissextile
Il rallongera (c'est peu)
D'une journée , oui, rien qu'une
Pendant laquelle il pourra
Porter des fleurs à Neptune
Auquel on le consacra !
MARCEK
Le second des deux mois ajoutés par le roi Numa au calendrier des Romains fut consacré à Neptune, parce que les pluies, à Rome, étaient très abondantes à cette époque de l'année. Dans le calendrier républicain, février correspond à pluviôse, mois des pluies. On représente ce mois sous la figure « d'une femme vêtue de bleu, la tunique relevée par une ceinture, tenant en ses mains un canard, ayant près d'elle une urne qui verse de l'eau en abondance et à ses pieds un héron et un poisson. » Tous ces symboles indiquent le temps des pluies.
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