AMOUR VIOLETTE


*** AMOUR VIOLETTE ***

Ne brûle pas tes larmes à la flamme des cieux
bleus, vers qui nul n'aura l'espoir de rêver mieux.
Laisse donc à leur astre ces vides qui ne peuvent
rien aux corps dans le tien, qui avides se meuvent.
Fais de ceux qui ne sont et ne font rien pour toi,
d'aveugles illusions et ta main dans mes doigts.
Que leurs sueurs sur ton dos soient nos matins d'hier,
où l'eau de la rivière y brassait pas et pierres
et que leurs souffles froids qui te brûlaient la peau
ne soient plus que nos voix, qui leur tournent le dos.
Pour que fleur qui se meurt sur un drap trop étroit
s'échappe sans douleur de leur bras qui ne voient
le jardin où tes yeux n'épousent que nos rires,
pour eux, un adieu, pour nous un avenir..
Image Hosted by ImageShack.us



EPOUX VAMP


*** EPOUX VAMP' ***

Aurore lève-toi par les dieux et les saints,
que la lumière du jour brûle chacun des siens
Horreurs de la nuit, ombre tapis
Se cache au fond de quelques caveaux maudits
L’heure du festin avance et lorsque la nuit,
commence et arrache le jour,
se lèvent les légions aux ténébreux atours.
Une femme parmi eux, ange de mort,
une nuit entre en ma demeure, encore.
J’ouvre, la guide, l’éclair.
Elle est belle et terrifiante.
Ses mains, ses yeux, sa bouche tentante.
Ses yeux me fixent et j’ai envi,
d’elle, ses yeux, son corps, une nuit.
Ces yeux...
Elle dépose ses mains sur mon ventre brûlant,
le froid de ses ongles m’écorchant
la chair de mes bras, le sang à mes tempes bat
mais ces yeux ne me quittent pas.
Mon dieu, j’ai froid, rapproche toi.
J’ai besoin de ses yeux à présent,
qu’elle me donne son corps, je lui donne mon sang
Reste auprès de moi déesse, tes yeux...
...ne me quittent pas, je le veux
Je n’y vois plus à présent.
Au fond de mon âme ces yeux fixement.
Je la sent s’approcher de mon corps déchiré
et ses lèvres s’entrouvrent par ma mort attirées.
Ses crocs elle rapproche et déchire ma peau.
Ses yeux sont beaux
lorsqu’elle lape le sang chaud
Coule de mes veines, sans elle le frisson
de la vie n’est qu’abandon.
J’ai perdu mon dieu désespoir.
mais surtout j’ai perdu ses yeux, il fait noir.
Impossible horreur...croire,
impossible aurore.. voir
Image Hosted by ImageShack.us



L'ILE AUX SIRENES

*** L'ILE AUX SIRENES***

Sans visage s’enfuir, le front perlé de nuit
Un masque clair, rose de chair parée d’ennui
L’avenir perdu aux souvenirs passés
Drapé de sombre, cerné d’enfer, d’ombres massées
Courir au vent du précipice quand sous mes pas brusquement crissent
Les restes calcinés de l’acier martelé
La perte de sa voix, en soi, écartelée
Quand la lune moqueuse éclaire dame impolie
Le noir de nos idées et les cachots de ma folie
Fou rire au champ de l’injustice, se replier sur son supplice
Quand poussent des bleuets tout surgissant des flammes
Aux bras des sirènes qui susurrent à mon âme
Répond au tonnerre un claquement de chairs
Un bruit froid, sans merci qui me noie de lumière
Image Hosted by ImageShack.us



FEU AUX POUDRE

*** FEUX AUX POUDRES ***

Tu me consumes au plus profond de mon âme
poudre d'argent et blanche flamme
Quand j'ai froid, quand je suis seule je pense à toi
Je te prends quand j'ai chaud et tu me fais froid
dans le dos...il y a longtemps je voulais t'arrêter
Crié, idiote, finie, je l'ai juré
C'était il y a longtemps je crois je t'aurais
sous-estimé ou peut-être ai-je cru
que je trouverai d'autres saluts
mais il n'y a eu que toi
qui m'a tendu les bras et envahi de joie
mon amie tu m'as vendu l'espoir
mais chaque fois après je retrouve le noir
je suis esclave de ta liberté
et tu restes ma chaîne dorée
Je n'aime plus personne car ne connaît que toi
Je vois par toi, je vis comme ça
Je meurs aussi, je suis seule et j'ai froid
qui pourra me réchauffer cette fois
toi ?
bon d'accord, une dernière fois...
Image Hosted by ImageShack.us



CADAVRE EXQUIS

*** CADAVRE EXQUIS ***

Doucement déposée sur ses lèvres ouvertes
j'ai le goût de sa peau toute à ma langue offerte
Pulsent mes ailes d'ange à ce met délicat
me retrouve frôlant sa hanche de mes doigts
micas. Un souffle d'air berce leur duvet d'or
quand je l'effleure à peine d'un battement de corps
slalomme entre les gouttes de pluie, perles mouvantes
sur les poils ambres luisent, leurs formes vascillantes
bois à leurs fins diadèmes, sillonne l'ourlet blanc
frôlent mes pattes ébènes au carmin le bordant
mais brusquement s'agitent les herbes érigées
et caressent lassives la vestale allongée
et des abîmes noirs se pressent silhouettes
dont la griffe s'abat au dessus de ma tête
me font peur. Je m'envole grosse mouche anthracite,
troublant l'air, bourdonne, d'un grognement de fuite
au dessus de la femme peau laiteuse immobile
dont la verte marée et les ombres subtiles
du matin au grenat, du soleil ouvrant l'oeil
impoli dont les feux embrassent le cercueil.
mais les sombres en cercle la larme au garde à vous
ferment les yeux, parlent, et ferment le trou
qui l'avale lugubre, ténèbres et enfers
éloigne les insectes et la vie de ses chers
Leur laisse un souvenir mordu de marbre froid
d'une beauté lunaire morte et belle à la fois
Image Hosted by ImageShack.us



PAPILLON BLANC

*** PAPILLON BLANC ***

Une femme air affolée, blafarde et essoufflée
regarde
La lune dans ses yeux frissonne à son reflet
de peur
Le flanc couvert de marques. De sang carmin mordu
d'échardes.
La main sur la poitrine, de froid, d'horreur perdu,
son coeur,
précipite ses pas, pieds nus battant la terre
si froide.
Les ronces qui la giflent, ses cheveux d'or lacèrent
ses lèvres
se voilent de mystères qui étouffent le monstre
malade
dont les yeux la transperce de leur clignement d'ombres
de fièvre
qu'éponge la forêt, sa gueule aux crocs des arbres
aïgus
la fait fuir, un espoir qui la tient. Voix macabre
du vent
supplie, se cogne trébuche et se relève aveugle
perdue
tombe dans l'eau troublée du lac aux larmes seules
mouvant
de ses regrets aux vagues, couture en geste brusque
puis noie
dans le silence à l'oeil de l'eau au blanc son buste
surnage
sa chevelure d'algues ambrées au fil qui berce
chatoie
et tremble la lumière qui, refermés,carresse
ses doigts
Image Hosted by ImageShack.us



VAUTOURS

*** VAUTOURS***

Aujourd’hui les aigles sont devenus vautours
leurs dignes blanches têtes, leurs majestueux atours
plongés dans les chaires d'un cadavre pourri
et le sang ruisselant sur les rêves qu’il nourrit
En cherchant la vermine, oubliant qu'en cette heure
les feux rois des cieux sont tombés sans honneur
Englués dans une mare aux flots noirs et visqueux
tentant par Dieu d'en faire un repas digne d'eux
Mais oubliant que la proie et ses pauvres viscères
Font ressortir encore les horreurs, les misères
D’une dame sculptée qui s'efface violée
Un pygargue s'écrase en tentant de voler
Image Hosted by ImageShack.us



Page :  1