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LES OLIVES
Ouvre ton théâtre, goûte sans avarice Ce liquide blanchâtre
et teinté de jaunisse. Tu en bois les perles fuyantes in extremis, Tes
yeux, eux, déferlent sur les olives en lice.
Ce liquide s'écoule, allant
d'un beau calice Sur ta langue qui roule. Il ruissèle en coulisses. Son
odeur indécente est un réel délice, Les olives arrogantes abreuvent ton
supplice.
Recommence sans honte alors cet exercice, Rougir en fin de
compte est chose d'écrevisses. Cette pensée dérive aux flux de La
Palisse. Les douces olives te tentent avec malice.
En chantant, je
souris aux paroles où l'anis Dans la gorge d'Annie délicatement
glisse. Prends une olive verte et confiant, cède au vice, Ressers-toi
bouche ouverte un deuxième pastis.
Ecrit par BREDOW,
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2002-2003
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