*** AMOUR PROPRE *** |
La vie privilégie toujours les mots d'amour car il faut être deux pour conjuguer toujours les verbes ennuyeux du triste dictionnaire couverture de soie à ce désir vulgaire de ce plaisir coupable de ne faire que pour soit ce qui n'est pas un monde car il suffit d'un doigt |
AMOUR PROPRE
Septembre 28,2002, 7:55 pmVIE PARALLELE
Septembre 28,2002, 11:12 am*** VIE PARALLELE *** |
Les costumes donnés, repris et reprisés ne font de nous que des vitrines déguisées aux mains du maître noir du noeud de nos histoires papillons costumés endimanchés de croire à leur propre existence quand le vent qui les meut n'est qu'un souffle sans fin dont ils n'ont que le jeu et l'hélice en ses pâles aux insectes fébriles se donne un territoire en les mouvant d'asiles et eux s'inventent uniques, ces esclaves de chair quand il ne sont glorieux que des passages d'air et le nouveau se moque de l'ancien déjà mort et ne se perpétue que ceux qui font encore et sans cesse le tour au hasard des mouvances ne laisse des esquisses que rêves d'existences |
EPEIRE
Septembre 7,2002, 4:43 pm*** EPEIRE *** |
J’ai posé mon doigt fin aux soies que j’ai tirées sentant ces vibrations de toi qui m’attiraient et sur chacun des globes de mes centaines d’yeux il n’était qu’un reflet qui dévorait tous ceux que les astres donnaient à toi qui te mourrais sur ma toile de lune qui diamant t’amourait de ces fines fibrilles qui partout sur ton corps t’entouraient d’un cocon pour que tu puisses éclore entre mes lèvres noires et mes pattes où dansent tes cris que moi j’étouffe aux fils de ma démence et n’aspire de toi qu’un nectar qui n’a plus que ce seul suaire blanc que je t’ai dévolu et quand ne reste rien de la bouillie infâme qui m’inspirait de toi en t’appelant ma femme je délaisse la tombe qui vide au vent se meurt, m'en retourne arachnide au fond de ma demeure |
CONSCIENCE
Septembre 7,2002, 4:37 pm*** CONSCIENCE *** |
Qui a volé le mystère du tombeau des Roi ne laissant que poussière au fond de leur bois Qui n’a plus fait d’amour qu’un corps caverneux et de notre cœur plus que veines bleues Qui a volé ta Foi en criant Seigneur ! et fait de tes chairs un cancer de peur Qui habille ton rire de l’acier d’un dogme qui t’as fait vomir sur l’avenir des hommes Qui a emporté en torrent la pluie gravé dans le marbre le sang de nos vies Qui a su comprendre et vendre notre âme à cette vérité que dicte un programme qui a su prédire comment sur ma joue s’écouleraient mes larmes sans savoir leur goût qui a su répondre aux mots inconnus en volant ses rêves de savoirs voulus et n’a plus en mains qu’un vide rempli de vœux envolés, d’espoirs accomplis qui n’a fait de moi qu’une seule équation qu’une seule hypothèse, celle d'avoir raison et moi qui la suis j'embrasse son erreur de faire de nos vies des détonateurs qui a fait de nous ce rien que nous sommes et nous a appris qu'on était personne |
JUSTE POURRIR
Septembre 7,2002, 8:33 am*** JUSTE POURRIR *** |
Le cimetière éventré de tombeaux éventés Se fout du visiteur et son rire édenté de pierres dont la mâchoire s’est brisée de silence a planté ses crocs noir sur la chair qu’on lui lance et le marbre a mâché les restes de ces corps et a mangé d’abîmes les déchets qu’il dévore Les tristes désaccords qui sont fait pour lui dire qu’une nouvelle offrande était laissée pourrir n’est qu’un cadeau de plus que l’énorme intestin du monstre va broyer pour n’en laisser plus rien que des gaz, feux follets qu’il éructe et recrache par tous ses pores cette mort, flatulence qu’il ne cache que par les croix, ces cibles apposées sur la viande qu’il mordille en bavant attendant qu’elle faisande lorsque de nouveaux pas sur sa langue ont posé leur goût de douleur et de souffrance ankylosées Il détourne un instant son regard vers chacun appréciant la valeur de ce qui sera sien puis grogne et s’ouvre ; il sait que pour moi est le deuil et son palet de glaise pourlèche le cercueil avant qu’une dent sale ne vienne fermer le trou commence sa salive à sourdre des écrous |
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