MARQUISE
De loin, à plusieurs encablures,
On perçoit ta noble stature.
Ton chef, de nuages drapé,
Est ceint d’un diadème ouaté.
Brel, Gauguin tu as envoûté.
C’est pour toute l’éternité
Qu’ils dorment en paix dans tes bras
Belle marquise Hiva Oa.
Aux éphémères passagers
Tu offres la diversité
De tes fruits juteux et sucrés
Tout droit sorti de ton grenier.
Quand à grand regret on te quitte
Trop d’émotion, ton cœur palpite.
Tu déploies, brisant là le charme,
D’intarissables flots de larmes.
Ton rimmel s’écoule, Marquise,
En torrents sur ton beau visage
Et creuse des sillons très larges
Colorant de brun l’eau exquise
Ecrit par ALF (c) 2002