LE VENERABLE MEURT


*** LE VENERABLE MEURT ***

Anguille serpentine se déhanche filiforme
Sifflement de la scie sur le front du vieil orme
Suitant de larme jaune, de pulpe blanche et grise
Se maintient, droit mais vieux aux dents qui l’agonisent
Ses longs doigts secs ont pris racine avec de l’air
Crucifiés par les cieux, l’acier taillant sa chair




Pature inutile


***PATURE INUTILE***

Filament barbelé à ma bouche est prison
clôturée que l’on saigne, arrachée n’est que plomb
d’imiter ce que bêle à mes yeux de que vaut
ce muet Roi qu’on appelle pour sauver le troupeau
et le tondu miracle des bêtes aimant sans bruit
ont marché abattues, suppliant avec lui
des carrosses de peine à leurs reins cabossés
les abîment en silence de qui vivre ne fait
et l’haleine d’eux seuls a laissé du message
enchaînés, avec eux juste un loup dans nos cages



HACKER PERDU


*** HACKER PERDUE ***

Devant mes yeux s’éclairent, pulsent les mots et pages
dont les codes se pressent a mes doigts donnant vie
dans la lumière honnie s’impriment en visages
les phrases sans paroles d’une âme sans amie
De ce masque de fer qui avale à mes mains
les mots de mes pensées, le mystère à mes sens
prédatrice, me repais aux secrets de l’humain
troupeau que je libère, cri muet de ma présence
De ces secrets volés à ceux de leur système
que mes doigts assoiffés entrouvrent et se retirent
des gardiens affolés, frères perdus que je n’aime
plus, vendus, prisonniers au rêve de martyrs
et de prendre avec eux l'ombre qui d’eux se moquent
duel aux touches d’ébènes, pressées, claquent et se taisent,
leur répond en silence de mots sans équivoque
qui les envois meurtris les clouant à la chaise
de la médiocrité, moi mon trône est perdue
sur une autre planète ou le libre est un du




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