La foi est cette intelligence qui saisit l'être lorsqu'il réalise que le monde qu'il perçoit n'est pas la réalité, et qu'il est lui-même la réalité qu'il cherche. Même si cette réalisation n'est pas complète, le seul fait d'être caressé par son aile suffit à changer le cours d'un destin. La course sans fin vers un but projeté est brisée dans son élan. La verticalité vous saisit tout entier et illumine votre intériorité. Le cours de la vie est effectivement changé, puisque les énergies ne sont plus dispersées pour courir après des mirages. De ce point de vue, la foi est guérison, puisqu'elle libère du mirage de l'individualité. Les montagnes sont alors soulevées et transfigurées, ne pesant plus sur les épaules de celui qui croyait porter l'univers. Il comprend alors que c'est l'univers qui le porte, et est, dans l'instant, affranchi du poids encombrant de la responsabilité.
Jean-marc Mantel
Cette intelligence qui saisit l'être...
Décembre 31,2007, 10:18 pmL'impensable réalité de Jean Bouchart d'Orval
Octobre 28,2007, 8:57 pm
L'IMPENSABLE RÉALITÉ
La physique et la sagesse traditionnelle
Retournement sans précédent : la physique est de plus en plus forcée d'avouer que, finalement, il n'y a pas de « choses » dans l'univers ! La mécanique quantique et la relativité n'ont même pas fini d'ébranler nos images classiques que de stupéfiantes percées théoriques sur l'origine de l'univers - sur le point zéro - tendent à montrer que celui-ci est essentiellement non « physique » et intemporel. Plus aucune image ne tient. La physique est en train de faire plus qu'un joli clin d'œil à la sagesse traditionnelle. Nous touchons ici au mystère de l'éternité et de la lumière consciente.
Face à la restriction que sont tous les modèles scientifiques et la caricature que sont les religions extérieures, et devant l'agitation et l'angoisse croissantes de nos vies, L'Impensable Réalité invite à la maturation tranquille et joyeuse du regard. Dans ce contexte, il attire l'attention sur un courant spirituel encore peu connu en Occident et qui coule aisément dans le lit laissé vacant par la physique moderne ; la formulation du shivaïsme tantrique du Cachemire, qui a connu une extraordinaire floraison entre les IXe et XIIe siècles, atteint une puissance et une précision capables de réveiller les morts… Cet ouvrage est une invitation à regarder directement le cœur de l'univers là où il est : ici et maintenant.
L'impensable Réalité, Éditions Almora, Paris, 2006.
La physique et la sagesse traditionnelle
Retournement sans précédent : la physique est de plus en plus forcée d'avouer que, finalement, il n'y a pas de « choses » dans l'univers ! La mécanique quantique et la relativité n'ont même pas fini d'ébranler nos images classiques que de stupéfiantes percées théoriques sur l'origine de l'univers - sur le point zéro - tendent à montrer que celui-ci est essentiellement non « physique » et intemporel. Plus aucune image ne tient. La physique est en train de faire plus qu'un joli clin d'œil à la sagesse traditionnelle. Nous touchons ici au mystère de l'éternité et de la lumière consciente.
Face à la restriction que sont tous les modèles scientifiques et la caricature que sont les religions extérieures, et devant l'agitation et l'angoisse croissantes de nos vies, L'Impensable Réalité invite à la maturation tranquille et joyeuse du regard. Dans ce contexte, il attire l'attention sur un courant spirituel encore peu connu en Occident et qui coule aisément dans le lit laissé vacant par la physique moderne ; la formulation du shivaïsme tantrique du Cachemire, qui a connu une extraordinaire floraison entre les IXe et XIIe siècles, atteint une puissance et une précision capables de réveiller les morts… Cet ouvrage est une invitation à regarder directement le cœur de l'univers là où il est : ici et maintenant.
L'impensable Réalité, Éditions Almora, Paris, 2006.
Antonin Artaud : Une conception de l'art réjouissante et vigoureuse.
Octobre 22,2007, 3:43 pm
*Antonin Artaud et le Théatre de la cruauté*
Le Théâtre de la cruauté est un terme introduit par Antonin Artaud pour désigner la forme dramatique à laquelle il travailla dans son essai "Le théâtre et son double". Derrière « cruauté » il faut entendre « souffrance d'exister ». L'acteur doit brûler les planches comme un supplicié sur son bûcher. Selon Artaud, le théâtre doit recouvrer sa dimension sacrée, métaphysique et porter le spectateur jusqu'à la transe.
Selon Artaud, pour que le théâtre redevienne grave et que les évènements ne le dépasse pas, le théâtre doit abandonner le prima de l'auteur pour celui du metteur en scène. Les mots ne doivent pas être utilisés pour ce qu'ils sont, mais plutôt « dans un sens incantatoire, vraiment magique - pour leur forme, leurs émanations sensibles et non plus seulement pour leur sens».
« Il ne s'agit pas de supprimer la parole articulée, mais de donner aux mots à peu près l'importance qu'ils ont dans les rêves » . Donc, pour pouvoir s'exprimer, le théâtre doit utiliser les sons, les couleurs, les mouvements, les cris, etc.
En s'éloignant du texte, Artaud veut s'éloigner du réalisme pour pousser le théâtre à cesser de se « borner à nous faire pénétrer dans l'intimité de quelques fantoches ».
*Artaud et le Cinéma*
Dans son ouvrage "Le Temps exposé"(2002), Dominique Païni cite en exergue cette phrase d'Artaud : « Faire servir [le cinéma] à raconter des histoires, une action extérieure, c’est se priver du meilleur de ses ressources, aller à l’encontre de son but profond ».
À la question "Quel genre de films aimez-vous ?" posée par le cinéaste René Clair dans le cadre d'une enquête pour la revue "Théâtre et Comoedia illustré" de mars 1923, Antonin Artaud répond : "J'aime le cinéma. J'aime n'importe quel genre de films. Mais tous les genres de films sont encore à créer. Je crois que le cinéma ne peut admettre qu'un certain genre de films : celui seul où tous les moyens d'action sensuelle du cinéma auront été utilisés."
Déçu par le théâtre qui ne lui propose que de petits rôles, Artaud espère du cinéma une carrière d'une autre envergure. "Au cinéma l'acteur n'est qu'un signe vivant. Il est à lui seul toute la scène, la pensée de l'auteur."
Il s'adresse à son cousin Louis Nalpas directeur artistique de la Société des Cinéromans, qui lui obtient un engagement dans « Surcouf, le roi des corsaire » de Luitz-Morat et « Fait divers », un court-métrage de Claude Autant-Lara, tourné en mars 1924, dans lequel il interprête "Monsieur 2", l'amant étranglé au ralenti par le mari.
Toujours par l'intermédaire de son cousin, Artaud rencontre Abel Gance avec qui il sympathise au grand étonnement de l'entourage du cinéaste réputé d'accès difficile. Pour son film « Napoléon » en préparation, Abel Gance lui promet le rôle de Marat.
René Clair : "Quel genre de films aimeriez-vous voir créer ?" Artaud : "Je réclame des films fantasmagoriques, des films poétiques, au sens dense, philosophique du mot, des films psychiques. Ce qui n'exclut ni la psychologie, ni l'amour, ni le déballage d'aucun des sentiments de l'homme. Mais des films où soit opérée une trituration, une remalaxation des choses du cœur et de l'esprit afin de leur conférer la vertu cinématographique qui est à chercher."
(Info collectée et approuvée par Kirlian).
Le Théâtre de la cruauté est un terme introduit par Antonin Artaud pour désigner la forme dramatique à laquelle il travailla dans son essai "Le théâtre et son double". Derrière « cruauté » il faut entendre « souffrance d'exister ». L'acteur doit brûler les planches comme un supplicié sur son bûcher. Selon Artaud, le théâtre doit recouvrer sa dimension sacrée, métaphysique et porter le spectateur jusqu'à la transe.
Selon Artaud, pour que le théâtre redevienne grave et que les évènements ne le dépasse pas, le théâtre doit abandonner le prima de l'auteur pour celui du metteur en scène. Les mots ne doivent pas être utilisés pour ce qu'ils sont, mais plutôt « dans un sens incantatoire, vraiment magique - pour leur forme, leurs émanations sensibles et non plus seulement pour leur sens».
« Il ne s'agit pas de supprimer la parole articulée, mais de donner aux mots à peu près l'importance qu'ils ont dans les rêves » . Donc, pour pouvoir s'exprimer, le théâtre doit utiliser les sons, les couleurs, les mouvements, les cris, etc.
En s'éloignant du texte, Artaud veut s'éloigner du réalisme pour pousser le théâtre à cesser de se « borner à nous faire pénétrer dans l'intimité de quelques fantoches ».
*Artaud et le Cinéma*
Dans son ouvrage "Le Temps exposé"(2002), Dominique Païni cite en exergue cette phrase d'Artaud : « Faire servir [le cinéma] à raconter des histoires, une action extérieure, c’est se priver du meilleur de ses ressources, aller à l’encontre de son but profond ».
À la question "Quel genre de films aimez-vous ?" posée par le cinéaste René Clair dans le cadre d'une enquête pour la revue "Théâtre et Comoedia illustré" de mars 1923, Antonin Artaud répond : "J'aime le cinéma. J'aime n'importe quel genre de films. Mais tous les genres de films sont encore à créer. Je crois que le cinéma ne peut admettre qu'un certain genre de films : celui seul où tous les moyens d'action sensuelle du cinéma auront été utilisés."
Déçu par le théâtre qui ne lui propose que de petits rôles, Artaud espère du cinéma une carrière d'une autre envergure. "Au cinéma l'acteur n'est qu'un signe vivant. Il est à lui seul toute la scène, la pensée de l'auteur."
Il s'adresse à son cousin Louis Nalpas directeur artistique de la Société des Cinéromans, qui lui obtient un engagement dans « Surcouf, le roi des corsaire » de Luitz-Morat et « Fait divers », un court-métrage de Claude Autant-Lara, tourné en mars 1924, dans lequel il interprête "Monsieur 2", l'amant étranglé au ralenti par le mari.
Toujours par l'intermédaire de son cousin, Artaud rencontre Abel Gance avec qui il sympathise au grand étonnement de l'entourage du cinéaste réputé d'accès difficile. Pour son film « Napoléon » en préparation, Abel Gance lui promet le rôle de Marat.
René Clair : "Quel genre de films aimeriez-vous voir créer ?" Artaud : "Je réclame des films fantasmagoriques, des films poétiques, au sens dense, philosophique du mot, des films psychiques. Ce qui n'exclut ni la psychologie, ni l'amour, ni le déballage d'aucun des sentiments de l'homme. Mais des films où soit opérée une trituration, une remalaxation des choses du cœur et de l'esprit afin de leur conférer la vertu cinématographique qui est à chercher."
(Info collectée et approuvée par Kirlian).
Chronique CD :"Unknown pleasures" de Joy Division
Octobre 17,2007, 1:01 am
Voici une chronique de l'album "Unknown pleasures" de Joy Division sorti en 1979 , à l'occasion de la sortie ces jours-ci du film "CONTROL" sur la vie éphémère de leur chanteur Ian Curtis, dont la mémoire reste toujours actuelle.
A voir absolument aussi l'excellent "Dunia" de la libanaise Jocelyne Saab, film beau et courageux qui montre l'Orient sous son meilleur jour.
Le superbe "Control" sorti ce mois-ci, film biographique sur Ian Curtis rends parfaitement hommage à ce disque dont la vigueur sourde et souterraine imbibe et soutient le film d'un bout à l'autre. La musique en tension permanente des Joy Division est à la fois profondément poètique, puissante, terriblement habitée, intemporelle, sépulcrale, sombre et lumineuse à la fois...Le premier morceau "Disorder", sa ligne de basse, ses guitares tranchantes installe son climat phosphorescent et inqualifiable, nous anime d'une joie sombre et annonce dans l'urgence de vénéneuses apocalypses, avec cette voix qui se fait littéralement déchirante sur la fin. Dés le second morceau "Day of the Lords" puis sur Candidate, la voix de Ian Curtis semble nous revenir du royaume des morts à l'image du psychobilly glacé des premiers titres des Cramps."Please keep your distance..there is blood on your fingers" etc Curtis chante la difficulté de vivre avec une franchise rare.Sans auto-complaisance et sans fard.Insight s'affirme d'entrée dans une veine poètique et déclamatoire.Désespoir,lassitude extrème, minimalisme musical mais toujours l'évidence,la lumière sous les décombres :"I'm not afraid anymore"..."New Dawn Fades" et son intro qui touche aux nerfs, le chant de Curtis se cale sur la musique comme en état second, loin ,trés loin, l'intensité émotionnelle est totalement maitrisée, dans une remarquable économie de moyens.She's lost control et son intro ludique cède vite la place à un chant et un rythme entétant, le son est totalement expérimental mais l'ensemble est trés mature et tient parfaitement l'auditeur en haleine.Shadowplay marque l'aggravation des symptômes et sonne un peu comme Bauhaus, autre groupe majeur de l'époque et évoque dans ces jeux d'ombres les ambiances des caves et des usines désaffectées , lieux phares de la scène rock anglaise. Wilderness impose son élégance..toujours habitée par un Curtis en apesanteur transcendant les clichés rock comme les Doors ou Bowie le firent avant lui, avec autant de classe.Interzone nous entraine dans une ambiance un peu robotique trés rock rétro-futuriste, un recyclage de film noir en noir et blanc."I remember nothing" : dernier titre de 6 minutes.Voix étirée, demi-sommeil , on pense à l'album Faith de The Cure...autre sommet musical. Curtis chante de manière détachée et semble s'adresser personellement à chaque auditeur, un peu titubant,mal assuré.."We were strangers"..Le morceau est presque psychédélique sur la fin et s'achève sans faire de bruit, littéralement comme revendiquant une sorte de non-évenement ou de non-signification de l'album.C'est la force de ce disque de rester indifférent à toute classification abusive par les mots, sa SUBSTANCE est mystérieuse et largment insaisissable , il n'y a qu'à se laisser couler à l'intérieur de cet espace musical et le vivre....être avec.
A voir absolument aussi l'excellent "Dunia" de la libanaise Jocelyne Saab, film beau et courageux qui montre l'Orient sous son meilleur jour.
Le superbe "Control" sorti ce mois-ci, film biographique sur Ian Curtis rends parfaitement hommage à ce disque dont la vigueur sourde et souterraine imbibe et soutient le film d'un bout à l'autre. La musique en tension permanente des Joy Division est à la fois profondément poètique, puissante, terriblement habitée, intemporelle, sépulcrale, sombre et lumineuse à la fois...Le premier morceau "Disorder", sa ligne de basse, ses guitares tranchantes installe son climat phosphorescent et inqualifiable, nous anime d'une joie sombre et annonce dans l'urgence de vénéneuses apocalypses, avec cette voix qui se fait littéralement déchirante sur la fin. Dés le second morceau "Day of the Lords" puis sur Candidate, la voix de Ian Curtis semble nous revenir du royaume des morts à l'image du psychobilly glacé des premiers titres des Cramps."Please keep your distance..there is blood on your fingers" etc Curtis chante la difficulté de vivre avec une franchise rare.Sans auto-complaisance et sans fard.Insight s'affirme d'entrée dans une veine poètique et déclamatoire.Désespoir,lassitude extrème, minimalisme musical mais toujours l'évidence,la lumière sous les décombres :"I'm not afraid anymore"..."New Dawn Fades" et son intro qui touche aux nerfs, le chant de Curtis se cale sur la musique comme en état second, loin ,trés loin, l'intensité émotionnelle est totalement maitrisée, dans une remarquable économie de moyens.She's lost control et son intro ludique cède vite la place à un chant et un rythme entétant, le son est totalement expérimental mais l'ensemble est trés mature et tient parfaitement l'auditeur en haleine.Shadowplay marque l'aggravation des symptômes et sonne un peu comme Bauhaus, autre groupe majeur de l'époque et évoque dans ces jeux d'ombres les ambiances des caves et des usines désaffectées , lieux phares de la scène rock anglaise. Wilderness impose son élégance..toujours habitée par un Curtis en apesanteur transcendant les clichés rock comme les Doors ou Bowie le firent avant lui, avec autant de classe.Interzone nous entraine dans une ambiance un peu robotique trés rock rétro-futuriste, un recyclage de film noir en noir et blanc."I remember nothing" : dernier titre de 6 minutes.Voix étirée, demi-sommeil , on pense à l'album Faith de The Cure...autre sommet musical. Curtis chante de manière détachée et semble s'adresser personellement à chaque auditeur, un peu titubant,mal assuré.."We were strangers"..Le morceau est presque psychédélique sur la fin et s'achève sans faire de bruit, littéralement comme revendiquant une sorte de non-évenement ou de non-signification de l'album.C'est la force de ce disque de rester indifférent à toute classification abusive par les mots, sa SUBSTANCE est mystérieuse et largment insaisissable , il n'y a qu'à se laisser couler à l'intérieur de cet espace musical et le vivre....être avec.
D'ïle en île..Pour repartir dans le voyage ..
Septembre 6,2007, 2:07 amRentrée.Avec les plus et les moins de la rentrée...Les + et les - de la vie dans la France de 2007.Un petit texte en attendant d'émigrer sur un Blog avec plus de couleurs...
Philippe Jost, "Trouvez votre île déserte"
par P. Jost (in Nouvelles Clés)
Les côtes de France sont parsemées d’îles désertes. Des points noirs sur les cartes. Des terres d’aventures où l’on peut jouer, le temps d’une semaine ou d’un mois, les Robinsons du dimanche. En campant sous les étoiles, on affronte la nature, sa force et sa fragilité. Privé de références urbaines, on retrouve aussi le goût de l’essentiel. On y contemple nos origines en assistant au même spectacle que nos ancêtres. Une façon d’aller voir ailleurs si on y est encore.
Les mouettes font une drôle de tête. Ailes ébouriffées, cous tendus, elles jacassent et tourbillonnent dans l’azur au-dessus de ma tête. Quelle toccata ! Une cacophonie de cris rauques et perçants ! Un concerto de plumes ! À tour de rôle, elles se détachent du groupe et plongent sur moi en piqué. À chaque passage, derrière l’éclair argenté de leur bec, on distingue très bien leurs petits yeux indignés. Non sans raison. C’est la première fois qu’un intrus plante sa tente sur leur île. Et leur dignité en prend un grand coup...
Une plage de l’île Verte, un îlot noir et hostile, déchiqueté par les vents et les tempêtes, un caillou désert égaré sur l’Atlantique avec autour des eaux tumultueuses, et au milieu, cette île mystérieuse qui flotte dans la brume au large de Concarneau, dans le Finistère Sud. Pas d’abri, pas d’arbre, pas d’ombre si ce n’est celle d’une balise noire, un bloc de béton froid et lisse qui sert d’amer aux marins et leur signale la menace des hauts fonds.
Je venais d’y passer ma première nuit de Robinson et je me réveillais doucement en regardant la mer, quand les oiseaux frôleurs ont fondu sur mon campement. Début de panique. Bras sur la tête pour me préserver des assauts. Pas grave ! La vie sur les îles désertes est tissée de ces incidents fortuits qui forgent à jamais les souvenirs. Mais attention ! C’est seulement le coup de cymbales qui se détache sur un fond de symphonie. L’essentiel, c’est le scintillement des étoiles dans l’aube grise, l’odeur de la vase à marée basse, le parfum envoûtant de l’iode, le fouet des embruns sur le visage. La pureté du monde marin aussi. Le contraste obsédant entre la courbe de la houle et la rudesse des roches taraudées par le vent et parfois, quand le soir tombe et que la côte n’est plus qu’une ombre chinoise, un dernier sursaut du soleil qui irradie l’océan et vous arrache un « Comme c’est beau ! ». Parce que vous ne trouvez rien de mieux à dire...
L’île déserte ou le voyage en dedans de soi. Un rêve éveillé que l’on retrouve dans la passion enfantine des cabanes : se mettre à l’abri pour mieux se retrouver. Une mystique de la survie où l’homme redevenu enfant réinvente le monde à sa mesure, parce que, quel que soit l’endroit où porte son regard, il en embrasse les limites, et qu’il n’a nul besoin pour exister de personne d’autre que lui-même.
J’aime les îles désertes, je les fréquente depuis toujours. Pas celles des Seychelles, des Maldives, de l’archipel d’Hawaï ou de l’Océan Indien. Il n’est nul besoin de partir loin pour jouer les Robinsons du dimanche. À la portée de n’importe qui. Prenez un grand atlas pour vous rendre compte. Ou mieux, l’une de ces cartes marines qui accompagnent les navigateurs dans leurs épopées côtières. Les îlots déserts foisonnent en Atlantique et en Méditerranée. Il y a Riou, Jarre ou Calseraigne, au large de Marseille, Meabau, Holavre, Vézit, à la sortie du golfe du Morbihan et aussi les cailloux inhospitaliers de l’archipel de Houat, entre Belle-Île et Quiberon. Des points minuscules entourés sur le papier d’une pléiade de flèches et de nombres qui indiquent les courants et les profondeurs du flux et du reflux. Un univers codé que l’imagination citadine transforme en terre d’asile quand, après une traversée en bateau, on se frotte les yeux, encore étonné de débarquer dans le début du monde.
La solitude des terres désertées par les hommes est presque palpable. La brume enveloppe les rochers. La grève est parsemée de bois flottés, de troncs d’arbres entiers, de carcasses de navires rongées et polies par le ressac. Ils racontent à qui veut bien l’entendre que si l’on n’y prend garde, si on la défie, si l’on ne prend pas le soin d’apprendre ses lois, la mer nourricière vous crache à la gueule et puis elle vous engloutit.
« Si les gens sont à ce point fascinés par la mer, m’a dit un jour Cousteau, c’est qu’ils viennent y contempler inconsciemment leurs origines. » C’est ainsi qu’opère la magie de l’île déserte. En nous ramenant aux sources de nous-mêmes. Loin du bruit qui nous assourdit. Du tintamarre de la circulation. Des distractions inutiles qui ne font que combler notre ennui. Une façon de couper les ponts avec ce dont nous n’avons nul besoin. D’oublier le confort de nos cités où la multiplicité des choix qui nous sont offerts n’a d’égal que l’étendue des prises en charge dont nous bénéficions. On nous nourrit, on nous éclaire, on nous distribue l’eau, on nous chauffe, on nous transporte, on nous soigne, on nous conditionne, on s’occupe pour nous de presque tout. Mais si l’on nous délivre de bien des tracas, on nous prive aussi de notre nature.
Aller voir ailleurs si l’on y est encore : voilà ce qu’offre le séjour sur l’île déserte. Retrouver le goût de l’essentiel pendant un week-end, une semaine ou un mois. Comme une piqûre de rappel.
Chronique du Tantra éternel
Juin 20,2007, 1:43 am
***Chants mystiques du tantrisme cachemirien, de Lalla ***
Lalla est à la fois la poétesse tantrique la plus étincelante, une grande mystique et l'artisane d'un profond rapprochement avec les soufis qui la considéraient comme l'une des leurs.
Lalla ne chante pas seulement l'éclosion spirituelle, mais elle dit avec ferveur les tourments de l'âme, les attentes, les doutes, l'incandescence des sentiments et l'amour divin à travers l'intégration de la réalité sensible.
Son oeuvre marque l'apogée, au quatorzième siècle, du courant tantrique qui dès le début de notre ère a profondément influencé l'hindouisme, le bouddhisme tibétain et le ch'an en proclamant l'identité fondamentale de tout être avec le divin et en affirmant que la Conscience habite chaque particule de l'univers
Le froid intense peut transformer
L'eau en neige ou en glace.
L'eau se présente ainsi sous trois formes.
Mais éclairé par le soleil de la conscience suprême
Tout se dissout en une substance cosmique.
L'univers animé, l'univers inanimé,
Ne sont autre que Shiva.
***
La Réalité n'est pas atteinte par le contrôle de soi,
les pratiques ascétiques
et la continence.
Mais par un désir incandescent.
Même après t'être dissoute en cette Réalité
Comme sel dans l'eau
Il est difficile de baigner dans le Soi.
***
Le geste quotidien est le rituel
Le mot qui sort de ma bouche,
le mantra.
Tout ce qui se manifeste en mon corps
Est le signe de cette absolue reconnaissance.
Voici révélé dans sa totalité
le tantra du Suprême Shiva.
***
Je me suis épuisée à la recherche du Soi.
Qui aurait pu avoir accès à la connaissance
Silencieusement lovée au creux de mon être intime ?
Je m'y suis coulée,
Et là, j'ai découvert les coupes
Débordantes de nectar
Auxquelles peu d'êtres portent leurs lèvres.
***
La voie de la Connaissance
Est un jardin fertile
Arrose-le avec l'eau de l'adoration
Dans la plénitude de l'acte
Alors, peu à peu, tu offres à la Shakti
Les fruits de ce jardin
Où la liberté surgit de la nudité absolue.
***
L'esprit humain ne peut trouver satisfaction
Dans le pouvoir, serait-ce celui d'un roi.
Il ne peut trouver satisfaction en renonçant au monde
Mais il la trouve en revenant sans cesse à sa propre source.
***
Voyageant à travers les étendues de l'absolu,
Moi, Lalla, j'ai perdu corps et mental,
Devenue consciente du secret du Soi,
Pour moi, Lalla,
Le lotus a fleuri dans la vase.
***
Comme la Lune allait disparaître
J'ai chanté la folie de mon coeur tourmenté,
mis à nu par l'amour de Shiva.
J'ai crié : Je cherche la vérité ! Je cherche la réalité !
Le rubis du Soi éveillé, je m'y suis absorbée
et mon corps est devenu le réceptacle du divin.
***
J'ai toujours su que mon corps et le Tien
Ne faisaient qu'un.
Tu es moi, je suis Toi,
Mais il me reste encore à connaître
La fusion de Ton corps et du mien.
Qui es-tu ?
Qui suis-je ?
Cette union intime, je ne l'ai pas encore vécue.
***
Celui qui ne voit plus de différence
Entre lui-même et l'absolu,
Celui qui ne sépare plus
Lumière intérieure et obscurcissement
Peut développer, dans l'égalité du coeur,
La conscience non duelle.
Lui seul peut voir le guru des gurus.
© Editions du Seuil, 2000
extrait de "Chants mystiques du tantrisme cachemirien"
présentation et traduction de l'anglais par Daniel Odier
Lalla est à la fois la poétesse tantrique la plus étincelante, une grande mystique et l'artisane d'un profond rapprochement avec les soufis qui la considéraient comme l'une des leurs.
Lalla ne chante pas seulement l'éclosion spirituelle, mais elle dit avec ferveur les tourments de l'âme, les attentes, les doutes, l'incandescence des sentiments et l'amour divin à travers l'intégration de la réalité sensible.
Son oeuvre marque l'apogée, au quatorzième siècle, du courant tantrique qui dès le début de notre ère a profondément influencé l'hindouisme, le bouddhisme tibétain et le ch'an en proclamant l'identité fondamentale de tout être avec le divin et en affirmant que la Conscience habite chaque particule de l'univers
Le froid intense peut transformer
L'eau en neige ou en glace.
L'eau se présente ainsi sous trois formes.
Mais éclairé par le soleil de la conscience suprême
Tout se dissout en une substance cosmique.
L'univers animé, l'univers inanimé,
Ne sont autre que Shiva.
***
La Réalité n'est pas atteinte par le contrôle de soi,
les pratiques ascétiques
et la continence.
Mais par un désir incandescent.
Même après t'être dissoute en cette Réalité
Comme sel dans l'eau
Il est difficile de baigner dans le Soi.
***
Le geste quotidien est le rituel
Le mot qui sort de ma bouche,
le mantra.
Tout ce qui se manifeste en mon corps
Est le signe de cette absolue reconnaissance.
Voici révélé dans sa totalité
le tantra du Suprême Shiva.
***
Je me suis épuisée à la recherche du Soi.
Qui aurait pu avoir accès à la connaissance
Silencieusement lovée au creux de mon être intime ?
Je m'y suis coulée,
Et là, j'ai découvert les coupes
Débordantes de nectar
Auxquelles peu d'êtres portent leurs lèvres.
***
La voie de la Connaissance
Est un jardin fertile
Arrose-le avec l'eau de l'adoration
Dans la plénitude de l'acte
Alors, peu à peu, tu offres à la Shakti
Les fruits de ce jardin
Où la liberté surgit de la nudité absolue.
***
L'esprit humain ne peut trouver satisfaction
Dans le pouvoir, serait-ce celui d'un roi.
Il ne peut trouver satisfaction en renonçant au monde
Mais il la trouve en revenant sans cesse à sa propre source.
***
Voyageant à travers les étendues de l'absolu,
Moi, Lalla, j'ai perdu corps et mental,
Devenue consciente du secret du Soi,
Pour moi, Lalla,
Le lotus a fleuri dans la vase.
***
Comme la Lune allait disparaître
J'ai chanté la folie de mon coeur tourmenté,
mis à nu par l'amour de Shiva.
J'ai crié : Je cherche la vérité ! Je cherche la réalité !
Le rubis du Soi éveillé, je m'y suis absorbée
et mon corps est devenu le réceptacle du divin.
***
J'ai toujours su que mon corps et le Tien
Ne faisaient qu'un.
Tu es moi, je suis Toi,
Mais il me reste encore à connaître
La fusion de Ton corps et du mien.
Qui es-tu ?
Qui suis-je ?
Cette union intime, je ne l'ai pas encore vécue.
***
Celui qui ne voit plus de différence
Entre lui-même et l'absolu,
Celui qui ne sépare plus
Lumière intérieure et obscurcissement
Peut développer, dans l'égalité du coeur,
La conscience non duelle.
Lui seul peut voir le guru des gurus.
© Editions du Seuil, 2000
extrait de "Chants mystiques du tantrisme cachemirien"
présentation et traduction de l'anglais par Daniel Odier
Chroniques martiennes de Corse & Système Solaar
Juin 16,2007, 1:30 am
Depuis 15 ans Solaar a marqué la chanson française de son talent, il récidive avec ce "Septième Chapitre" enregistré dans la grosse pomme (New-York City).Tout est dit dans la Bio trés pertinente de son Blog "solaarsystem" riche en extraits et vidéos : Solaar n'a jamais eu peur de la finesse ni de l'émotion, bien dans ses baskets et sûr de son style de son flow, & de son stylo ! Il remercie ses fans dans une chanson juste et touchante, ajoute des guitares hard sur deux morceaux qui se la joue rock et surtout joue comme toujours un ping-pong d'images percutantes, il nous captive et déroute en permanence avec ses mots qui claquent, impulsions dansantes, flashes musicaux, réminiscences ! Solaar revient aprés 4 ans d'absence et c'est bon !
Dans un autre style,pas trés éloigné du génial Kusturica, ne ratez pas le film de Robin renucci "Sempre Vivu"/"Toujours vivant" . D'abord parce que Robin est un homme rare au discours humble, humaniste et trés cohérent, un véritable artiste au service d'idées enracinnées, justes et généreuses.Il s'attache à créér des passerelles entre l'art et la vie, c'est un humaniste de proximité...
Réalisé à partir d'un travail d'écriture avec les habitants de son petit village corse perché en Haute-Balagne, ce film dont les acteurs sont des gens vrais et l'héroïne principale sa voisine octogénaire est un enchantement de drôlerie, une comédie forte et belle qui respire une autre Corse aux accents rabelaisiens.Un film et une démarche d'auteur qui est tout sauf un film-marchandise ou un film intello-passéiste ennuyeux mais montre ce que la foi d'un artiste exigeant qui croit dans le talent des gens arrive à batir,une belle réussitte humaine et artistique, ou affleure le sens et le symbolique. Un film bien vivant, qui a créé une vraie dynamique d'amour lors de l'avant-première à Nice ou Robin Renucci par son intelligence et la sensibilité et la pertinence s'est acquis toute mon estime pour longtemps.
Dans un autre style,pas trés éloigné du génial Kusturica, ne ratez pas le film de Robin renucci "Sempre Vivu"/"Toujours vivant" . D'abord parce que Robin est un homme rare au discours humble, humaniste et trés cohérent, un véritable artiste au service d'idées enracinnées, justes et généreuses.Il s'attache à créér des passerelles entre l'art et la vie, c'est un humaniste de proximité...
Réalisé à partir d'un travail d'écriture avec les habitants de son petit village corse perché en Haute-Balagne, ce film dont les acteurs sont des gens vrais et l'héroïne principale sa voisine octogénaire est un enchantement de drôlerie, une comédie forte et belle qui respire une autre Corse aux accents rabelaisiens.Un film et une démarche d'auteur qui est tout sauf un film-marchandise ou un film intello-passéiste ennuyeux mais montre ce que la foi d'un artiste exigeant qui croit dans le talent des gens arrive à batir,une belle réussitte humaine et artistique, ou affleure le sens et le symbolique. Un film bien vivant, qui a créé une vraie dynamique d'amour lors de l'avant-première à Nice ou Robin Renucci par son intelligence et la sensibilité et la pertinence s'est acquis toute mon estime pour longtemps.
La part du Colibri
Mai 28,2007, 11:44 pm
"Difficile d'attirer l'attention des gens sur l'impasse de note système actuel. Il y a pourtant beaucoup de littérature en la matière et souvent très juste. La vérité c'est que personne n'a le temps ou prend le temps pour s'informer correctement et se poser les bonnes questions. Il faudrait un ouvrage qui soit à la fois simple, court, percutant, authentique et rigoureux. "La Part du Colibri" de Pierre Rabhi répond parfaitement à cette attente.
Des mots simples, bien choisis. Une analyse implacable, complète et sans ambages. Ici, point de discours démagogue sur les méfaits de l'économie, du progrès ou de l'argent. Chaque mot est pesé et transpire la sagesse. Tout y est : l'inconsistance de notre mode de vie avec ses travers et ses bienfaits, la beauté du monde et la veine absolue de notre présence, notre place véritable et enfin une seule et unique piste de salut : l'humilité. En 45 pages tout au plus, le message est donné: stop à l'antagonisme, fondement de notre histoire et de notre société, mais par dessus tout, stop à celui qui oppose l'homme à la nature sans quoi, l'issue sera fatale - pour l'homme dans tous les cas.
Enfin, comme l'a si bien dit Einstein « tout est relatif ». Un auteur que j'ai découvert sur internet l'a parfaitement assimilé en mariant science et spiritualité. Voici un passage de son texte sur "le cosmos par hasard ou création continue" :
"Avec une compréhension plus exacte de la relativité de l'univers et de sa beauté présente, nous pouvons commencer une sorte de célébration. Nous pouvons jubiler à cause du seuil de conscience que nous avons atteint, et parce que l'esprit, dans l'univers, a des chances d'être primordial. Nos vies doivent devenir plus confiantes, plus conscientes, plus inventives. Nous pouvons atteindre, au sein du cosmos, une forme d'harmonie encore inconnue."
Patrick Houben
Des mots simples, bien choisis. Une analyse implacable, complète et sans ambages. Ici, point de discours démagogue sur les méfaits de l'économie, du progrès ou de l'argent. Chaque mot est pesé et transpire la sagesse. Tout y est : l'inconsistance de notre mode de vie avec ses travers et ses bienfaits, la beauté du monde et la veine absolue de notre présence, notre place véritable et enfin une seule et unique piste de salut : l'humilité. En 45 pages tout au plus, le message est donné: stop à l'antagonisme, fondement de notre histoire et de notre société, mais par dessus tout, stop à celui qui oppose l'homme à la nature sans quoi, l'issue sera fatale - pour l'homme dans tous les cas.
Enfin, comme l'a si bien dit Einstein « tout est relatif ». Un auteur que j'ai découvert sur internet l'a parfaitement assimilé en mariant science et spiritualité. Voici un passage de son texte sur "le cosmos par hasard ou création continue" :
"Avec une compréhension plus exacte de la relativité de l'univers et de sa beauté présente, nous pouvons commencer une sorte de célébration. Nous pouvons jubiler à cause du seuil de conscience que nous avons atteint, et parce que l'esprit, dans l'univers, a des chances d'être primordial. Nos vies doivent devenir plus confiantes, plus conscientes, plus inventives. Nous pouvons atteindre, au sein du cosmos, une forme d'harmonie encore inconnue."
Patrick Houben
La Vie en vrac..(Merci pour le titre Tiphaine !)
Mai 27,2007, 11:55 am
"Si on ne donne pas le meilleur de soi, la Vie n'a pas de sens."
Eric Valli (Réalisateur-photographe des superbes "Himalaya","Chasseurs de ténébres" etc)
Ma découverte de la semaine : Zaléa TV,une Télé entièrement libre, faite par des amateurs et des bénévoles.Ici pas d'animateurs cravatés, pas de pub (
, des débats, des échanges, de la politique, des agités, des paquerettes et du bitume.Un bol d'air néccéssaire. Même si y'a des milliers de défauts et plein de choses à redire, je les aime aussi pour ça ! Regardez la différence....:-)
Cela aère la tête aprés cette éprouvante campagne prézidentielle de Neuilly :-)
www.zalea.org
Pour ceux qui aiment savoir ce qui se passe en coulisses de notre belle république et de nos partis, la lecture de "Femme fatale" de Ariane Chemin sur la Ségosphère et du livre d'Azouz Bégag "un mouton dans la baignoire" vaut son pesant de cacahuèttes.Pas pour les supposées révélations mais d'abord parce que ce sont deux bons livres.Ca se lit comme des "romans d'investigation".
Poèsie impromptue :
Bégag l'écrivain
Tombé dans le ravin
D'un ministère public
Pauvre créature
La folle allure médiatique
Tes nuits hérétiques
Tu resteras le symbole
De cette Fraternité
Qu'on t'as foulé aux pieds
Ségo cachotière, ma belle
Serais-tu cruelle ?
Communicationnelle ?
Les sondages et BHL
Ont remplacé Hollande
Ton Baby bel
Ton doudou se dissout
Comme le PS ripoux
Tandis que Sarko va allègre, couche-nerfs
Eliminant rivets et rivaux.
A lire sur Imsi.net : "La « langue dévastée » des grands médias, Prêt-à-dire et prêt-à-penser" par Mikaël Faujour
Eric Valli (Réalisateur-photographe des superbes "Himalaya","Chasseurs de ténébres" etc)
Ma découverte de la semaine : Zaléa TV,une Télé entièrement libre, faite par des amateurs et des bénévoles.Ici pas d'animateurs cravatés, pas de pub (
Cela aère la tête aprés cette éprouvante campagne prézidentielle de Neuilly :-)
www.zalea.org
Pour ceux qui aiment savoir ce qui se passe en coulisses de notre belle république et de nos partis, la lecture de "Femme fatale" de Ariane Chemin sur la Ségosphère et du livre d'Azouz Bégag "un mouton dans la baignoire" vaut son pesant de cacahuèttes.Pas pour les supposées révélations mais d'abord parce que ce sont deux bons livres.Ca se lit comme des "romans d'investigation".
Poèsie impromptue :
Bégag l'écrivain
Tombé dans le ravin
D'un ministère public
Pauvre créature
La folle allure médiatique
Tes nuits hérétiques
Tu resteras le symbole
De cette Fraternité
Qu'on t'as foulé aux pieds
Ségo cachotière, ma belle
Serais-tu cruelle ?
Communicationnelle ?
Les sondages et BHL
Ont remplacé Hollande
Ton Baby bel
Ton doudou se dissout
Comme le PS ripoux
Tandis que Sarko va allègre, couche-nerfs
Eliminant rivets et rivaux.
A lire sur Imsi.net : "La « langue dévastée » des grands médias, Prêt-à-dire et prêt-à-penser" par Mikaël Faujour
Poésie à la Une : La passion de "Motsart"
Mai 14,2007, 1:19 am
"Viens, dans le retour de ta peau d'aise et de nature
En un sublime sentiment d'amour parti en exil
Hé Viens ! Débarque tes vieux négatifs sur l'amour
Pour retracer ton cœur d'enfant qui sait
Viens t'échapper de la souffrance qu'on tait
Viens Viens déterrer ton cadavre
Souffler toi aussi l'indépendance du nord
Viens Viens dans ton cri en repenti
Pour t'aimer comme on traverse l'évidence
Viens Viens Viens
Qu'on reforme l'amour sur la langue
Quand on a déchiré ses entrailles
Viens Viens avec ce sentiment à dire la magie qui te saisit
Quand tu entends l'écoulement de lave en ton âme
Qui vient peu à peu consumer la détresse, nue main
Vient brin à brin avec ta combinaison humaine
Apporter l'affranchissement de la sève en mon âme
Te sentir plus vibrant à ce feu brûlant d'irréels
Les yeux rivés sur ton rêve des anciennes braises
Te réveillant sur le banc de l'école de toi-même
Dans le regard retrouvé dans les mots écrits parents
Cet amour entrecroisé, réglementé, utilisé depuis longtemps
Viens Viens ! Les yeux écarquillés sur le coeur
Te refaire d'autres souvenirs
Dans le sens de tes sens de l'enfance
Viens Viens soupeser ta mémoire aux mains chaudes
Ces échos d'amours épris d'univers deux par deux
Avec le beau, avec le tendre, avec ta terre
Dans un ventre jardin
Viens toucher mon cœur velours pourpre
Viens écrire la trouvaille reflet
Douceur apporte la mort de tes peines
Et fusionne ma main
Viens que je sagesse dans tes mots
La trace de toi qui livre le portrait
Dans ce qui évoque l'origine avant cet exode
L'univers de la mère secrète, éradiquée
Par le brouillard maltraité du passé
Viens défaire les nœuds dans ta gorge
Viens sortir de la nuit
Viens faire l'amour au monde
Viens dire l'invisible
Viens souffler attiser
Ta vie sortant de la cage
Le temps menteur et le désespoir
Viens ouïr ton cœur de soleil orphelin
Viens on va mettre le passé en retraite
Poursuivant ce cours de toujours
Regarde sous tes yeux, le trésor dissimulé
Viens te transmettre la chance de sonder
Ton univers amoureux retrouvé
L'acuité de tes sens multiples
Tes croissances personnelles
Loin des bénitiers des diables
Aux faux cils qui habitent les fictions
Bouleversées par l'accouchement Et la mort "
***"Motsart"***
Son site s'intitule "Poésies et Consciences Collectives"
http://lactionpoetique.aceboard.fr/
En un sublime sentiment d'amour parti en exil
Hé Viens ! Débarque tes vieux négatifs sur l'amour
Pour retracer ton cœur d'enfant qui sait
Viens t'échapper de la souffrance qu'on tait
Viens Viens déterrer ton cadavre
Souffler toi aussi l'indépendance du nord
Viens Viens dans ton cri en repenti
Pour t'aimer comme on traverse l'évidence
Viens Viens Viens
Qu'on reforme l'amour sur la langue
Quand on a déchiré ses entrailles
Viens Viens avec ce sentiment à dire la magie qui te saisit
Quand tu entends l'écoulement de lave en ton âme
Qui vient peu à peu consumer la détresse, nue main
Vient brin à brin avec ta combinaison humaine
Apporter l'affranchissement de la sève en mon âme
Te sentir plus vibrant à ce feu brûlant d'irréels
Les yeux rivés sur ton rêve des anciennes braises
Te réveillant sur le banc de l'école de toi-même
Dans le regard retrouvé dans les mots écrits parents
Cet amour entrecroisé, réglementé, utilisé depuis longtemps
Viens Viens ! Les yeux écarquillés sur le coeur
Te refaire d'autres souvenirs
Dans le sens de tes sens de l'enfance
Viens Viens soupeser ta mémoire aux mains chaudes
Ces échos d'amours épris d'univers deux par deux
Avec le beau, avec le tendre, avec ta terre
Dans un ventre jardin
Viens toucher mon cœur velours pourpre
Viens écrire la trouvaille reflet
Douceur apporte la mort de tes peines
Et fusionne ma main
Viens que je sagesse dans tes mots
La trace de toi qui livre le portrait
Dans ce qui évoque l'origine avant cet exode
L'univers de la mère secrète, éradiquée
Par le brouillard maltraité du passé
Viens défaire les nœuds dans ta gorge
Viens sortir de la nuit
Viens faire l'amour au monde
Viens dire l'invisible
Viens souffler attiser
Ta vie sortant de la cage
Le temps menteur et le désespoir
Viens ouïr ton cœur de soleil orphelin
Viens on va mettre le passé en retraite
Poursuivant ce cours de toujours
Regarde sous tes yeux, le trésor dissimulé
Viens te transmettre la chance de sonder
Ton univers amoureux retrouvé
L'acuité de tes sens multiples
Tes croissances personnelles
Loin des bénitiers des diables
Aux faux cils qui habitent les fictions
Bouleversées par l'accouchement Et la mort "
***"Motsart"***
Son site s'intitule "Poésies et Consciences Collectives"
http://lactionpoetique.aceboard.fr/
Chronique du pays immédiat : Le chant fleuri de l'Insolite
Mai 12,2007, 9:48 am
Un peu de réflexion ontologique, ça vous dit ? A petites doses.. :-)
Et si le cadeau suprême que l'on peut s'offrir dans cette Vie etait de ressentir la singularité et la valeur de chaque minute nouvelle...?
Je ne crois pas trop aux généralités. Ne sont-elles là pour endormir nos révoltes, nos mouvements inté-rieurs et notre propre ressenti ? Mais je crois à la divinité des émotions païennes, je crois à l'extase,à la diversité, à la polyphonie et à l'unité, je crois aux facultés de lumière qui sommeillent en nous et qu'il nous appartient de révéler..
"Chaque moment de la journée donne ce pouvoir du passage entre le futur dramatisé par les peurs et les anciens malheurs. Ce passage vous est intime, il est intelligence, innovation, énergie, beauté, protection, puissance, gratitude, innocence, en même temps que ludicité. C’est le passage de la résurrection où tout est possible dans l’instant. La réalité ne peut être autre. Le passé n’est plus, le futur n’est pas encore ici, seul le présent est disponible comme un nouvel élan de la totalité de la vie.
Tout se renouvelle immédiatement, rien ne se répète. Chacun d’entre-nous est le point de jonction de cette intelligence et de cette créativité infinie. Ce point contient le passage de la vérité, pas du bonheur…
Le bonheur vient après comme un cadeau de la vérité. N’inversez pas la visée. Visez le vrai et le reste vous sera donné en potentiel."
Mots à vivre à l'instant immédiat ou leur sens affleure.
Débarrassé des préoccupations mentales, du passé et du futur,(ce qui est accessible à notre portée) nous sommes désencombrés (de nous-même et du reste ..)...
Ce n'est plus la même vie , nous vivons "relié",(plus clair), nous sommes disponibles à ce qui Est...
Tout se renouvelle immédiatement, rien ne se répète.
"Oser porter son attention sur la partie la plus fine de notre conscience, que d’aucuns appelleront l’âme, non pas pour y consolider nos croyances, mais pour apprendre à nous défaire de nos illusions."
Je crois à ce qui vibre au delà des mots.
Je crois aux mots arc-en-ciel, étincelles du Rappel.
Les citations présentées au cours de ce voyage sont de Mr David Ciussi (davidciussi.net).
Et si le cadeau suprême que l'on peut s'offrir dans cette Vie etait de ressentir la singularité et la valeur de chaque minute nouvelle...?
Je ne crois pas trop aux généralités. Ne sont-elles là pour endormir nos révoltes, nos mouvements inté-rieurs et notre propre ressenti ? Mais je crois à la divinité des émotions païennes, je crois à l'extase,à la diversité, à la polyphonie et à l'unité, je crois aux facultés de lumière qui sommeillent en nous et qu'il nous appartient de révéler..
"Chaque moment de la journée donne ce pouvoir du passage entre le futur dramatisé par les peurs et les anciens malheurs. Ce passage vous est intime, il est intelligence, innovation, énergie, beauté, protection, puissance, gratitude, innocence, en même temps que ludicité. C’est le passage de la résurrection où tout est possible dans l’instant. La réalité ne peut être autre. Le passé n’est plus, le futur n’est pas encore ici, seul le présent est disponible comme un nouvel élan de la totalité de la vie.
Tout se renouvelle immédiatement, rien ne se répète. Chacun d’entre-nous est le point de jonction de cette intelligence et de cette créativité infinie. Ce point contient le passage de la vérité, pas du bonheur…
Le bonheur vient après comme un cadeau de la vérité. N’inversez pas la visée. Visez le vrai et le reste vous sera donné en potentiel."
Mots à vivre à l'instant immédiat ou leur sens affleure.
Débarrassé des préoccupations mentales, du passé et du futur,(ce qui est accessible à notre portée) nous sommes désencombrés (de nous-même et du reste ..)...
Ce n'est plus la même vie , nous vivons "relié",(plus clair), nous sommes disponibles à ce qui Est...
Tout se renouvelle immédiatement, rien ne se répète.
"Oser porter son attention sur la partie la plus fine de notre conscience, que d’aucuns appelleront l’âme, non pas pour y consolider nos croyances, mais pour apprendre à nous défaire de nos illusions."
Je crois à ce qui vibre au delà des mots.
Je crois aux mots arc-en-ciel, étincelles du Rappel.
Les citations présentées au cours de ce voyage sont de Mr David Ciussi (davidciussi.net).
Urgence France : Poète vos papiers.
Mai 10,2007, 11:14 am
Un peu d'histoire : Souvenons-nous que Sarkozy a eté présenter ses excuses à Bush pour l'attitude de De Villepin et Chirac contre la guerre en Irak !
Avec Sarkozy, on aurait eu un engagement français avec Bush et des soldats français morts dans cet immonde charnier pour protéger les intérets des trusts pétroliers américains...
S'il n'y avait pour moi qu'une seule raison de ne pas élire Sarkozy à la tête du pays, ce serait celle-là , et aussi parce qu'i lcontrôle déja de manière autoritaire les gros leviers du pouvoir médiatiques (le PDG de TF1 assistait à son dernier meeting, il a annoncé aux journalistes de FR3 qu'il envisageait de les virer dés son élection etc), ce qui est un vrai
danger de Berlusconisation de la société française.
Sarkozy amène de mauvaises réponses à de mauvaises questions...
Souvenons-nous aussi que les associations qui ont mis en place le Pacte écologiste de Nicolas Hulot ont donné 16/20 au programme de Ségolène Royal (qui a engagé un ancien directeur de Greenpeace dans son équipe, Bruno Rebelle) et 8,5 au programme du maire de Neuilly.
Pour ceux qui aiment la culture et la philo (qui a entendu parler NS de Culture ? ) lisez le récit trés pertinent de Michel Onfray dans le Nouvel Obs sur sa rencontre avec NS pour Philosophies magazine, on y découvre notamment le mépris du petit vizir de l'Umepeu pour la célèbre phrase de Socrate "Connais-toi toi même" qu'il n'arrive pas à assimiler..
Mais surtout ,pour ceux qui veulent connaitre la personnalité cachée de Nicolas Sarkozy derière les beaux discours Marianne numéro 521 présente une enquete détaillée (Voir le site Marianne2007.info) sur "LE VRAI SARKOZY, CE QUE LES MEDIAS N'OSENT PAS OU NE VEULENT PAS DÉVOILER" .
L'équipe de Marianne avec son directeur Jean-François Kahn dresse un portrait détaillé et documenté de Sarkozy, y compris avec de nombreux témoignages de son propre camp .
C'est un portrait lucide de la face cachée du candidat encore pire que ce qu'on pouvait imaginer : combines,enrichissement personnel, insultes à ses propres collaborateurs, pressions continues sur les médias.... A lire absolument !
Ce n'est pas Besancenot mais François Goulard , actuel Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du Gouvernement Villepin qui le dit :
"Si les français savaient réellement qui il est, il n'y en a pas 5% qui voteraient pour lui".
J'espère que les français auront le courage de prendre le temps pour savoir et pour voir la vérité en face.
Aujourd'hui,aprés des mois de carnage, de bévues et de scandales en Irak, deux américains sur trois rejettent la politique étrangère de Bush. Mais combien de jeunes américains et de civils irakiens ont payé de leur vie l' ignorance et l'arrogance du corps électoral américain qui a élu Bush ?
Je pense que dans quelques jours, dans quelques mois, si Nicolas Sarkozy est élu, beaucoup de ses électeurs d'aujourd'hui regretteront leur choix.
Quand à Ségolène Royal, elle ne sera pas non plus une présidente idéale de contes de fées, je ne sais pas exactement ce que sa victoire nous révélera dans le futur mais je pense qu'on peut raisonnablement constater qu'elle est capable de fermeté (elle l'a montré) et qu'elle préservera l'essentiel , qu'elle améliorera les instances démocratiques et assurera une bonne prise en compte des enjeux écologiques et culturels. Pour le reste, cela dépendra de sa capacité à bien s'entourer et à introduire de manière souple un "ordre juste" dans de nombreux domaines.
Il me semble qu'elle a montré qu'elle ne vise pas dresser pas les français les uns contre les autres, préservant ainsi la paix sociale.
Ajout du 4/05 : Plus je réfléchis et me documente sur cet homme-là, plus il apparait évident qu'il a tout basé sur des rapports de force, que c'est son schéma, sa carte du monde (cf son ami Bush)..
Si par malheur il est élu, je vois se dresser deux France : une qui accepte la Loi du plus fort et les injustices (les soumis qui l'auront élu ) , l'autre qui ne l'accepte pas (les insoumis qui souhaitent un vrai progrés social et qui ont l'espoir d'une démocratie juste et rénovée).
Je vous le prédis, il me parait invraisemblable qu'on ait la paix sociale et le progrés avec l'election de cet homme-là.Personne ne l'aura souhaité à part quelques extrémistes mais on risque trés fort d'aller tout droit vers une guerre
civile durable, de nouveaux brasiers et une nouvelle explosion des banlieues.
Il est clair que pendant ce temps, les problèmes du pays (la dette, la misère sociale, le manque de logements etc) continueront d'exister et ne vont pas disparaitre...
Mon vote ne sera pas un vote anti-sarko mais un vote pour donner un coup de pouce à la démocratie participative, à nos libertés, à l'avènement d' ordre juste en France et dans le Monde, et dans l'idéal à l'amélioration du bien-être pour tous les français... Ce sera un vote sans haine, sans revanche à prendre, et je continuerais selon mes moyens à exercer mes facultés et mes libertés de citoyen aprés le 6 Mai...
Avec Sarkozy, on aurait eu un engagement français avec Bush et des soldats français morts dans cet immonde charnier pour protéger les intérets des trusts pétroliers américains...
S'il n'y avait pour moi qu'une seule raison de ne pas élire Sarkozy à la tête du pays, ce serait celle-là , et aussi parce qu'i lcontrôle déja de manière autoritaire les gros leviers du pouvoir médiatiques (le PDG de TF1 assistait à son dernier meeting, il a annoncé aux journalistes de FR3 qu'il envisageait de les virer dés son élection etc), ce qui est un vrai
danger de Berlusconisation de la société française.
Sarkozy amène de mauvaises réponses à de mauvaises questions...
Souvenons-nous aussi que les associations qui ont mis en place le Pacte écologiste de Nicolas Hulot ont donné 16/20 au programme de Ségolène Royal (qui a engagé un ancien directeur de Greenpeace dans son équipe, Bruno Rebelle) et 8,5 au programme du maire de Neuilly.
Pour ceux qui aiment la culture et la philo (qui a entendu parler NS de Culture ? ) lisez le récit trés pertinent de Michel Onfray dans le Nouvel Obs sur sa rencontre avec NS pour Philosophies magazine, on y découvre notamment le mépris du petit vizir de l'Umepeu pour la célèbre phrase de Socrate "Connais-toi toi même" qu'il n'arrive pas à assimiler..
Mais surtout ,pour ceux qui veulent connaitre la personnalité cachée de Nicolas Sarkozy derière les beaux discours Marianne numéro 521 présente une enquete détaillée (Voir le site Marianne2007.info) sur "LE VRAI SARKOZY, CE QUE LES MEDIAS N'OSENT PAS OU NE VEULENT PAS DÉVOILER" .
L'équipe de Marianne avec son directeur Jean-François Kahn dresse un portrait détaillé et documenté de Sarkozy, y compris avec de nombreux témoignages de son propre camp .
C'est un portrait lucide de la face cachée du candidat encore pire que ce qu'on pouvait imaginer : combines,enrichissement personnel, insultes à ses propres collaborateurs, pressions continues sur les médias.... A lire absolument !
Ce n'est pas Besancenot mais François Goulard , actuel Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du Gouvernement Villepin qui le dit :
"Si les français savaient réellement qui il est, il n'y en a pas 5% qui voteraient pour lui".
J'espère que les français auront le courage de prendre le temps pour savoir et pour voir la vérité en face.
Aujourd'hui,aprés des mois de carnage, de bévues et de scandales en Irak, deux américains sur trois rejettent la politique étrangère de Bush. Mais combien de jeunes américains et de civils irakiens ont payé de leur vie l' ignorance et l'arrogance du corps électoral américain qui a élu Bush ?
Je pense que dans quelques jours, dans quelques mois, si Nicolas Sarkozy est élu, beaucoup de ses électeurs d'aujourd'hui regretteront leur choix.
Quand à Ségolène Royal, elle ne sera pas non plus une présidente idéale de contes de fées, je ne sais pas exactement ce que sa victoire nous révélera dans le futur mais je pense qu'on peut raisonnablement constater qu'elle est capable de fermeté (elle l'a montré) et qu'elle préservera l'essentiel , qu'elle améliorera les instances démocratiques et assurera une bonne prise en compte des enjeux écologiques et culturels. Pour le reste, cela dépendra de sa capacité à bien s'entourer et à introduire de manière souple un "ordre juste" dans de nombreux domaines.
Il me semble qu'elle a montré qu'elle ne vise pas dresser pas les français les uns contre les autres, préservant ainsi la paix sociale.
Ajout du 4/05 : Plus je réfléchis et me documente sur cet homme-là, plus il apparait évident qu'il a tout basé sur des rapports de force, que c'est son schéma, sa carte du monde (cf son ami Bush)..
Si par malheur il est élu, je vois se dresser deux France : une qui accepte la Loi du plus fort et les injustices (les soumis qui l'auront élu ) , l'autre qui ne l'accepte pas (les insoumis qui souhaitent un vrai progrés social et qui ont l'espoir d'une démocratie juste et rénovée).
Je vous le prédis, il me parait invraisemblable qu'on ait la paix sociale et le progrés avec l'election de cet homme-là.Personne ne l'aura souhaité à part quelques extrémistes mais on risque trés fort d'aller tout droit vers une guerre
civile durable, de nouveaux brasiers et une nouvelle explosion des banlieues.
Il est clair que pendant ce temps, les problèmes du pays (la dette, la misère sociale, le manque de logements etc) continueront d'exister et ne vont pas disparaitre...
Mon vote ne sera pas un vote anti-sarko mais un vote pour donner un coup de pouce à la démocratie participative, à nos libertés, à l'avènement d' ordre juste en France et dans le Monde, et dans l'idéal à l'amélioration du bien-être pour tous les français... Ce sera un vote sans haine, sans revanche à prendre, et je continuerais selon mes moyens à exercer mes facultés et mes libertés de citoyen aprés le 6 Mai...
Chronique musicale : Eldorado et Varièty
Avril 26,2007, 10:53 am
"Eldorado" : Un excellent album de chansons bleu-nuit, d'inspiration Eicherienne..
A l'écoute de ce nouvel album du plus français des suisses (
Stéphan Eicher, une évidence s'impose : pas de grosse surprise, pas de duo avec un rapper à la mode, pas de virage disco ni hard-rock mais des chansons toujours inspirées , des chansons à la Eicher plutôt intimistes et fragiles, Stéphan revient à un travail d'orfèvre (mélange d'instruments folks, classiques et unplugged : vibraphone, viole, violon, glockenspiel,clarinette etc) qu'il avait un peu délaissé avec Taxi-Europa qui était une sorte de road-album. Un petit coté "trip hop" sur "Commercials", chanté en anglais, excellent, une chanson entièrement écrite par Raphaël (qui ressemble beaucoup à du Raphaël), une autre par Michaël Furnon de Mickey 3D. La production de Fréderic Lo , artiste excellent en solo qui est à l'origine du retour gagnant de Daniel Darc avec Crévecoeur est au service des chansons.Lo et Stéphan mènent la barque avec un classicisme d' harmonie Pop de bon aloi. L'Eldorado est donc le reflet de cette collaboration aux multiples talents pour un artiste toujours authentique et inclassable, ici plus bluesy, mélancolique qu'énervé (J' aime aussi trés fort le coté enérvé de Stéphan, réecouter le flamboyant "j'avais des hauts, j'avais des bas" sur l'album Carcassone) qui nous inspire l'amour en sussurant de sa voix musquée ,suisse-amère, ses doutes et ses sobres rèveries, mises en mots le plus souvent par l'inusable compagnon de route Philippe Djian.
"Varièty": Le retour en chansons des Rita mitsouko
Le nouvel album du sublissime duo Fred Chichin/Catherine Ringer (Cath & Fred) renoue avec les ballades acidobasiques, les ambiances imprévisibles, les mélopées RitaMitsoukesques, suavement inspiré par le (parfois gros) son des seventies et un mixage des genres parfaitement digéré, leur marque de fabrique, un mixage ici apaisé qui met en valeur le chant de la divine Ringer.
So, le chant de Catherine Ringer, en véritable îcone de la Variéty chic with some tripes et du sens, en anglais et en langue gauloise est un vrai bonheur d'écoute, un vrai disque avec de vraies chansons (true songs you see ? ) qui s'écoutent, comme celles d'Arletty, des Sparks ou du Sugarhill gang...
Avec cet album qui sonne comme un classique Variéty moderne à la fois accessible et inventif, les Rita continuent de tracer joliment et sans se prendre trop au sérieux, leur sillon musical truffé de morceaux qu'on devrait entendre sur les FM qui écoutent leurs disques avant de les passer, s'il en reste... Merci à vous , les Rita toujours créatifs, vaillants, fringants, imprévisibles et poètes et à l'image du poster qui accompagne l'album, créatures sculptées DonQuichotesques aux improbables rouages JulesVerniens !
A l'écoute de ce nouvel album du plus français des suisses (
"Varièty": Le retour en chansons des Rita mitsouko
Le nouvel album du sublissime duo Fred Chichin/Catherine Ringer (Cath & Fred) renoue avec les ballades acidobasiques, les ambiances imprévisibles, les mélopées RitaMitsoukesques, suavement inspiré par le (parfois gros) son des seventies et un mixage des genres parfaitement digéré, leur marque de fabrique, un mixage ici apaisé qui met en valeur le chant de la divine Ringer.
So, le chant de Catherine Ringer, en véritable îcone de la Variéty chic with some tripes et du sens, en anglais et en langue gauloise est un vrai bonheur d'écoute, un vrai disque avec de vraies chansons (true songs you see ? ) qui s'écoutent, comme celles d'Arletty, des Sparks ou du Sugarhill gang...
Avec cet album qui sonne comme un classique Variéty moderne à la fois accessible et inventif, les Rita continuent de tracer joliment et sans se prendre trop au sérieux, leur sillon musical truffé de morceaux qu'on devrait entendre sur les FM qui écoutent leurs disques avant de les passer, s'il en reste... Merci à vous , les Rita toujours créatifs, vaillants, fringants, imprévisibles et poètes et à l'image du poster qui accompagne l'album, créatures sculptées DonQuichotesques aux improbables rouages JulesVerniens !
Rubrique : Beaux Arts/ Un peu d'art
Avril 15,2007, 3:45 am
En cherchant des infos sur la fabrication des meubles en carton (violon d'Ingres écolo, utile et créatif) je suis tombé sur ce site , l'élégance même, j'adore cet artiste décoratrice et tous ceux qui élèvent l'art de vivre au rang des beaux-arts.Marianne Mercier telle une fée sensitive façonne des lieux de lumière ou la spiritualité rayonne :
http://www.mariannemercier.com/
J'ai flashé sur un tableau de Lucio Fontana "Concetto spaziale":
http://imagesource.art.com:80/images/products/large/10071000/10071352.jpg
évidence zen et couleur.J'aimais déja ce peintre minimaliste étonnant mais ne passe-t-on sa vie à redécouvrir ce qu'on croyait connaitre ? Je redécouvre régulièrement des oeuvres, il y a des cycles mystérieux qui renouvellent l'ntêret et la vision.. J'ai envie de placarder les images de ces tableaux partout dans la maison, dans les deux maisons...
Tout avait commencé par une affiche de Maurice Estève vu chez Arés Arts 2.Estève à son sommet c'est la lumière pure,éblouissante..des taches de couleurs organiques qui exultent comme "l'illumination sauvage" de Stephen Jourdain..."découverte vivante de l'identité première-personnelle", "je".
"Toute pensée effectivement pensée est habillée d'une image, elle-même habit d'une couleur".
"toute allégation est un néant"..voilà pourquoi seul demeure l'art, l'art qui danse et qui vibre...l'art de la J-O-I-E.
Que cette art-danse vous accompagne..
http://www.mariannemercier.com/
J'ai flashé sur un tableau de Lucio Fontana "Concetto spaziale":
http://imagesource.art.com:80/images/products/large/10071000/10071352.jpg
évidence zen et couleur.J'aimais déja ce peintre minimaliste étonnant mais ne passe-t-on sa vie à redécouvrir ce qu'on croyait connaitre ? Je redécouvre régulièrement des oeuvres, il y a des cycles mystérieux qui renouvellent l'ntêret et la vision.. J'ai envie de placarder les images de ces tableaux partout dans la maison, dans les deux maisons...
Tout avait commencé par une affiche de Maurice Estève vu chez Arés Arts 2.Estève à son sommet c'est la lumière pure,éblouissante..des taches de couleurs organiques qui exultent comme "l'illumination sauvage" de Stephen Jourdain..."découverte vivante de l'identité première-personnelle", "je".
"Toute pensée effectivement pensée est habillée d'une image, elle-même habit d'une couleur".
"toute allégation est un néant"..voilà pourquoi seul demeure l'art, l'art qui danse et qui vibre...l'art de la J-O-I-E.
Que cette art-danse vous accompagne..
Chronique musicale : Mika "Life in cartoon motion"
Mars 30,2007, 3:55 pm
"Quoi que tu te dises capable de faire, où que tes rêves te disent capable d’aller, entreprends-le. L’audace porte en elle génie, pouvoir et magie." Goethe.
Oh le joli bonbon !
Mika, récemment adoubé par les charts et Naguifié par un Live Taratatesque possède de l'audace, une belle présence scénique et un bel enthousiasme communicatif !
L'album "Life in cartoon motion", doté d'une superbe pochette psychédélique évoquant "Yellow submarine" affiche de grandes ambitions.C'est chaud, brillant, bien chanté. Mika joue à l' attrappe-tout et nous offre au hasard des morceaux des réminiscences de gospel, Beatles, Queen, Elton John, Madonna, le disco etc.. Au final l'ensemble fait l'effet d'une boisson euphorisante ou d'un bonbon anglais: ça fonctionne passagerèrement avec un zeste de trop artificiel, superficiel, en un mot trop commerchiaule pour être honnête !
Musicalement et dans son style trés volontariste, avec moults choeurs féminins zé violons, c'est plus à Robbie Williams qu'à Freddy Mercury qu'il faut comparer cette galette. Mika est indiscutablement trés doué et agréable quand il est seul au piano. Guetter les prochaines réalisations et la maturité de l'artiste, en espérant qu'il creuse peu à peu sa veine personnelle et affine son sillon, ce que Raphaël à mon avis a trés bien réussi à faire en quelques années ou le grand Polnareff en son temps (révolu). La tentation qui guette les jeunes gens doués et ambitieux et qui en a atteint beaucoup d'autres dans le showbiz (et à fortiori dans le marigot souvent froid et sinistre de l'art contemporain ) ,c' est sans doute de réaliser un art "publicitaire" à leur propre gloire..
A ceux-là le public ,versatile, ne réserve souvent qu'un accueil ephémère.
Oh le joli bonbon !
Mika, récemment adoubé par les charts et Naguifié par un Live Taratatesque possède de l'audace, une belle présence scénique et un bel enthousiasme communicatif !
L'album "Life in cartoon motion", doté d'une superbe pochette psychédélique évoquant "Yellow submarine" affiche de grandes ambitions.C'est chaud, brillant, bien chanté. Mika joue à l' attrappe-tout et nous offre au hasard des morceaux des réminiscences de gospel, Beatles, Queen, Elton John, Madonna, le disco etc.. Au final l'ensemble fait l'effet d'une boisson euphorisante ou d'un bonbon anglais: ça fonctionne passagerèrement avec un zeste de trop artificiel, superficiel, en un mot trop commerchiaule pour être honnête !
Musicalement et dans son style trés volontariste, avec moults choeurs féminins zé violons, c'est plus à Robbie Williams qu'à Freddy Mercury qu'il faut comparer cette galette. Mika est indiscutablement trés doué et agréable quand il est seul au piano. Guetter les prochaines réalisations et la maturité de l'artiste, en espérant qu'il creuse peu à peu sa veine personnelle et affine son sillon, ce que Raphaël à mon avis a trés bien réussi à faire en quelques années ou le grand Polnareff en son temps (révolu). La tentation qui guette les jeunes gens doués et ambitieux et qui en a atteint beaucoup d'autres dans le showbiz (et à fortiori dans le marigot souvent froid et sinistre de l'art contemporain ) ,c' est sans doute de réaliser un art "publicitaire" à leur propre gloire..
A ceux-là le public ,versatile, ne réserve souvent qu'un accueil ephémère.
Ségo et sarko sont dan un bateau...et nous aussi ! Un documentaire d'auteur
Mars 30,2007, 2:33 pm
Bourré de croustillantes images d'archives (ou l'on retrouve aussi beaucoup d'autres politiques de Laguiller à Le Pen), le
documentaire iconoclaste de Karl Zéro restitue énormément la vérité et le parcours des deux prétendants principaux à la
Présidentielle .Derrière l'humour, le moraliste n'est pas loin.Un film qui fait réfléchir car je crois que nous avons toujours la mémoire courte dans
cette société de consommation accélérée de l'information et beaucoup d'images d'archives vues ici vous surprendront...En dévoilant les coulisses du jeu politique et médiatique dont il a eté l'un des acteurs, Karl Zéro
réalise une fois de plus et mieux encore qu'avec son docu sur Chirac un film à voir absolument et qui remet les choses en perspectives.La distance de ton assumée de KZ laisse le spectateur juge même s'il intervient beaucoup et se place en saltimbanque citoyen assez détaché qui ne condamne jamais séchement mais montre les petits et grands travers de chacun sans trop s'attarder sur leurs conséquences.(ça doit rester un film léger,vivant et agréable à regarder, ce que KZ sait trés bien faire) .En apportant un commentaire distancié et sans céder à l'habituelle déférence qui entoure les personnages publics, il permet à mon sens de réfléchir à la comédie du pouvoir et d'aller bien au-delà de la caricature....dans un genre à la fois proche et eloigné des films de Michael Moore.Un regard salutaire qui est peut-être au final une leçon de liberté et de démocratie (
...
documentaire iconoclaste de Karl Zéro restitue énormément la vérité et le parcours des deux prétendants principaux à la
Présidentielle .Derrière l'humour, le moraliste n'est pas loin.Un film qui fait réfléchir car je crois que nous avons toujours la mémoire courte dans
cette société de consommation accélérée de l'information et beaucoup d'images d'archives vues ici vous surprendront...En dévoilant les coulisses du jeu politique et médiatique dont il a eté l'un des acteurs, Karl Zéro
réalise une fois de plus et mieux encore qu'avec son docu sur Chirac un film à voir absolument et qui remet les choses en perspectives.La distance de ton assumée de KZ laisse le spectateur juge même s'il intervient beaucoup et se place en saltimbanque citoyen assez détaché qui ne condamne jamais séchement mais montre les petits et grands travers de chacun sans trop s'attarder sur leurs conséquences.(ça doit rester un film léger,vivant et agréable à regarder, ce que KZ sait trés bien faire) .En apportant un commentaire distancié et sans céder à l'habituelle déférence qui entoure les personnages publics, il permet à mon sens de réfléchir à la comédie du pouvoir et d'aller bien au-delà de la caricature....dans un genre à la fois proche et eloigné des films de Michael Moore.Un regard salutaire qui est peut-être au final une leçon de liberté et de démocratie (
Poème : L'absurde et la grâce
Mars 20,2007, 1:21 pmL'absurde et la grâce, le burlesque
La blessure, l'amour sans condition
L'infini et le caviar à la fraise
Le roulis du carrosse
La fée Carabosse
Le tangage dans les voiles
La marée bicéphale
La veille sur le tarmac
La défonce du consommateur
Les escaliers du coeur
La seringue au bord du ruisseau
Les poubelles du Métro
L'odeur d'un chameau
La peinture de Max Ernst
Les collages d'angèle
Le vol de l'hirondelle
Le bruit de la techno
La guitare dans le piano
un parfum de miel
une Athalie praxitèle
Une Madonne de Jude
Une potée d'autruche
une victoire à la Pyrrhus
Combien de jours sans nuit, combien de lunes sans poèsie ?
L'absurde et la grâce, le burlesque et l'amour sans condition , l'infini et le caviar à la fraise..
Accélération Punk
Mars 20,2007, 2:03 am
Un petit essai chaotique écrit à plusieurs, faux essai philosophique, gentiment foireux par endroits, ou j'ai contribué en partie (pour les passages les plus drôles
).
Le mouvement punk a toujours privilégié l'action et l'amour du chaos au contraire de la philosophie qui est l'amour de la sagesse. Y a-t-il une "philosophie punk"
Il semble que le terme de '''philosophie punk''' soit prétentieux, vague et peu utilisé. Néanmoins le punk a fourni une pensée (paroles de chansons), une esthétique (Sex Pistols, Clash, Jamie Reed..) et ses variantes dans le temps, parfois une action ouvertement politique (Crass, Jello Biafra, Bérurier Noir etc).De nombreux auteurs comme Greil Marcus ont éclairé d'un jour nouveau les origines d'un mouvement qui remonterait au Dadaïsme et qui a son importance dans la contre-culture occidentale depuis son apparition à la fin des années 70 .
On remarquera d'emblée la contradiction entre le " No Future" ( ''Pas d'avenir'' ) et le "Punk's not dead '' ( ''Le punk n'est pas mort''). La philosophie du punk , c'est d'abord l'urgence, le cri, la singularité et l'energie. C'est souvent s'enfermer dans sa chambre, vivre l'instant à 100 à l'heure, monter un groupe sans savoir jouer et sauter en l'air sur une musique speedée : c'est donc devenir vivant !
Vie et mort d'une idée neuve :
Lester Bangs , dès 1977 , déclare le punk mort. Pourtant, il est lui-même l'auteur d'un article de référence sur The Clash . Ce point de vue s'expliquerait en revenant à ce qui fonde le punk pour se faire une idée : le mot lui-même vient de l' argot cockney et signifie ''pourri'', ''paumé''.
«Punk is dead» est le titre d'une chanson du collectif de punks végétariens-féministes Crass , sur l'album «The Feeding Of The 5000» (197
, où le groupe reproche au punk d'être devenu une mode, notamment en s'en prenant à la tournure qu'a prise The Clash à cette époque (rapprochement des maisons de disques), alors que son principe premier tenait justement dans son anti-conformisme viscéral. En ce sens, on peut parler aujourd'hui d'une ''résurrection'' du punk, la mode étant passé et le mouvement se faisant toujours actif en Europe.A moins que les punks d'aujourd'hui se trouvent chez les pianistes classiques qui jouent au dessus d'un lac dans les Alpes devant quelques villageois et jettent le piano dans le lac à la fin du concert (pas écolo ça)..
Plus récemment, Les Betteraves , groupe de ska-punk parisien, ont eu une nouvelle idée (ont eu UNE idée
): le punk serait mort de son propre effet, poussant l'anti-dogmatisme à un point excessif, devenant une sorte de dogme de l'anti-dogmatisme et s'auto-détruisant naturellement par opposition à soi-même.Hé hé..Mais ces jeunes gens n'ont pas connu 77, alors par quoi sont-ils influencés ? C'est le mystère du punk, fantasme de pureté rock immaculée.Une amie me confiait récemment que pour elle le Punk a toujours symbolisé la pureté.Je ressens exactement la même chose en écoutant un classique du rock adolescent comme "Another teenage rebel" de The Outcasts (197
, (punk angélique) ou les premiers singles de Siouxsee & the Banshees ou "Public Image" de PIL.
Le punk n'est en principe pas égo-centré : il ne s'intéresse pas à la question, de savoir si il est punk ou pas, mais se concentre sur son action, qui est plus importante que le fait d'exister ou non comme punk. L'idée est que le punk n'est pas une simple décoration, mais bel et bien un mouvement intérieur, une attitude, dont le but n'est pas de s'afficher en tant que ''punk'', mais d'agir pour des causes qui touchent à coeur ceux qui participent au mouvement. On peut citer les chansons militantes du groupe Brigada Flores Magon , dont les membres appartiennent à la mouvance anarchiste.
Au départ se reconnaitre dans l'énergie et l'appel d'air créé par le mouvement était un acte singulier et original à part entière, une façon de marquer une différence ontologique fondamentale avec la socièté, un choix aristocratique de la singularité et de la décadence ressourçée dans le nihilisme..
Nihilisme versus Avenir
À l'origine, les punks actent la fin des illusions des hippies des années 1970.Ils sont souvent des individus créatifs qui s'ennuient et qui souhaitent redoubler d'énergie devant la vision très négative du monde et de l'avenir asphyxié qu'on leur présente. Alors que le Disco déboule avec ses paillettes, ils vivent l'amusement frivole comme une tromperie ringarde et outrageusement commerciale et se tournent vers une autre musique brute et rebelle, et paradoxalement MORALE, expression du désoeuvrement de la jeunesse.Certaines âmes sensibles plongent dans la drogue , le refus de tout, la musique non-conventionnelle, ou pire que tout :l a clochardisation etc. C'est aussi par esprit de révolte contre un ''système'' qui ne leur offrait pas cet avenir que les Sex Pistols lancèrent le No Future , appelant à la révolte contre l'ordre établi et la morale ''bourgeoise''.Un membre de Métal Urbain a écrit qu'a cette époque le monde n'était pas En couleur mais en Noir et Blanc.
Ce discours, souvent à l'origine extrêmement sombre et pour certains tourné vers l'auto-destruction cohabite avec l'ambiance fun et destroy des concerts et une certaine insouciance alcoolisée à la bière et un chaos "de bon aloi" qui y règne souvent. Dès le début des années 1980 , une nouvelle forme de révolte prend place : beaucoup de groupes se politisent et abandonnent le nihilisme des débuts on se bat pour avoir un avenir autogéré, on lutte pour le droit des femmes, des homos, des squatts , contre le racisme, etc. Au désespoir des premiers temps a succédé l'espoir d'un ''autre monde''. C'est notamment ce que portent les Bérurier Noir , dénonçant l'état du monde, l'égoïsme des hommes, et tronçonnant en musique, affublés de masques grimaçants un monde plus ''noble'', plus libre, d'où est éradiqué racisme, sexisme, pouvoir, pollution, compétition, guerres , etc.
Le cynisme punk
Certains considèrent les punks comme les héritiers du cynisme diogénien et du nihilisme . Les cyniques plaçaient comme valeur première l'auto-suffisance, c'est-à-dire le fait de savoir se contenter du minimum sans accorder d'importance aux luxes superflus. On retrouve ce principe dans l'idéal d'autoproduction des punks. Un autre point commun est l'aspect populaire de ces deux courants. Le cynisme était considéré comme «la voie la plus courte vers la philosophie», parce qu'il était censé permettre de devenir sage sans passer par de longues études à l'académie, au portique, au lycée ou autre. De la même manière, le mouvement punk (souvent porté par des fils de la bourgeoisie qui ont etudié dans les écoles d'art anglaises) s'appuie (avec la multiplication spontanée des groupes) sur une base populaire, à commencer par les milieux ouvriers, et propose un mode de vie se voulant cohérent sans requérir des dispositions intellectuelles élevées. Le punk reprend aussi certains aspects de la philosophie de Nietzsche, méprisant les conventions sociales, l'ordre établi, la hiérarchie, ironisant sur la valeur de la vie sans avenir ou par la suite sur l'état désastreux du monde.Le punk a eté appelé "Dole queue rock =rock des files d'attentes de chomeurs.C'était avant l'apparition du mouvement des chômeurs heureux dans les années 90.
Dans les années 90 avec le rock alternatif, un des héritiers naturels du punk, l'idée de solidarité est souvent associé aux punks.On trouve un exemple de cette solidarité dans le titre " Kan Ar Kann" de Hexazone . Cette solidarité est néccessaire pour affronter les problèmes dont ils sont victimes. On trouve ausi cette idée dans certains titres ''engagés'' de Brigada Flores Magon : Ce n'est pas pour un ''individu'' en particulier que l'on lutte, mais bien pour un ''groupe'', ici la ''classe''.D'autre part, comme le souligne le titre de l'album de Didier Super , ''mieux vaut en rire que s'en foutre''.
Art punk :un art de vivre ?
La symbolique visuelle comporte souvent des images associées à la mort, à la violence, à la destruction cf Brigada Flores Magon, qui comporte deux angelots à tête de mort.En vérité, les punks ne sont pas tournés vers le morbide pour lui-même. C'est dans une interprétation nihiliste du cynisme que le punk trouve le recul nécessaire à ne pas percevoir la mort comme un désir, mais comme un sujet de rire. Ce n'est donc pas une symbolique de mort mais une symbolique de néant qui est construite, la mort étant l'image suprême du néant pour l'humain. Le punk se construisant le plus souvent en dehors de la religion ou faisant lui-même office de religion.La mort est perçue comme inconnue, étrangère à l'humain, ainsi que l'explique Epicure , et sa représentation dans l'art punk est le signe d'un amusement face à la mort, avec laquelle est parfois engagé une sorte de flirt à travers la consommation de drogues (la colle : drogue cheap et punk par excellence, qui bousille les cellules du cerveau) ou d'alcool.
La représentation ou la symbolisation graphique du chaos, quant à elle, renvoie à sa représentation musicale qu'est la musique punk originelle : les Sex Pistols , mais aussi The Damned , ont créé, musicalement et visuellement, une représentation du chaos ; que ce soit par des chansons considérées comme brutales ou par la célèbre photo des Damned couverts de crème à raser, ou la pochette du "Never mind the bollocks" des Sex Pistols.
Parfois l'apparence baroque'n'roll est un message qui adresse des signaux au passant, permet l'expérimentation de soi et ses propres limites - voire de leur dépassement -, parce que flirter avec les codes possède un délicieux parfum de voyage hors de soi (ce soi supposé et conditionné dont certains comme le poète Charles Juliet ont mis 40 ans à s'affranchir ), et puis, parce que simplement... c'est bon.
Dans le punk ,l'arttitude rebelle est contestation intérieure et extérieure, expression d'un ''j'm'en-foutisme'' combattif, dissociation sociale et ontologique mais aussi la marque d'une volonté de détruire ( pour recréér), ou de déconstruire, un monde dont la structure sociale sclérosée opprime l'humain et dont il faut parfois s'abstraire par néccessité, le temps que les couleurs spirituelles de la joie d'exister se ravivent.
L'accélération du tempo et le thème du collage, les vêtements déchirés, le noir et blanc, les cheveux verts, l'éclatement visuel et sonore, la déflagration, une certaine fascination pour le néant, le vide, le lettraset font partie de l'esthétique punk 77. Mais aussi la fllamboyance et l'outrage (Look du "Bromley Contingent", groupe de fan suiveurs des Pistols avec Siouxsie).
Bibliographie
* Punk-Rawk (magazine) n° 32: interview de Fat Mike ( NOFX ) apportant des éclairages sur la conception positive de la déconne dans le punk, Juillet 2006,
*Punk-Rawk N° 22: Interview des Bérurier Noir et dossier sur le label FZM, montrant l'importance du mouvement punk en France dès les années 1980 Janvier 2006
Le mouvement punk a toujours privilégié l'action et l'amour du chaos au contraire de la philosophie qui est l'amour de la sagesse. Y a-t-il une "philosophie punk"
On remarquera d'emblée la contradiction entre le " No Future" ( ''Pas d'avenir'' ) et le "Punk's not dead '' ( ''Le punk n'est pas mort''). La philosophie du punk , c'est d'abord l'urgence, le cri, la singularité et l'energie. C'est souvent s'enfermer dans sa chambre, vivre l'instant à 100 à l'heure, monter un groupe sans savoir jouer et sauter en l'air sur une musique speedée : c'est donc devenir vivant !
Vie et mort d'une idée neuve :
Lester Bangs , dès 1977 , déclare le punk mort. Pourtant, il est lui-même l'auteur d'un article de référence sur The Clash . Ce point de vue s'expliquerait en revenant à ce qui fonde le punk pour se faire une idée : le mot lui-même vient de l' argot cockney et signifie ''pourri'', ''paumé''.
«Punk is dead» est le titre d'une chanson du collectif de punks végétariens-féministes Crass , sur l'album «The Feeding Of The 5000» (197
Plus récemment, Les Betteraves , groupe de ska-punk parisien, ont eu une nouvelle idée (ont eu UNE idée
Le punk n'est en principe pas égo-centré : il ne s'intéresse pas à la question, de savoir si il est punk ou pas, mais se concentre sur son action, qui est plus importante que le fait d'exister ou non comme punk. L'idée est que le punk n'est pas une simple décoration, mais bel et bien un mouvement intérieur, une attitude, dont le but n'est pas de s'afficher en tant que ''punk'', mais d'agir pour des causes qui touchent à coeur ceux qui participent au mouvement. On peut citer les chansons militantes du groupe Brigada Flores Magon , dont les membres appartiennent à la mouvance anarchiste.
Au départ se reconnaitre dans l'énergie et l'appel d'air créé par le mouvement était un acte singulier et original à part entière, une façon de marquer une différence ontologique fondamentale avec la socièté, un choix aristocratique de la singularité et de la décadence ressourçée dans le nihilisme..
Nihilisme versus Avenir
À l'origine, les punks actent la fin des illusions des hippies des années 1970.Ils sont souvent des individus créatifs qui s'ennuient et qui souhaitent redoubler d'énergie devant la vision très négative du monde et de l'avenir asphyxié qu'on leur présente. Alors que le Disco déboule avec ses paillettes, ils vivent l'amusement frivole comme une tromperie ringarde et outrageusement commerciale et se tournent vers une autre musique brute et rebelle, et paradoxalement MORALE, expression du désoeuvrement de la jeunesse.Certaines âmes sensibles plongent dans la drogue , le refus de tout, la musique non-conventionnelle, ou pire que tout :l a clochardisation etc. C'est aussi par esprit de révolte contre un ''système'' qui ne leur offrait pas cet avenir que les Sex Pistols lancèrent le No Future , appelant à la révolte contre l'ordre établi et la morale ''bourgeoise''.Un membre de Métal Urbain a écrit qu'a cette époque le monde n'était pas En couleur mais en Noir et Blanc.
Ce discours, souvent à l'origine extrêmement sombre et pour certains tourné vers l'auto-destruction cohabite avec l'ambiance fun et destroy des concerts et une certaine insouciance alcoolisée à la bière et un chaos "de bon aloi" qui y règne souvent. Dès le début des années 1980 , une nouvelle forme de révolte prend place : beaucoup de groupes se politisent et abandonnent le nihilisme des débuts on se bat pour avoir un avenir autogéré, on lutte pour le droit des femmes, des homos, des squatts , contre le racisme, etc. Au désespoir des premiers temps a succédé l'espoir d'un ''autre monde''. C'est notamment ce que portent les Bérurier Noir , dénonçant l'état du monde, l'égoïsme des hommes, et tronçonnant en musique, affublés de masques grimaçants un monde plus ''noble'', plus libre, d'où est éradiqué racisme, sexisme, pouvoir, pollution, compétition, guerres , etc.
Le cynisme punk
Certains considèrent les punks comme les héritiers du cynisme diogénien et du nihilisme . Les cyniques plaçaient comme valeur première l'auto-suffisance, c'est-à-dire le fait de savoir se contenter du minimum sans accorder d'importance aux luxes superflus. On retrouve ce principe dans l'idéal d'autoproduction des punks. Un autre point commun est l'aspect populaire de ces deux courants. Le cynisme était considéré comme «la voie la plus courte vers la philosophie», parce qu'il était censé permettre de devenir sage sans passer par de longues études à l'académie, au portique, au lycée ou autre. De la même manière, le mouvement punk (souvent porté par des fils de la bourgeoisie qui ont etudié dans les écoles d'art anglaises) s'appuie (avec la multiplication spontanée des groupes) sur une base populaire, à commencer par les milieux ouvriers, et propose un mode de vie se voulant cohérent sans requérir des dispositions intellectuelles élevées. Le punk reprend aussi certains aspects de la philosophie de Nietzsche, méprisant les conventions sociales, l'ordre établi, la hiérarchie, ironisant sur la valeur de la vie sans avenir ou par la suite sur l'état désastreux du monde.Le punk a eté appelé "Dole queue rock =rock des files d'attentes de chomeurs.C'était avant l'apparition du mouvement des chômeurs heureux dans les années 90.
Dans les années 90 avec le rock alternatif, un des héritiers naturels du punk, l'idée de solidarité est souvent associé aux punks.On trouve un exemple de cette solidarité dans le titre " Kan Ar Kann" de Hexazone . Cette solidarité est néccessaire pour affronter les problèmes dont ils sont victimes. On trouve ausi cette idée dans certains titres ''engagés'' de Brigada Flores Magon : Ce n'est pas pour un ''individu'' en particulier que l'on lutte, mais bien pour un ''groupe'', ici la ''classe''.D'autre part, comme le souligne le titre de l'album de Didier Super , ''mieux vaut en rire que s'en foutre''.
Art punk :un art de vivre ?
La symbolique visuelle comporte souvent des images associées à la mort, à la violence, à la destruction cf Brigada Flores Magon, qui comporte deux angelots à tête de mort.En vérité, les punks ne sont pas tournés vers le morbide pour lui-même. C'est dans une interprétation nihiliste du cynisme que le punk trouve le recul nécessaire à ne pas percevoir la mort comme un désir, mais comme un sujet de rire. Ce n'est donc pas une symbolique de mort mais une symbolique de néant qui est construite, la mort étant l'image suprême du néant pour l'humain. Le punk se construisant le plus souvent en dehors de la religion ou faisant lui-même office de religion.La mort est perçue comme inconnue, étrangère à l'humain, ainsi que l'explique Epicure , et sa représentation dans l'art punk est le signe d'un amusement face à la mort, avec laquelle est parfois engagé une sorte de flirt à travers la consommation de drogues (la colle : drogue cheap et punk par excellence, qui bousille les cellules du cerveau) ou d'alcool.
La représentation ou la symbolisation graphique du chaos, quant à elle, renvoie à sa représentation musicale qu'est la musique punk originelle : les Sex Pistols , mais aussi The Damned , ont créé, musicalement et visuellement, une représentation du chaos ; que ce soit par des chansons considérées comme brutales ou par la célèbre photo des Damned couverts de crème à raser, ou la pochette du "Never mind the bollocks" des Sex Pistols.
Parfois l'apparence baroque'n'roll est un message qui adresse des signaux au passant, permet l'expérimentation de soi et ses propres limites - voire de leur dépassement -, parce que flirter avec les codes possède un délicieux parfum de voyage hors de soi (ce soi supposé et conditionné dont certains comme le poète Charles Juliet ont mis 40 ans à s'affranchir ), et puis, parce que simplement... c'est bon.
Dans le punk ,l'arttitude rebelle est contestation intérieure et extérieure, expression d'un ''j'm'en-foutisme'' combattif, dissociation sociale et ontologique mais aussi la marque d'une volonté de détruire ( pour recréér), ou de déconstruire, un monde dont la structure sociale sclérosée opprime l'humain et dont il faut parfois s'abstraire par néccessité, le temps que les couleurs spirituelles de la joie d'exister se ravivent.
L'accélération du tempo et le thème du collage, les vêtements déchirés, le noir et blanc, les cheveux verts, l'éclatement visuel et sonore, la déflagration, une certaine fascination pour le néant, le vide, le lettraset font partie de l'esthétique punk 77. Mais aussi la fllamboyance et l'outrage (Look du "Bromley Contingent", groupe de fan suiveurs des Pistols avec Siouxsie).
Bibliographie
* Punk-Rawk (magazine) n° 32: interview de Fat Mike ( NOFX ) apportant des éclairages sur la conception positive de la déconne dans le punk, Juillet 2006,
*Punk-Rawk N° 22: Interview des Bérurier Noir et dossier sur le label FZM, montrant l'importance du mouvement punk en France dès les années 1980 Janvier 2006
Poème :"Au Village de langue dorée".
Février 24,2007, 2:12 pm
Toi beige clair rayé blanc, vigie au dessus des ruisseaux
Une flûte verte qui rit en paradis bleu roi t'entraine
Dans le jardin potager pourpre de tes rêves
Les coccinelles rouges et noires, souvenirs ambulatoires.
Symphonie des draps d'Or de Venise
Le caramel de tous les carnavals
La sirène pulpe aux long cheveux de nuit argentés
Cheval rose se tranforme en licorne.
Mélodie du piment de tes arcs
Le soufre jaune par la Mer abolie
Des peaux d'orangers sur ta peau turquoise
Pétales de roses en nos pistils
Tes cils verts sous les soleils du Regard
Deux enfants jouent avec des perles irisées
Les feux d'artifices silencieux et ivres
Se perdent dans la forêt des rires enchantés.
Lisière de roseaux sous les gouttes tendres
Le songe est décor du jour nouveau
S'ouvre sous les baleines-mondes
Un parapluie arc-en-ciel, une sentinelle.
www.ecoledescouleurs.com
Une flûte verte qui rit en paradis bleu roi t'entraine
Dans le jardin potager pourpre de tes rêves
Les coccinelles rouges et noires, souvenirs ambulatoires.
Symphonie des draps d'Or de Venise
Le caramel de tous les carnavals
La sirène pulpe aux long cheveux de nuit argentés
Cheval rose se tranforme en licorne.
Mélodie du piment de tes arcs
Le soufre jaune par la Mer abolie
Des peaux d'orangers sur ta peau turquoise
Pétales de roses en nos pistils
Tes cils verts sous les soleils du Regard
Deux enfants jouent avec des perles irisées
Les feux d'artifices silencieux et ivres
Se perdent dans la forêt des rires enchantés.
Lisière de roseaux sous les gouttes tendres
Le songe est décor du jour nouveau
S'ouvre sous les baleines-mondes
Un parapluie arc-en-ciel, une sentinelle.
www.ecoledescouleurs.com
Il ne faut pas avoir peur du bonheur, ce n'est qu'un bon moment à passer.
Février 21,2007, 1:03 amL’Érotisme est une joie humaine fondamentale.
Il est la force créatrice de la vie,
la pulsion qui tire un être vers un autre,
un vecteur de création.
Sa nature, fondamentalement, est riche.
S’il frôle parfois le gouffre, c’est parce que
depuis l’abîme, la remontée lance
l’Homme dans les étoiles.
Il n’y a pas d’opposition entre érotisme,
passion et amour.
Ces trois absolus ne sont jamais aussi riches
que lorsqu’ils se combinent.
Nous aimons la chair, le cœur,
l’âme des êtres, sans craindre aucun
de ces visages de la vie.
La joie de la chair partagée n’a
besoin d’aucune justification.
Elle est sacrée par la seule joie qu’elle
procure, quand elle est généreuse
et respectueuse du désir de l’autre,
et n’a de compte à rendre à aucun censeur.
L’Érotisme, comme toute réalité
essentielle de l’homme, est source
d’inspiration artistique.
Sa représentation au plus grand jour
doit être source de fierté.
L’érotisme dans l’art ne peut pas avoir
d’autre honte que celle de la médiocrité.
Là où des formes commerciales,
sous le couvert de l’érotisme,
produisent du vulgaire et du laid,
il y a un idéal à opposer.
Là où des opportunismes, des intégrismes,
des bigotismes ou des mesquineries
n’ont pas permis de clamer que l’Érotisme était vie, il y a un idéal à revendiquer.
L’intense, le profond, le subtil, l’absolu, sont les idéaux que l’Erolithique poursuit en Art.
Nous taillons menhirs et dolmen par croyance en l’Homme et au Beau.
*
L’Erolithique est un creuset pour l ’Érotisme, l ’Idéal et l ’Espoir.
"Manifeste érolythique" Extrait du site La Vénus littéraire.
www.lavenuslitteraire.com
Les photos sensuellement Nature de Lohey (Laurent Martinez) :
http://lohey.net/
Le Tantra,de belle manière :
http://espritdefete.free.fr/tantra/pages/index.php
En guise de clin d'oeil une vidéo sur l'érotisme "Like a bad girl should" façon"The Cramps" :
www.youtube.com/watch?v=X8QuM9NxRiE
Chronique musicale: Rondelles, rock-farandoles et délices variés.
Février 10,2007, 2:03 am
Sean Lennon"Friendly Fire"
Peu à peu, managé par Yoko Ono sa mère, le jeune Sean rejoint son Père, ce qui n'est pas peu dire. Dead meat, Friendly Fire, ses compos prennent vite des accents familliers Encore meilleur en concert acoustique, humour pince sans rire et voix délicieusement fragile, guettez son passage dans les Fnacs. Dans le même genre "Pop à croquer ", l'anglais Jude, excellent en live. Deux artistes sans fioritures, dont le blues-folk léger prend vite au fil des écoutes un accent quasi sculptural, des arabesques musicales taillées dans la roche.
*Bab'Aziz BOF
Sublime musique d'un film éponyme qui met le coeur en joie et les sens en fête. Le film vous entraine dans une ambiance Soufie, épicée, qui parfois s'étire, vibre et ondule... Bab'Aziz est un conte oriental majestueusement filmé, de la qualité du "Petit Prince", des "Mille et Une Nuits"...Dans le même genre, qui a vu le film "Dunia " ? Et qui d'entre vous a vu "The Fountain" de Darren Arronofski ?
*White Stripes: Elephant
Je l'avais loupé à sa sortie il y a une paire d'années.Rien à dire, c'est un disque jouissif brouillon et excitant comme un Jimi Hendrix pouvait en faire, réalisé par un couple de sales gosses !.Un disque phare du renouveau du rock, un disque ROCK tout simplement.
*The Undertones "Best Of"
Ces temps-ci une fureuse envie de réécouter le groupe de Feargal Sharkey, qui fut définitivement et à coups de singles excitants et bien sentis un des meilleurs groupes anglais post-punk, toujours largement sous-évalué aujourd'hui.Tout y est : la voix, les compositions, la pêche.Un rock habité, juvénile et et basique qui redonnerait une virginité émotionnelle au pire des notaires. Un fan français tient depuis quelques années un site entièrement consacré aux Undertones : on peut y lire tous les articles parus sur le groupe et comment ce groupe magique et constamment sincère désorienta son public en enrichissant sa musique d' album en album. Le groupe de Feargal Sharkey fut victime de l'insuccès aux niveau des ventes de son troisième album "Positive Touch" malgré son originalité , une presse chaleureuse et des perles comme "Julie Océan" ou "Fascination". Aucune maison de disque ne sut percevoir l'étonnant potentiel de ce groupe, qui frappe pourtant encore aujourd'hui...
L'anglais John Peel, célèbre DJ rock ne s'y était pourtant pas trompé en décernant au single "Teenage Kicks" le titre de "Meilleur single de tous les temps" !
http://lesundertones.free.fr
*Prikosnovénie "Fairy World sampler n°1"
Ce label indé français basé prés de Nantes à Clisson et consacré aux "musiques féériques" est d'une rare qualité et originalité. Cette compilation,illustrée savemment d'une aquarelle "elfique" présente ici en 17 titres le meilleur de sa production."Junmanngur" de Lys & Louisa John-Krol et "Galadriel's song" de Caprice ou encore "Hypnosoneirathanatos" de Daemonia Nymphe nous entrainent d'entrée dans une méditation "merveilleuse" aux sonorités parfois ethniques avec des compos/groupes allant de l'agréable vaporeux à l'exceptionnel touchant à des cimes rééllement féériques pour les titres précédemment cités.
www.Prikosnovenie.com
*Ataraxia "Paris Spleen"
Ataraxia est un groupe italien formé au début des années 90 qui bouscule les références traditionnellles.Avec plus d'une quinzaine de disques à son actif, on pourrait considérer Ataraxia comme le penchant LATIN de groupes comme "Dead Can Dance" ou de l'excellent "This Mortal Coil". Ils ont dans leur parcours exploré et revisité la musique baroque et médiévale, leur musique est toujours empreinte d'un sentiment élégiaque et d'une profonde spiritualité.
Le dernier album d'Ataraxia réssuscite des personnages étranges comme Circuz Kump et Madame Bistouri et s'inspire librement des textes du "Paris spleen" de Charles Baudelaire et de l'ambiance des Cabarets parisiens d'horreur fantastique du début du siècle dernier.A Montmartre ou rue de Clichy : les oubliés Cabaret du Néant, Cabaret du Ciel et de l'Enfer aux devantures peuplées de gorgones et monstres grimaçants...
Une nouvelle aventure riche en couleurs débute pour nos troubadours de l'universel, la musique en guise de voyage temporel, ici dans l'étrange et l'effroi mimé, version fantastique.
www.Ataraxia.net Pour écouter : cliquez sur les titres de la page Discography.
Peu à peu, managé par Yoko Ono sa mère, le jeune Sean rejoint son Père, ce qui n'est pas peu dire. Dead meat, Friendly Fire, ses compos prennent vite des accents familliers Encore meilleur en concert acoustique, humour pince sans rire et voix délicieusement fragile, guettez son passage dans les Fnacs. Dans le même genre "Pop à croquer ", l'anglais Jude, excellent en live. Deux artistes sans fioritures, dont le blues-folk léger prend vite au fil des écoutes un accent quasi sculptural, des arabesques musicales taillées dans la roche.
*Bab'Aziz BOF
Sublime musique d'un film éponyme qui met le coeur en joie et les sens en fête. Le film vous entraine dans une ambiance Soufie, épicée, qui parfois s'étire, vibre et ondule... Bab'Aziz est un conte oriental majestueusement filmé, de la qualité du "Petit Prince", des "Mille et Une Nuits"...Dans le même genre, qui a vu le film "Dunia " ? Et qui d'entre vous a vu "The Fountain" de Darren Arronofski ?
*White Stripes: Elephant
Je l'avais loupé à sa sortie il y a une paire d'années.Rien à dire, c'est un disque jouissif brouillon et excitant comme un Jimi Hendrix pouvait en faire, réalisé par un couple de sales gosses !.Un disque phare du renouveau du rock, un disque ROCK tout simplement.
*The Undertones "Best Of"
Ces temps-ci une fureuse envie de réécouter le groupe de Feargal Sharkey, qui fut définitivement et à coups de singles excitants et bien sentis un des meilleurs groupes anglais post-punk, toujours largement sous-évalué aujourd'hui.Tout y est : la voix, les compositions, la pêche.Un rock habité, juvénile et et basique qui redonnerait une virginité émotionnelle au pire des notaires. Un fan français tient depuis quelques années un site entièrement consacré aux Undertones : on peut y lire tous les articles parus sur le groupe et comment ce groupe magique et constamment sincère désorienta son public en enrichissant sa musique d' album en album. Le groupe de Feargal Sharkey fut victime de l'insuccès aux niveau des ventes de son troisième album "Positive Touch" malgré son originalité , une presse chaleureuse et des perles comme "Julie Océan" ou "Fascination". Aucune maison de disque ne sut percevoir l'étonnant potentiel de ce groupe, qui frappe pourtant encore aujourd'hui...
L'anglais John Peel, célèbre DJ rock ne s'y était pourtant pas trompé en décernant au single "Teenage Kicks" le titre de "Meilleur single de tous les temps" !
http://lesundertones.free.fr
*Prikosnovénie "Fairy World sampler n°1"
Ce label indé français basé prés de Nantes à Clisson et consacré aux "musiques féériques" est d'une rare qualité et originalité. Cette compilation,illustrée savemment d'une aquarelle "elfique" présente ici en 17 titres le meilleur de sa production."Junmanngur" de Lys & Louisa John-Krol et "Galadriel's song" de Caprice ou encore "Hypnosoneirathanatos" de Daemonia Nymphe nous entrainent d'entrée dans une méditation "merveilleuse" aux sonorités parfois ethniques avec des compos/groupes allant de l'agréable vaporeux à l'exceptionnel touchant à des cimes rééllement féériques pour les titres précédemment cités.
www.Prikosnovenie.com
*Ataraxia "Paris Spleen"
Ataraxia est un groupe italien formé au début des années 90 qui bouscule les références traditionnellles.Avec plus d'une quinzaine de disques à son actif, on pourrait considérer Ataraxia comme le penchant LATIN de groupes comme "Dead Can Dance" ou de l'excellent "This Mortal Coil". Ils ont dans leur parcours exploré et revisité la musique baroque et médiévale, leur musique est toujours empreinte d'un sentiment élégiaque et d'une profonde spiritualité.
Le dernier album d'Ataraxia réssuscite des personnages étranges comme Circuz Kump et Madame Bistouri et s'inspire librement des textes du "Paris spleen" de Charles Baudelaire et de l'ambiance des Cabarets parisiens d'horreur fantastique du début du siècle dernier.A Montmartre ou rue de Clichy : les oubliés Cabaret du Néant, Cabaret du Ciel et de l'Enfer aux devantures peuplées de gorgones et monstres grimaçants...
Une nouvelle aventure riche en couleurs débute pour nos troubadours de l'universel, la musique en guise de voyage temporel, ici dans l'étrange et l'effroi mimé, version fantastique.
www.Ataraxia.net Pour écouter : cliquez sur les titres de la page Discography.
Chronique musicale: Elli elle l'a !
Janvier 1,2007, 10:21 pm
2007 est là et vous aussi alors commençons l'année avec ELLI..
Aprés avoir couché dans une "autre vie" sa voix sur l'adolescence rageuse des Stinky Toys, un des groupes les plus originaux et attachants des french eighties, inventeur d'un néo-twist franco-uruguyen habité; et enchanté l'electro-pop classieuse et "atomique" d'Elli & Jacno. Aprés avoir déssiné des histoires chics et adolescentes dans Façade et enseigné le végétarisme aux premiers punks et aux branchés. Aprés le tube malicieux "Toi mon toit" et d'autres aventures artistiques (Expos,films..), Elli ,aidé de son compère Etienne Daho à la production (excellente) revient à la musique avec ce trés bel album aux ambiances épicées.
"Soulève-moi" le single, est la première griffe d'Elli, femme mure revenue du glamour comme une framboise de Printemps, qui a depuis longtemps le statut d'icône pop "frenchy but chic" pour se muer en passionaria charnelle et instinctive.Elli est blonde mais brune à la fois.A la folie.:-)
Ecoutons l'album :
"The Alien" est un Dub réjouissant avec un gros son, chanté tout en retenue par Elli, qui fait penser à du PIL assagi. Joli ! "Lonely lovers", reprise des Toys en force devrait cartonner sur scène. "For You" : encore un des meilleurs morceaux des Toys, superbe ballade est trés proche de l'original avec un son riche, brillant et musclé qui le distingue parfaitement des productions actuelles. La voix d'Elli, tendresse, sincérité, entre cri et carresse...comme sur "Altar". Superbe morceau avec une montée mélodramatique...chanson nourrie d'essence rock..La classe ! &q
uot;More than me" : La voix punchy d' Elli sonne parfois comme Janis Joplin, new-york underground de velours, un morceau en tension, une réussitte."Mélancolia" chanté en espagnol est une superbe ballade évidente et légère comme Elli en a le secret.Comme une Patti Smith pourrait en composer si elle était sud-américaine..."L'ailleurs" nous entraine, avec un gros son Funk entre Talking Heads et Chagrin d'Amour. "Otonio Mio" , slow aérien, arrache le coeur à la première écoute..."My heart belongs..." ou quand Daho et Elli jouent à cache-cache avec le fantôme de Marylin..Monroe is dead but Elli's still alive and well..."La Cruz del sur" clôt l'album, tout en finesse et en émotion mais l'album d'Elli attache encore au coeur, pour longtemps. Cet album est définitivement pétri de talent, de feeling punk-rock et de sentiments, aucune roublardise pour masquer le manque d'idées, pas de gras. Elli a mis 3 ans à l'accoucher ! En bonus un morceau caché : Dub ultime, lancé aux étoiles.
http://elli-medeiros.com/
Aprés avoir couché dans une "autre vie" sa voix sur l'adolescence rageuse des Stinky Toys, un des groupes les plus originaux et attachants des french eighties, inventeur d'un néo-twist franco-uruguyen habité; et enchanté l'electro-pop classieuse et "atomique" d'Elli & Jacno. Aprés avoir déssiné des histoires chics et adolescentes dans Façade et enseigné le végétarisme aux premiers punks et aux branchés. Aprés le tube malicieux "Toi mon toit" et d'autres aventures artistiques (Expos,films..), Elli ,aidé de son compère Etienne Daho à la production (excellente) revient à la musique avec ce trés bel album aux ambiances épicées.
"Soulève-moi" le single, est la première griffe d'Elli, femme mure revenue du glamour comme une framboise de Printemps, qui a depuis longtemps le statut d'icône pop "frenchy but chic" pour se muer en passionaria charnelle et instinctive.Elli est blonde mais brune à la fois.A la folie.:-)
Ecoutons l'album :
"The Alien" est un Dub réjouissant avec un gros son, chanté tout en retenue par Elli, qui fait penser à du PIL assagi. Joli ! "Lonely lovers", reprise des Toys en force devrait cartonner sur scène. "For You" : encore un des meilleurs morceaux des Toys, superbe ballade est trés proche de l'original avec un son riche, brillant et musclé qui le distingue parfaitement des productions actuelles. La voix d'Elli, tendresse, sincérité, entre cri et carresse...comme sur "Altar". Superbe morceau avec une montée mélodramatique...chanson nourrie d'essence rock..La classe ! &q
uot;More than me" : La voix punchy d' Elli sonne parfois comme Janis Joplin, new-york underground de velours, un morceau en tension, une réussitte."Mélancolia" chanté en espagnol est une superbe ballade évidente et légère comme Elli en a le secret.Comme une Patti Smith pourrait en composer si elle était sud-américaine..."L'ailleurs" nous entraine, avec un gros son Funk entre Talking Heads et Chagrin d'Amour. "Otonio Mio" , slow aérien, arrache le coeur à la première écoute..."My heart belongs..." ou quand Daho et Elli jouent à cache-cache avec le fantôme de Marylin..Monroe is dead but Elli's still alive and well..."La Cruz del sur" clôt l'album, tout en finesse et en émotion mais l'album d'Elli attache encore au coeur, pour longtemps. Cet album est définitivement pétri de talent, de feeling punk-rock et de sentiments, aucune roublardise pour masquer le manque d'idées, pas de gras. Elli a mis 3 ans à l'accoucher ! En bonus un morceau caché : Dub ultime, lancé aux étoiles.
http://elli-medeiros.com/
Pierre Feuga :un simple goût d'absolu.
Décembre 19,2006, 1:16 am
TROUVER SA NON-PLACE
Quand je suis arrivé en Enfer
sur la porte était marqué COMPLET.
« On n’admet plus que les cas très graves,
me dit un démon fatigué.
Vous autres humains avez banalisé le Mal. Trop de travail pour nous !
A peine si l’on peut encore assurer l’insécurité
avec ce surcroît de damnés.
Certains collègues se mettraient bien en grève
s’ils ne craignaient de perdre leur emploi. »
Moi : « Où aller ? Je ne suis pas digne du Ciel. »
Lui : « Bah… Essayez le SRIK. »
Moi : « Plaît-il ? »
Lui : « Service de rétribution de l’impôt karmique. Vous appeliez ça Purgatoire dans le bon vieux temps. Aujourd’hui, du moment que l’argent rentre, ils y admettent n’importe qui. »
Je tentai donc ce Bercy posthume.
Mais cela ressemblait tant à la Terre.
C’était tatillon, gris, poussif.
Des comptes à n’en plus finir, un vrai contrôle fiscal
avec des rappels d’impayés, des majorations de retard discutables
mais mieux vaut ne pas discuter.
Un jour pourtant on m’annonça : « C’est bon, vous êtes blanchi.
Il y a un charter pour le Ciel
pour un Ciel
car il en existe plusieurs, savez-vous,
m’expliqua un steward un peu pédant, ancien du CNRS.
Cela dépend du niveau conceptuel que vous aviez atteint sur Terre. »
Eh bien mon niveau ne devait pas être très élevé.
Rien de nouveau sinon en plus grand, en plus durable.
L’ennui merveilleux des vacances méritées, comme
ces dimanches sans fin où les enfants n’ont pas le droit de se salir.
Un jour pourtant
(si l’on peut parler de jour là où il n’y a jamais de nuit)
las de croiser des yogis impeccables,
des dieux épanouis, des déesses sans défaut qui charme,
des tigres jouant avec des vaches,
un jour donc, j’aspirai au Vide.
Je postulai.
Il y avait peu de demandes
et la mienne fut satisfaite
(ils n’étaient pas mécontents de se débarrasser d’un immigré).
Un saint réprobateur tamponna ma carte causale
Laissez-passer pour le Vide et bon vent !
C’est de là que je vous écris,
de ce Vide d’ailleurs sans vent.
Et vraiment je ne regrette pas mon choix.
Rien à raconter, certes,
ce n’est ni grand ni petit
ni clair ni sombre
c’est vide
illimité, sans formes, sans frontières
personne au-dessus ni au-dessous
pas de problème de voisinage, de hiérarchie.
Ceux qui demeurent là sont délicieux
on ne les voit jamais, ils n’ont plus de nom, ne savent même plus celui de Dieu.
Ils ne sont pas insatisfaits comme ceux de la Terre
ni autosatisfaits comme ceux des Cieux.
Leur silence chante plus fort que vos paroles
Leur indifférence est plus chaude que votre amour
Pierre Feuga
http://pierrefeuga.free.fr/
Quand je suis arrivé en Enfer
sur la porte était marqué COMPLET.
« On n’admet plus que les cas très graves,
me dit un démon fatigué.
Vous autres humains avez banalisé le Mal. Trop de travail pour nous !
A peine si l’on peut encore assurer l’insécurité
avec ce surcroît de damnés.
Certains collègues se mettraient bien en grève
s’ils ne craignaient de perdre leur emploi. »
Moi : « Où aller ? Je ne suis pas digne du Ciel. »
Lui : « Bah… Essayez le SRIK. »
Moi : « Plaît-il ? »
Lui : « Service de rétribution de l’impôt karmique. Vous appeliez ça Purgatoire dans le bon vieux temps. Aujourd’hui, du moment que l’argent rentre, ils y admettent n’importe qui. »
Je tentai donc ce Bercy posthume.
Mais cela ressemblait tant à la Terre.
C’était tatillon, gris, poussif.
Des comptes à n’en plus finir, un vrai contrôle fiscal
avec des rappels d’impayés, des majorations de retard discutables
mais mieux vaut ne pas discuter.
Un jour pourtant on m’annonça : « C’est bon, vous êtes blanchi.
Il y a un charter pour le Ciel
pour un Ciel
car il en existe plusieurs, savez-vous,
m’expliqua un steward un peu pédant, ancien du CNRS.
Cela dépend du niveau conceptuel que vous aviez atteint sur Terre. »
Eh bien mon niveau ne devait pas être très élevé.
Rien de nouveau sinon en plus grand, en plus durable.
L’ennui merveilleux des vacances méritées, comme
ces dimanches sans fin où les enfants n’ont pas le droit de se salir.
Un jour pourtant
(si l’on peut parler de jour là où il n’y a jamais de nuit)
las de croiser des yogis impeccables,
des dieux épanouis, des déesses sans défaut qui charme,
des tigres jouant avec des vaches,
un jour donc, j’aspirai au Vide.
Je postulai.
Il y avait peu de demandes
et la mienne fut satisfaite
(ils n’étaient pas mécontents de se débarrasser d’un immigré).
Un saint réprobateur tamponna ma carte causale
Laissez-passer pour le Vide et bon vent !
C’est de là que je vous écris,
de ce Vide d’ailleurs sans vent.
Et vraiment je ne regrette pas mon choix.
Rien à raconter, certes,
ce n’est ni grand ni petit
ni clair ni sombre
c’est vide
illimité, sans formes, sans frontières
personne au-dessus ni au-dessous
pas de problème de voisinage, de hiérarchie.
Ceux qui demeurent là sont délicieux
on ne les voit jamais, ils n’ont plus de nom, ne savent même plus celui de Dieu.
Ils ne sont pas insatisfaits comme ceux de la Terre
ni autosatisfaits comme ceux des Cieux.
Leur silence chante plus fort que vos paroles
Leur indifférence est plus chaude que votre amour
Pierre Feuga
http://pierrefeuga.free.fr/
Les jours ne sont jamais semblables....(If you want it) + Compil NOVA
Décembre 16,2006, 4:18 am
A quoi sert un Blog sinon à y noter aussi ces petites évidences qui me passent par la tête ou par l'esprit...
Je n'écris pas pour ajouter mon propre bruit au bruit du monde mais pour faire un peu de silence..:-)
"L'underground mondial sort du tunnel"
Dés qu'on parle de silence on parle de musique..: Radio Nova (la radio du défunt magazine Actuel de JF Bizot) sort sa compil : 25 ans/25 albums ! Plus de 250 morceaux issue de la "sono mondiale" , concept qu'ils ont quasiment inventé avant tout le monde sur Radio Nova de 1981 à 2005 ! Excellent d'aprés ce que j'ai pu écouter sur leur site : www.nova25ans.com/1981/.
Un autre site généreux et trés bien fait, pour découvrir des artistes du monde entier et leurs tournées françaises, avec de chouettes vidéos :
www.mondomix.org.
Je n'écris pas pour ajouter mon propre bruit au bruit du monde mais pour faire un peu de silence..:-)
"L'underground mondial sort du tunnel"
Dés qu'on parle de silence on parle de musique..: Radio Nova (la radio du défunt magazine Actuel de JF Bizot) sort sa compil : 25 ans/25 albums ! Plus de 250 morceaux issue de la "sono mondiale" , concept qu'ils ont quasiment inventé avant tout le monde sur Radio Nova de 1981 à 2005 ! Excellent d'aprés ce que j'ai pu écouter sur leur site : www.nova25ans.com/1981/.
Un autre site généreux et trés bien fait, pour découvrir des artistes du monde entier et leurs tournées françaises, avec de chouettes vidéos :
www.mondomix.org.
Youtube, Hertube, Mytube....
Décembre 16,2006, 4:16 am
***Youtube est la caverne d'Ali Baba interactive ( inter-passive ? ) de l'internaute contemporain..L'utopie d'un divertissement sans fin, démocratique et gratuit ou à coté de la dernière arnaque clipée showbiz pour adolescente, on trouve des extraits vintage de l'Oeil du Cyclone (C +), des clips de Joy Division, Slits, Buzzcoks ou Kas Product, et le savoureux "Panik" de Métal urbain live on the french TV....Jusqu'à quand ?
www.youtube.com
***La poèsie n'est qu'un des mots pour décrire ce qui "reste vivant", pulsation inédite, mémoire neuve... et ne rentre pas dans ce qu'Henri Meschonnic nomme le "maintien de l'ordre" social , ce fantôme qui nous cotoie si banalement et qui aditionne sans joie les jours aux jours, en comptant ses sous au journal de 20 heures...
*** Le retour d'alain juppé dans sa (
mairie de Bordeaux me fait un peu penser à un croque-mort qui reprendrait une blanchisserie..
www.youtube.com
***La poèsie n'est qu'un des mots pour décrire ce qui "reste vivant", pulsation inédite, mémoire neuve... et ne rentre pas dans ce qu'Henri Meschonnic nomme le "maintien de l'ordre" social , ce fantôme qui nous cotoie si banalement et qui aditionne sans joie les jours aux jours, en comptant ses sous au journal de 20 heures...
*** Le retour d'alain juppé dans sa (