*** LA VOYANTE *** |
Creusée d’un monde et laide, sa gorge chevrotante Traînant sa canne à l’aide, aveugle la voyante, Lit la paume si douce que la fille a posé Dans sa main. Le vieux pouce et sous sa corne usée suit les folles lueurs d’orbites sans diamant aux grès de la pucelle, égrainent ses amants Et dans cette cabale, entre ses regrets clos Entrevoit de voler le mal à ses dieux faux Son ongle à l’os agile, au clair de la peau pâle Se charge de sa bile, et la fin virginal Promet à la donzelle un destin fabuleux Alors que l’avenir se tient devant ses yeux |
LA VOYANTE
Avril 29,2002, 5:04 pmVIE POTABLE
Avril 29,2002, 1:47 am*** VIE POTABLE *** |
De la vapeur qui se condense, plus que des larmes de souffrance Sur le miroir taché de sang s’est écoulé son pleur d’enfant et le reflet de ce passé où ont glissé ces doigts glacés a pu figer de son image le regard triste et sans visage de la femme aux brumes d’un bain dont la chaleur lasse les mains ne masque plus le marbre froid ou l’eau s’écoule entre ses bras fait un murmure à l’abandon de ses regrets que nous fuyons et vient sous la plainte des portes triste sanglots d'amours mortes maudire le monde d’être si seule et s’écouler de son linceul pour dire que ses mots sont perdus la source, lasse, qu’elle n’est plus |
INTOUCHABLES
Avril 29,2002, 1:43 am*** INTOUCHABLES *** |
Les enfants Dali se traînent et hurlent Maudissant la vie qui toujours les brûle Et séchés d’erreurs, racornis de haine Ces amas de chair au bout de ces chaînes Membres qui se tordent, monstre grimaçant Figure d’un sourire horrible du temps Ont leur peau tracée de couteaux de glaces De peurs insensées tailladant leur face Et leurs dents brisées en forêts immondes Plaie déracinée, dévorant le monde Grincent de ne savoir déchirer d’un cri Le silence sans fin qui toujours les suis Le tissu qui bat, au vent de leur souffle Ne les masque pas, comme leurs yeux qui souffrent Et de ces humeurs, la meute des ombres a souillé les fleurs avant de les tondre Au milieu des restes un rire en écho A figé leurs gestes, en montrant leurs os Et tous retournés vers le vide immense Leur rire insensé, infâme ensemence La nuit qui éclate en sanglots de pluie Heureux tous ses morts découvrent le bruit Et chacun se gorge et gonfle son corps Des larmes qu’ils piègent et gardent en trésor Baudruches vomissent à chaque nouveau pas L’illusion qu’esquissent mais ne cachent pas Les cadavres noirs d’une nature pourrie Au fond de regards toujours pas de vie |
UN NOUVEAU MESSAGE
Avril 29,2002, 1:35 am*** UN NOUVEAU MESSAGE *** |
Deux milles réplicats pour une seule idée noire Des millions de constats comptant comme un milliard Des années de données, s’accumulent et meurent Dans le vide insensé d’un seul mot qui demeure quand tout est balayé sous le fardeau pesant D’une seule vie qui s’effondre et m’écrase en tombant Sur ce message infime, un mot dans le silence Un rien dans l’univers, un appel en absence Et l’infâme que nous fîmes, l’éternité de croire Au bonheur que nous prîmes, en devient dérisoire Et il résonne en moi, pour dévorer d’échos ce vide qui avant prenait vie de tes mots |
VIE POTABLE
Avril 29,2002, 1:32 am*** VIE POTABLE *** |
De la vapeur qui se condense, plus que des larmes de souffrance Sur le miroir taché de sang s’est écoulé son pleur d’enfant et le reflet de ce passé où ont glissé ces doigts glacés a pu figer de son image le regard triste et sans visage de la femme aux brumes d’un bain dont la chaleur lasse les mains ne masque plus le marbre froid ou l’eau s’écoule entre ses bras fait un murmure à l’abandon de ses regrets que nous fuyons et vient sous la plainte des portes triste sanglots d'amours mortes maudire le monde d’être si seule et s’écouler de son linceul pour dire que ses mots sont perdus la source, lasse, qu’elle n’est plus |
PAP'AILLON
Avril 29,2002, 1:29 am*** PAP'AILLON *** |
Las, tout autour du phare les vagabonds errants Veulent pénétrer la gare de leur lanternement Les papillons usés aux ailes défraîchies Grises ombres abîmées se sont saoulées de lie Dans le ravin crasseux des élytres qui saignent Montrent les vrais cadavres qu’on dit des fausses peines Car nul n’est carabe, chacun range en son sac Maculé de sa fange, défraîchis anoraks Et cachés parmi tous les déchets d’une vie Au fond tout en dessous, un scarabée s’enfuit Les gendarmes rougeauds, masque noir et leurs glyphes S’amoncellent à l’abri pour bousculer, chétifs, les malappris malheurs qui souillent la vision D’un paradis sur terre, ces rebus de nations |
DEIFIE MOI
Avril 29,2002, 1:25 am*** DEIFIE MOI *** |
Plus mes textes sont beaux et moins vous les aimez au jardin des idiots on prise son reflet Mes écrits sont divins, la critique des hommes est un grand vin goûté par des bêtes de somme C'est le nouveau qui naît et l'ancien qui refuse en renâclant borné, ma beauté qu'il accuse Baudelaire en poussière et Rimbaud sont heureux d'être morts pour me plaire, médiocres vaniteux Inégalée, sublime en refermant leurs tombes à coup de rimes où n'est que fiente de colombes qui n'habille plus d'eux qu'un deuil en formulaire récitation bornée d'un orgasme scolaire et les feuilles longues qu'on peine à ramasser d'écrits qu'on parachève de ces fantômes usés ne laisse apercevoir que ce dernier message d'humanité stupide qui ne voit le passage d'une femme génie, filante solitaire dans les affres infinies que le fade veut taire Restez donc à vos pierres tombales les enchaînés la beauté n'est sur terre que pour être damnée Gardez donc vos crayons, coloriages enfantins quand moi je vous offrais le monde de ma main |
BAGUE D'JACK
Avril 29,2002, 1:20 am*** BAGUE D'JACK *** |
Au fond de mon enfer il est minuit passé J'éventre la prison qui fait de mes pensées Un gros shaker de rêve le rire qui m’éviscère Remonte mon sternum et racle mes artères Gribouille et repeint tout d’un gros postillon noir Il est minuit passé et d’Jack est en retard |
LUNE ROUSSE
Avril 29,2002, 1:12 am*** LUNE ROUSSE *** |
Au travers de ce ciel à poil sous ton pelage, Je t'entends me dire nous, prédateur, mon visage, Sur nos corps éclairés aux stores qui nous dessinent Laisse nos peaux marquées de l'amour que nous fîmes Et nos côtes saignées brusquement se sont ceintes Et ma bouche est la gueule qui me hurle ta plainte : Miroir maudit, miroir, mensonger qui luit d’or Messager soit maudit ! Non pas encore ! Un cri dans la nuit, chasse les bêtes qui regardent Lèvent leur musque froid et sur moi meute darde Le meurtre d’un passé, le présent qui m’enferre Transforme monstrueux, mon âme en meurtrière A genou. Tu relèves, crocs qui hurle ta fièvre Tu dévores la louve, et m’écorche les lèvres Chien, je m’arrache enfin de toi, ton cou maudit Chacal a fait de nous, la bête que je suis ! Hurlant tu peux crever, je ne pleure plus de rien La nuit s’est déchirée, la lune levée, mes mains Sont des griffes qui se terrent, lacèrent et se débattent Bonheur abjecte qui s’enfonce et se rétracte Et sur ma gorge, livre, la salive moqueuse a fait de moi charpie, un monstre monstrueuse et le regard des spectres, Munch mimant l’horreur ont caressé ma tête, en jetant ta carcasse ont vomi les rimeurs, à l’aveugle grimace et me tenait en laisse leur collier que j’emmerde La maison est détruite, le monde est raturé Toute fuite rebute le prédateur. Ecorche aux grilles qui l’encagent chacun de ses reproches le lit minable et froid où on l'a capturé la pute sans lendemain qu’il sera, qu’il l’était |
TOUT A TOI JE NE SUIS PLUS
Avril 29,2002, 12:56 am*** TOUT A TOI JE NE SUIS PLUS *** |
Ô doux, tigre du Bengale A mis sa bouche grise Et sa gorge animale Sur l’aube de mon sein Ô doux souffle tamise A l’aulne ce refrain, des cigales, m’a mise, en ton coeur et ta faim Ô doux souffle me livre Ramène et me ravit Ranime et me rappelle L’envie vaine de vivre Ô doux tigre du Bengale A toi sous l’orge prise je m’égorge fatale Froide morte et promise Ô doux souffle s’est teint S’éteint et en mourant Teinte le chant des chiens La prairie de mon sang Ô doux souffle prisé Cadavre, morte et belle Moi mordue mais brisée Tu me dévorais d’elle Ô doux tigre royal La meute se rapproche Hyènes-t'en riant pâles M’écoeure quand tu m’écorches Ô doux souffle tu sais Qu’à ton souffle l’émoi C’était moi qui fuissais Mais je te fuyais toi Ô doux tigre du Bengale Gravé là dans mes chairs Dévore moi l’image Et reflets que j’enserre Ô moi, femme et feu de Bengale je suis là pour te plaire dévore moi j'ai mal s'il te plaît pour te plaire |
EXSILENCE
Avril 29,2002, 12:29 am*** EXSILENCE *** |
Y’a pas d’histoire sans ombres et pas d’ombre sans rire Qui fracasse en secondes les espoirs que l’on mire Y’a pas d’homme assez fort pour porter son absence Pas de mort assez belle pour pourrir en silence Y’a pas de peau qui savent la douleur qui te tue Pas de cœur assez chaud pour brûler tout ce pue Y’a pas d’autres moyens et pas d’autres façons Y’a pas d’autres douleurs que d’aimer sans raison Y’a pas d’autres blessures pour brûler d’ignorance Que cracher les gerçures de sa propre existence Y’a pas d’autres rengaines, y’a pas d’autres renoms Que les autres sirènes qui copient et se font Y’a pas d’autres présence qu’un cliché à la chaîne Les ratures imprimées, différents de nos haines Y’a pas d’autres regards que la tache que nous sommes Perpétue, usinés les tirage que l’on gomme Y’a pas d’autre regard que le tien dans la glace C’est le monde qui se tient, aligné, sur ta face Y’a pas d’autres modèle que le tient qui pourrit Dont je vais accoucher, pour mourir avec lui |
MACHINE
Avril 28,2002, 11:59 pm*** MACHINE *** |
Marche à l’envers dans les sentiers battus Marque l’éther de cette terre mise à nue Marche à l’envers, cette fatalité me tue Les crocs crissant, raclant, crache à l’enfer terni Lèche le sol pour faire de la poussière, la suie Regarde au bas de ces miasmes veineux berbères La folie sombre n’est qu’échardes de lumière La scie d’avant arrière, couperet les entaille Le sang, le son du bois dans mes propres entrailles Des gens aux gueules qui s’écarlatent gîtant Eclatent les, embrasse juste un foré de dents. |
LES QUATRES PRINCESSES D'ALU ET D'ACIER
Avril 28,2002, 11:44 pm*** LES QUATRES PRINCESSES D'ALU ET D'ACIER *** |
Ceindre leurs lèvres fines d’un anneau de métal, Se perdre dans les yeux des filles de Nerval Et dans le feux qui luisent à cet océan, loin Rêver seule, qu’elles me disent, les mots que je retiens Se perdre à cette obole, des danses inconnues Ces peaux que nos paroles, peureuses ont parcourues Attendre de ce rire plus que ceux qui m’embrasent Le chanvre de leur jeu, qui m’attise et me toise Se perdre d’un regard qui s’esquive en disant Plus d’un millier de maux qui dérive à présent Deux mondes se rencontrent pour ne pas se toucher Deux ombres qui s’affrontent, pour ne pas s’approcher Et Babylone entoure aux yeux d’ivoire obscur Les lourdes religieuses aux cœurs qui se fissurent Et tout s’envole autour, se moquent de ces livres ne laisse à contempler que beauté qu’elles me livrent Leurs yeux sont des histoires se lisant sans paroles Et moi de n’être pas perdue parmi ces folles Je reste pendue là, sans regarder la mer En rêvant qu’elles le soient à mes lèvres de fer |
CONDAMNEE
Avril 28,2002, 11:38 pm*** CONDAMNEE *** |
Mots tendres véritables Mon chanvre se complet -t’à la si grande table A la lascivité Mon tendre carcéral Remue les heures envieuse Qui me brûle et m’éclate Aux balles orgueilleuses Hume l’odeur austère Du cancer en mon sein Et les maux de ces pères Sous mes ongles de chien |
PLAGIEZ MOI
Avril 28,2002, 11:12 pm*** PLAGIEZ MOI *** |
Vacance de talents, s’il vous plaît plagiez moi Je suis nue, je vous le demande, s’il vous plaît plagiez-moi Enlevez moi mon âme et puis prenez mes noms Enlevez moi l’infâme des mots de mes visions Vacance de talents, nager pour se suffire Noyez vous des démons que mes mots n’ont su dire Enlevez moi pour vous, schizomeurtissez tout Détruisez-vous dévots qu’à défaut on dévoue Prenez mes mots, pendez vos pseudos sous ma haine Tranchez vous d’être aimés en me suçant les veines Complaisez-vous amis d’un merci pathétique Sous des tonnes de lie mes humeurs syphiliques Se tairont d’un sourire du crâne pesteux qui dort Pour qu’on le sodomise en riant d’être mort Vacance de talent, pendus parasitaires Prenez mes maladies, sangsues perdues sur terre Donnez moi des enfants qui légions brailleront D’avoir pour seule mère les défauts de mon nom |
LE MÂCHEUR DE CAILLOUX
Avril 13,2002, 12:54 pm*** LE MÂCHEUR DE CAILLOUX *** |
C’est toi qui pleures, enfant, tu mordais la lumière Maintenant de douleurs, entre tes dents : la pierre Tu vomis à regret, l’eau vive que tu craches Des mots tordus basculent comme tes os quand tu mâches] Pénombre qui se meurt, soleil d’un œil éteint Ecornée ridicule, flaque avide se tient Près de ta peau usée, boue n’habille visqueuse Que tes lèvres gercées, pourries d’odeur envieuse Et les pores enherbés dont tu griffes la gangue Pathétiques ont glissé leurs racines en ta langue Et te tiennent muet, murmurant et muré Aveugle solitude à ta figure aurait Bien laissé signature si n’était sur ta face Déjà plus que blessures que plus rien ne t’efface |
IL ETAIT UNE AUTRE FOIS
Avril 13,2002, 12:46 pm*** IL ETAIT UNE AUTRE FOIS *** |
Chrysanthème au matin ne peut rien y changer J’ai vomi dans mes mains. Qui peut donc me sauver ? Tu rigoles et tu joues en entendant l’aveugle Qui se médit de nous ? C’est le troupeau qui beugle ! Et dans le regard fou du gardien, les brebis Bêlent et bêlent encore suppliant dans la nuit La pierre sur mon visage ne peut rien y changer Quand cesseront ces cris ? Qui peut donc me sauver ? Les soldats ont tiré le fer d’un monde en rut Sourire et regard mort de souvenirs en lutte Et toi qui vient pleurer sur le caveau glaciale A tes mains que des os et ces bouts de pots pâles Le bétail est passé, la tombe est seule au pied D’un arbre qui se tord en entendant tonner Le berger est parti et la pierre est fendue La pluie traverse et berce nos restes mis à nus Le berger est parti, ton rire s’éteint avec Nos peaux parcheminés, ridées de cœurs à sec |
MEPRISABLES MORTELS
Avril 13,2002, 12:33 pm*** MEPRISABLES MORTELS *** |
Moi je suis immortelle, alors je peux en rire de me complaire ainsi, vous regarder pourrir Vous têtus animaux, grattant la terre, de peur de ne pas laisser là, balafre de vos coeurs Moi je suis immortelle, alors je peux vous dire saigner sur le papier, n'efface pas "mourir" pas plus que tous les mots que vous gravez de plume comme l'aveugle croirait voir mieux quand il allume Et moi me moque encore des courses contre la mort le seul jeu de la vie qui les fait vivre encore la douleur minimale pour le plaisir immense de souffrir animal jusqu'à la délivrance et vos gènes se rient d'avoir créé machines si gonflées de survie et bouffie d'héroïne que chacun de vous garde sa sous-vie en trésor sous le vide infini vous vivez comme des morts ! |
NECROMANTE
Avril 13,2002, 12:20 pm*** NECROMANTE *** |
Couchée avec la mort j'ai bu son souffle humide qui pénétrait mes reins de ses relents putrides et j'ai léché ses doigts aux relents d'os jaunis m'a fait dresser les seins et ma peau dans sa suie Je l'ai laissé glisser, au fond de moi, saillante son cartilage épais, de ses ongles, assaillante et caressé désir du calcique thorax qui m'a fait jouir encore et mordre le climax Au creux de ses yeux vides j'ai promené mes mains caressé leur abîme, prenaient vie dans les miens et l'orgasme montant, ses dents noircies d'amour en filets verts et gris laissaient à leur parcours l'excitation jouissive qui m'enfonçait charnelle couchée dans ce cercueil et me glissait en elle et mon souffle accélère, mouvement convulsif soudain me manque d'air à tel plaisir jouissif et figé sur un rire imbécile et moqueur mon crâne à son image, se teinte à sa couleur |
SANS GENIE
Avril 13,2002, 12:15 pm*** SANS GENIE *** |
La femme honnie n’a plus d’amant chevet serti de ses diamants au lit défait sa main resserre le goulot froid d’un autre verre et ses yeux bleus larmés d’amour ne brillent plus à nouveau pour un autre reflet dans la glace qui seule renvoie, moqueuse, en face le triste portrait d’agonie d’un mauvais peintre sans génie là dans le champ de ses draps morts elle se prend à s’éprendre encore mais tout n’est plus que parodie Sur le tableau, seule, elle vomit |
REPAS FROID
Avril 13,2002, 12:10 pm*** REPAS FROID *** |
Le monde est mort sans qu’on le sache plus que pas d’ombres sur les marches Les détritus volent et tombent Dans le silence soufflant des tombes Et dans les rues sifflent et claquent De vraies affiches, de fausses marques Partout que lampadaire éteint par ce vent froid qui n’étreint rien et sur les pavés qui soupirent usés, lustrés, notre avenir |
ENCHAINEE
Avril 13,2002, 12:04 pm*** ENCHAINEE *** |
Minable égérie, pauvre fillette aigrie Défile enflammée, souillure que je suis Viande embrochée tire sa chaîne et supplie Bravo bravo joli coup et la foule applaudit ! Misérable déesse croyant être immortelle Pas de la haine… oh non la haine est bien trop belle ! Là dans la cage immense, on jette en jais de pierres des poèmes et la boue croyant la rendre fière et moi baisant la terre, gisante à mes genoux mon image… prostituée comme je le suis pour vous ! c’est pour toi mon amour que j’ai violé ton cœur que j’ai écrit pour nous, pris pour moi, "quoi ?" tes pleurs... ] pourquoi ! Tu veux que je sois fière de ma vie explosée jolie plume ! Ah bravo ! Que j’aime ta joie crevée modèle exposé là comme un monstre affublé de toutes les tares du monde, toi je t’aime la tarée ! Mais gardez donc vos mots que je cherche en hurlant Chacuns à vos tombeaux et chacuns les fuyants ! Laissez moi là sauvage ou croyant encore l’être Pourquoi vous m’exposez à ma prison de lettres ? Laissez moi mes barreaux que je me tue contre eux Laissez moi ! Je vous hais ! Vous me sciez avec eux ! |
Page :
1