Ouais elle s'est barrée mes yeux.. Et elle m'a boulet le coeur Un regard de travers et un pied en demeure Un gros poing sur mon nez Un point final d'ailleurs C'était bien terminé Ça fait mal et j'ai peur T'es vraiment qu'une ordure Et puis c'est moi qui pleure Si tu crois que c'est dur Et que c'est moi qui meurs Fais bien gaffe ma jolie Toi que j'appelais ma soeur Une griffe sur ton lit et ta rancoeur ta baffe tout juste après l'amour c’était pas une farce même si ça tourne court tu voulais qu'on le fasse mais on m'appelle folie et tu sauras pourquoi non, personne , jolie personne ne me jette moi Un sale chat dans les pattes miaule j'en fiche un cou mais moi j'avance pas moi je pensais à nous c’est glauque ça pue dehors ça sent la pisse, la mort moi j'ai la robe usée.. le mal de l'abusée oui satan m'a baisé mais c'est pas terminé satan aussi il me connaît ça fait longtemps que j'me l'suis fait tu m’entends ? derrière tes vitres sûre que t’es là.. quelque part à me voir vaquer seule dans le noir tu m’entends..sûr que tu ris que tu ris de moi dans le soir à faire la pitre au milieu des poubelles sûr que tu ris pucelle de me voir ainsi.. je prends.. une brique je la balance.. raté mon coup.. t'as de la chance.. claque.. tombe sur le pavé.. j'ai la main pleine de sang séché.. bizarre.. j'ai mes cheveux blond dans les narines qu'au moins il me bouche cette odeur.. de latrine y'a un gars glauque qui me regarde.. et un vieux poivrot qui écluse sa bibine.. s'ils me suivent je leur coupe les.. un pigeons passe, ce qu'il est laid.. lui manque une patte.. moi j'aimerais bien..voler.. j'ai encore ta sueur sur ma peau.. le grain de ton corps me gratte je te jure que si.. je me retourne mais je suis trop avancée dans la nuit.. tu n'es plus là.. ni ton appart' il n’y a même pas la lune, pour éclairer mes idées sombres tu m’entends la brune.. moi je baise avec ton ombre. tu m'entends ?.. tiens j'ai des tâches.. grenat sur ma robe..au réverbère je frotte mais ça part pas.. ma soie berbère ne me lâche pas ! pas toi en plus..déjà hier.. moi qui croyait avoir trouvé.. de l'or.. de l'or dans mes souliers.. je marche, une crotte de chien.. la vache c'est dégueulasse, et puis je n'y vois rien mamie disait que j'ai des yeux vert d'olivine.. si elle était aveugle..à quoi ça sert mine mes heures, mais arrive enfin.. au port..les bateau dansent.. dans les lumières des bites éclairent le corps d'un marin qui dort, sale cuite.. j'avance vers l'eau.. sent la marée.. envie de vomir.. c'est pas vraie, vomis dans les poissons, le sel de mes regrets plus que notre passion pique la bouteille au matelot dormant regarde le couchant.. la bois la boisson poison.. qui m'emmène.. oh qui m'emmène si loin d'un monde.. dans un univers au ballet ou la beauté chaque seconde.. éclate en bulles de savon.. sirupe le long de mes yeux clairs au bas de mes joues qu'elle berce de lumière.. de bonheur heureux.. de chat caressant mon corps de sphinx à l'écueil de mon buste, au firmament du flot inondant mon larynx j'ai les doigts s'égarant sur le matelot dormant, prends peur, se réveille et bascule, pas dans le rêve.. dans l'eau plouf du doc pétrole reprends mes esprits souris folle... reprends la bouteille danse sur les quais... adieu ma soeur.. à ta santé.. adieu.. mon amour je te hais vieille pouf... le marin surgit.. dégoulinant de flotte.. un chapelet d'algues autour du cou.. je rote... lui au regard..fou puis tout à coup... tout s'effondre ma machoîre.. quelle fût donc la fin de l'histoire |
GERMAINE SANS HISTOIRE
Mai 31,2003, 3:49 pmFLEUR DE LAITUE
Mai 18,2003, 8:19 pm***FLEUR DE LAITUE *** |
Quel jour est-on, aucune idée.. Quelle année et quel mois ? Les oiseaux ont posé leurs pattes aux barbelés qui entourent mon coeur et la cour encerclée. Ils ont chanté pour eux et se moquent de moi.. Quel jour est-on ? Quel jour est-on ? Je ne sais pas... Le geôlier me regarde, moi je vois les oiseaux Je ne suis pas un saint..au moindre doute il sait Le geôlier me regarde.. il ne voit que barreaux qu'il tuera l'assassin qu'il emmène pisser Les trois moineaux s'envolent, en pépiant, libres tournent au dessus des menottes et des chaînes d'acier qui se dressent en grinçant sur le sol sombre tourbe Quel jour est-on ? Je ne sais pas.. et mon bandeau me gratte cet oeil n'est plus bon qu'à pleurer..la vie est plate Il y a toujours un pissenlit qui a poussé comme par hasard entre l'enfer de la prison et cette terre en désespoir J'avance encore.. cabane miteuse en triste bois Gravée de rêve et de prières que je ne vois Pousse la porte..puanteur infecte de ma vie est écrasée à son passage la fleur sans bruit Disparaît referme la porte et mes doigts sous la cuvette Quel jour est-on ? Quel être est-on ? Quelle mort a-t'on ? ressort lame d'argent, couteau logé sous la lunette le fait danser dans mes poings liés, pense au maton pense aux oiseaux, pense aux barreaux de la prison ouvre la porte |
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