*** BONHEUR INCINERE *** |
Un tableau noir s'est peint au sombre de tes yeux tracé d'encre nos vies, dissolues sur ton teint blafard a refermé la chaleur de tes mains et brûlé ta lumière sur un feu presqu'éteint Les cadavres de roses, amères que nous sommes noires ombres du temps qui ont fleuries d'échardes et du parfum d'un corps dont la folie des hommes entre nos doigts en pleurs s'est perdue mais regarde Le doute dont on meurt, le plaisir qui nous farde Nos souffles qui s'envolent, soupirs chauds de l'opium sur nos visages d'anges et cendres froides comme nos doigts bleuis et blancs, roidis et maculés d'animal alangui, à l'aboi, esseulé nocturne notre vie, la lune qui t'appelle et caresse et nous fait, fantôme à l'envie d'elle éther à son reflet, nues nos poussières sont balayées par le vent qui me souffle ton nom |
BONHEUR INCINERE
Novembre 23,2002, 2:36 pmTOURMENTE
Novembre 23,2002, 2:29 pm*** TOURMENTE *** |
Un papillons de haine vibrant de solitude A battu à l’orage ses ailes qui ne portent Plus rien d’un rêve amer que la folie exsude Plus que sang et que chairs d’une ombre déjà morte et le vent a froissé, distendu de son rire le cerf-volant blessé qui lance un dernier cri quand son dos couturé et masqué de mépris s’est vrillé des instants que le vent lui déchire sans aucune pitié aveuglé et meurtri battu et retourné, cadavre vers le vide est jeté dans un souffle. Les pleurs qui ne rident que cet amas de chair, dépecé et flétri le lestent de douleurs, ce cocon d’où ne naît plus aucune espérance, son corps est déformé et dans la boue, les gouttes, les seules à applaudir font un concert et ne l’incitent qu’à mourir |
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