TOURMENTE


*** TOURMENTE ***

Un papillons de haine vibrant de solitude
A battu à l’orage ses ailes qui ne portent
Plus rien d’un rêve amer que la folie exsude
Plus que sang et que chairs d’une ombre déjà morte

et le vent a froissé, distendu de son rire
le cerf-volant blessé qui lance un dernier cri
quand son dos couturé et masqué de mépris
s’est vrillé des instants que le vent lui déchire

sans aucune pitié aveuglé et meurtri
battu et retourné, cadavre vers le vide
est jeté dans un souffle. Les pleurs qui ne rident
que cet amas de chair, dépecé et flétri

le lestent de douleurs, ce cocon d’où ne naît
plus aucune espérance, son corps est déformé
et dans la boue, les gouttes, les seules à applaudir
font un concert et ne l’incitent qu’à mourir




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