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| Se procurer le livre | |
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La poésie est morte... griffez la terre, ombres aux yeux de folie ! Levez vous légions ! La poésie est morte ! Laissons nos vers se repaître de sa lie aux remugles de son tombeau nous serons les violeurs d'un coffre vide où la vierge tant de fois couchée ne sera que le gode, objet de nos désirs... |
*** BONHEUR INCINERE *** |
Un tableau noir s'est peint au sombre de tes yeux tracé d'encre nos vies, dissolues sur ton teint blafard a refermé la chaleur de tes mains et brûlé ta lumière sur un feu presqu'éteint Les cadavres de roses, amères que nous sommes noires ombres du temps qui ont fleuries d'échardes et du parfum d'un corps dont la folie des hommes entre nos doigts en pleurs s'est perdue mais regarde Le doute dont on meurt, le plaisir qui nous farde Nos souffles qui s'envolent, soupirs chauds de l'opium sur nos visages d'anges et cendres froides comme nos doigts bleuis et blancs, roidis et maculés d'animal alangui, à l'aboi, esseulé nocturne notre vie, la lune qui t'appelle et caresse et nous fait, fantôme à l'envie d'elle éther à son reflet, nues nos poussières sont balayées par un vent qui me souffle ton nom |
*** VENUS D'INOX *** |
Dans l'enfer et les flammes, amers tourments d'aimer Je m'y suis jeter femme, mais le suis-je désormais Dans les affres lugubres des machines d'acier qui lacèrent ma peau de leurs ongles rouillés Dans la fonte et la suie qui brûlent mes paupières qui détrempent mon front de leurs langues de fer Dans l'anneau de métal qui entrave mon corps où un bras de golem m'enchaîne à ce décor laisse des marques noires à l'ombre de son rire dont résonne le cri au fond de l'avenir et ses yeux torches froides survoltent sans chaleur ma peau qui se raidit, plaquée, rivée d'horreur sonde perçant mon coeur, qui bat encore, aspire le sang et de laiton,en fusion le remplir Mes entrailles soulèvent mes côtes aux bas d'os Martèle le marteau de leurs voix dans ma fosse Rompe, et tout est broyé dans les machoîres du four dont les crocs me dissèquent et qu'on appelle "amour" Crack, la chair qui reste, ne vomis que la tôle de ma vie que l'air lustre et que prudents ils chaulent Leurs chiffons sales m'essuient, vénus au corps d'inox de son carcan de mousse, de leurs fruits paradoxe de désir. Mais ont peur quand ma voix de synthèse leur demande maintenant sans pudeur où l'on baise. ![]() |
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Ne brûle pas tes larmes à la flamme des cieux bleus, vers qui nul n'aura l'espoir de rêver mieux. Laisse donc à leur astre ces vides qui ne peuvent rien aux corps dans le tien, qui avides se meuvent. Fais de ceux qui ne sont et ne font rien pour toi, d'aveugles illusions et ta main dans mes doigts. Que leurs sueurs sur ton dos soient nos matins d'hier, où l'eau de la rivière y brassait pas et pierres et que leurs souffles froids qui te brûlaient la peau ne soient plus que nos voix, qui leur tournent le dos. Pour que fleur qui se meurt sur un drap trop étroit s'échappe sans douleur de leur bras qui ne voient le jardin où tes yeux n'épousent que nos rires, pour eux, un adieu, pour nous un avenir.. ![]() |
*** EPOUX VAMP' *** |
Aurore lève-toi par les dieux et les saints, que la lumière du jour brûle chacun des siens Horreurs de la nuit, ombre tapis Se cache au fond de quelques caveaux maudits L’heure du festin avance et lorsque la nuit, commence et arrache le jour, se lèvent les légions aux ténébreux atours. Une femme parmi eux, ange de mort, une nuit entre en ma demeure, encore. J’ouvre, la guide, l’éclair. Elle est belle et terrifiante. Ses mains, ses yeux, sa bouche tentante. Ses yeux me fixent et j’ai envi, d’elle, ses yeux, son corps, une nuit. Ces yeux... Elle dépose ses mains sur mon ventre brûlant, le froid de ses ongles m’écorchant la chair de mes bras, le sang à mes tempes bat mais ces yeux ne me quittent pas. Mon dieu, j’ai froid, rapproche toi. J’ai besoin de ses yeux à présent, qu’elle me donne son corps, je lui donne mon sang Reste auprès de moi déesse, tes yeux... ...ne me quittent pas, je le veux Je n’y vois plus à présent. Au fond de mon âme ces yeux fixement. Je la sent s’approcher de mon corps déchiré et ses lèvres s’entrouvrent par ma mort attirées. Ses crocs elle rapproche et déchire ma peau. Ses yeux sont beaux lorsqu’elle lape le sang chaud Coule de mes veines, sans elle le frisson de la vie n’est qu’abandon. J’ai perdu mon dieu désespoir. mais surtout j’ai perdu ses yeux, il fait noir. Impossible horreur...croire, impossible aurore.. voir ![]() |
Sans visage s’enfuir, le front perlé de nuit Un masque clair, rose de chair parée d’ennui L’avenir perdu aux souvenirs passés Drapé de sombre, cerné d’enfer, d’ombres massées Courir au vent du précipice quand sous mes pas brusquement crissent Les restes calcinés de l’acier martelé La perte de sa voix, en soi, écartelée Quand la lune moqueuse éclaire dame impolie Le noir de nos idées et les cachots de ma folie Fou rire au champ de l’injustice, se replier sur son supplice Quand poussent des bleuets tout surgissant des flammes Aux bras des sirènes qui susurrent à mon âme Répond au tonnerre un claquement de chairs Un bruit froid, sans merci qui me noie de lumière ![]() |
Tu me consumes au plus profond de mon âme poudre d'argent et blanche flamme Quand j'ai froid, quand je suis seule je pense à toi Je te prends quand j'ai chaud et tu me fais froid dans le dos...il y a longtemps je voulais t'arrêter Crié, idiote, finie, je l'ai juré C'était il y a longtemps je crois je t'aurais sous-estimé ou peut-être ai-je cru que je trouverai d'autres saluts mais il n'y a eu que toi qui m'a tendu les bras et envahi de joie mon amie tu m'as vendu l'espoir mais chaque fois après je retrouve le noir je suis esclave de ta liberté et tu restes ma chaîne dorée Je n'aime plus personne car ne connaît que toi Je vois par toi, je vis comme ça Je meurs aussi, je suis seule et j'ai froid qui pourra me réchauffer cette fois toi ? bon d'accord, une dernière fois... ![]() |
Doucement déposée sur ses lèvres ouvertes j'ai le goût de sa peau toute à ma langue offerte Pulsent mes ailes d'ange à ce met délicat me retrouve frôlant sa hanche de mes doigts micas. Un souffle d'air berce leur duvet d'or quand je l'effleure à peine d'un battement de corps slalomme entre les gouttes de pluie, perles mouvantes sur les poils ambres luisent, leurs formes vascillantes bois à leurs fins diadèmes, sillonne l'ourlet blanc frôlent mes pattes ébènes au carmin le bordant mais brusquement s'agitent les herbes érigées et caressent lassives la vestale allongée et des abîmes noirs se pressent silhouettes dont la griffe s'abat au dessus de ma tête me font peur. Je m'envole grosse mouche anthracite, troublant l'air, bourdonne, d'un grognement de fuite au dessus de la femme peau laiteuse immobile dont la verte marée et les ombres subtiles du matin au grenat, du soleil ouvrant l'oeil impoli dont les feux embrassent le cercueil. mais les sombres en cercle la larme au garde à vous ferment les yeux, parlent, et ferment le trou qui l'avale lugubre, ténèbres et enfers éloigne les insectes et la vie de ses chers Leur laisse un souvenir mordu de marbre froid d'une beauté lunaire morte et belle à la fois ![]() |
*** SEMBLANT D'AGONIE *** |
Mon cœur est une apocalypse à l’horizon de terre fânée Un bout de larve cantatrice dans un cocon de champ raté Et sur ses lèvres de mercure approvisionnées de cancer Recrache en vaine blessure une perfusiion de fer Inhabile, inutile jouet dans son grand vase clos l’insecte A mis ce rythmement muet à un lacis de gras infectes Et la liberté de son temple au milieu d’une cage aspire A, Pendant que lui mon sang, tout le temps d’en finir Mécanique horlogé sa guerre dans une tranchée où se noie Au milieu du poison s’altère à se battre pour moi Et dans les râles d’agonie, dans les derniers jours à venir Je le maudirai moi celui qui ne bat plus quand je respire ![]() |
*** MOUROIR *** |
Une fenêtre sale aux pluies de tant d'années Un papillon de soie, pattes en duvet blanc bat de l'aile et bourdonne en écrasant ses flancs près d'un vieux pot de fleurs dont le temps a fané la couleur. Fausse rose, abimée, pauvre soeur comme lui de poussière, son plastique se moque du piège dont la glace ne vibre de ses choques Se bat, triste combat au miroir oppresseur l'insecte dont la lutte a grondé puis s'arrête à la plainte du mur où il heurte sa tête sur le dos tente encore d'attrapper de ses pattes le froid hublot de verre que convulsif il gratte et puis meurt tas blafard dans un coin replié entre les mégôts gris et les déchets d'un soir sa lumière passée est maculée de noir |
*** ECLAT DE VERRE *** |
cogne rafale à mes volets cogne et me brise à m’envoler cogne comme un monstre affamé cogne ma vitre à la briser crache salive et froids sanglots crache ma vie, glace mes os gratte et lacère tout de ta chasse envois tes larmes sur ma face hurle ta douleur et ma peine hurle au vent, errance vaine bat mon regard et m’obscurcit gouttes de pluie au goût de vie hurle la mer et la démence pleure noyée, tempête et lance tous ces regrets qui me lacèrent branches brisées, crachats de pierres hurle les arbres et la marée hurle aussi fort que je me tais |