LIENS
Juillet 12,2003, 7:11 pmCARESSE
Juillet 12,2003, 4:59 pm*** CARESSE *** |
De ses yeux prisonnier l'astre lune qui luit fendus de larmes noires qui les griffent de nuit regarde et mon reflet en eux se fait lumière quand ils luisent aux feux de mes sombres prières. Sa patte en jade agile à posé sur ma peau laiteuse ses coussins qui masquent les couteaux qui saignent de sillons, mes doigts qui sont perdus dans l'abîme et le soir où ils ont disparus, sous la fourrure au jais qui ceint son corps si fier, me toise le félin et n'offre que mystère à mon âme et la berce en doux ronronnements pour me faire avec grâce, cadeau de ce moment. |
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MOUROIR
Juillet 12,2003, 4:47 pm*** MOUROIR *** |
Une fenêtre sale aux pluies de tant d'années Un papillon de soie, pattes en duvet blanc bat de l'aile et bourdonne en écrasant ses flancs près d'un vieux pot de fleurs dont le temps a fané la couleur. Fausse rose, abimée, pauvre soeur comme lui de poussière, son plastique se moque du piège dont la glace ne vibre de ses choques Se bat, triste combat au miroir oppresseur l'insecte dont la lutte a grondé puis s'arrête à la plainte du mur où il heurte sa tête sur le dos tente encore d'attrapper de ses pattes le froid hublot de verre que convulsif il gratte et puis meurt tas blafard dans un coin replié entre les mégôts gris et les déchets d'un soir sa lumière passée est maculée de noir |
DESTINATION FINALE
Juillet 6,2003, 8:24 pmCelle qui n'avait pas de prénom a fait graver sur ma peau pâle un peu des mots qu'on ne lisait qu'au tréfond de ses yeux d'opale Elle qui avait des larmes telles qu'elle pouvait inonder mon coeur battre ma peau, laver ma vie, m'emmêler l'âme entre ses pleurs Celle qui n'avait pas de famille et à qui j'ai donné la mienne un peu du bonheur qui ne brille que lorsque ma main et la sienne ne formaient qu'une seule étoile, le centre de notre univers nos doigts refermés sur le noir, d'où ne naissait que la lumière Lorsque son âme à mon chevet me faisait aimer l'existence de cet amour dans nos regards, de cette vie en sa présence Celle qui avait ces imbéciles et se payait de leurs pulsions pères de familles se soulageant avant d'aller à la maison embrasser leurs fils et leurs filles, l'embrassaient elle un peu partout en remplissant le vide dont eux, ils ne percevait que les trous... que l'on pansait de nos deux coeurs au bandage de notre bonheur en leur faisant dès qu'ils partaient, avec plaisir, des bras d'honneur et puis moi je t'avais promis un long voyage en amoureux j'y avais perdu un ami mais gagné de l'argent pour deux mais il a fallu que tu tombes ce soir d'hiver sur ce taré que j'ai trouvé avant les flics.. qui a souffert.. mais pas assez Toi qui n'avait pas de prénom, à part celui du souvenir que je revois de la prison où se pourrit mon avenir Nous qui n'avions pas d'autres rêves.. que d'être heureuses et pour toujours Nos dernières paroles s'achèvent sur cette croix d'un autre jour.. que j'imagine de ma cellule, où je voudrai bien te rejoindre et les billets pour ce voyage eux ne manquent pour t'atteindre.. |
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